Ah ! le bon vieux mysticisme (c’est-à-dire un retour à Plotin, la rigueur en moins) qui se fait passer pour un dépassement de la raison alors qu’il n’est qu’une ruse passionnée qui préfère s’halluciner dans un arrière-monde parce qu’elle ne peut pas assumer le poids d’une existence terrestre (qui est en soi extase). Et ce vieux ressentiment contre l’individu que l’indigence métaphysique est incapable de caser dans un système attaché jusqu’à l’extrême fadeur à l’élément divin. Au nom de ce Dieu métaphysique, enfermé dans son unicité et qui ne saurait souffrir le nombre, on déclare alors maladie tout ce qui viendrait perturber le repos du pseudo créateur (la création supposant un peu d’humilité) sans se poser la question (mais c’est peut-être ça le « dépassement »de la raison) de savoir d’où viendrait ce mal si tout revient à Dieu. Un voile d’ignorance ? Ce n’est toujours pas rien...
Donc une pensée inspirée par du religieux, le christianisme, est une pensée encombrée par elle-même, tandis qu’une pensée ouverte sur l’islam est a priori utile...
Merci pour ce bel article qui devrait contribuer à rappeler au public qu’on reconnaît davantage un immense penseur à sa discrétion qu’à un engagement rageur qui ne peut que confiner au bruit et à l’idiotie (Cfr. Les gesticulations séniles de Badiou ou les errances graphomaniaques d’un Derrida et toute sa bande...).