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ddacoudre

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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

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  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 1er novembre 2008 00:53

    Bonjour gabriel.

     

    Certainement nous n’avons jamais été aussi riche, et il n’y a pas dans l’histoire humaine de situation semblable. Dans un commentaire sur la fabrication et la circulation de la monnaie Michel 34 explique bien comment le mécanisme d’endettement conduit à la concentration de la richesse vers des oligarchies, et ne pas confondre et création de monnaie par l’endettement et émission de monnaie.

     

     

    Il n’y a pas de société égalitaire toute société génère ses stratifications où chacun occupe une place en fonction de l’histoire de son milieu sociologique et de ses aptitudes dans le du cadre de la société.

     

    Mais le fait que chacun se position de la première à la dernière place, n’emporte pas de fabriquer des pauvres. S’il y a des pauvres c’est d’une part que la richesse sur laquelle nous nous appuyons n’est pas extensible à l’infini et nous oblige donc à une répartition inégalitaire c’est ce que l’on observe dans le mode.

     

    Mais chez nous conscient de cela nous avons mis en place des systèmes de solidarité pour compenser l’inégalité fruit de la compétition. De ce fait il y aura toujours un dernier et puisque nous nous prévalons en tant qu’humain au dessus de l’animalité de la « civilité », ce dernier a le droit d’être reconnu comme notre semblable, et ne doit donc pas dépendre de la charité qui est infériorisant.

     

    Or ce n’est plus dans cet esprit que nous nous éduquons, car l’ignorance et l’abêtissement font croire que si quelqu’un est dernier c’est de sa faute et qu’il doit donc en supporter les conséquences. Là aussi nous sommes dans un choix de société et il est observable de convenir que durant la période des luttes de classe la plupart des ouvriers n’étaient guère instruits, mais ils avaient l’intelligence du bon sens qui n’était pas soumis au matraquage médiatique de la pensée unique. Celle qui fait qu’aujourd’hui nous avons des générations de gens instruits professionnellement, mais avec une conscience politique et citoyenne des plus restreinte, muselée par l’endettement et la peur au ventre causée par le taux de chômage.

     

    Comme tu l’indiques il peut être fait des choix de répartition différent et comme tu l’écris restituer aux salariés la part de richesse qu’ils ont contribué à créer nous aurait évité cette crise.

     

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 1er novembre 2008 00:00

    bonjour fredleborgne

    tout à fait !

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 31 octobre 2008 23:49

    Bonjour barth.

    Durant de nombreuses années le communisme français comptait sur la paupérisation du monde du travail pour accéder au pouvoir. Malheureusement cette stratégie fut vouée à l’échec car elle c’est déroulée durant les trente glorieuses.

    Si ce n’était pas dramatique pour ceux qui vivent dans la difficulté, ce serait drôle de constater que depuis la chute du mur de Berlin, le système libéral capitalistique et entrain de fabriquer la paupérisation tant souhaitée par les communistes.

     

    En 1995 Bill Gate mettait en garde les détenteurs du pouvoir économique réuni à Davos contre le risque de voir se « redévelopper » un nouvel anticapitalisme s’ils ne modéraient pas leur politique.

     

    C’est ce qui arrive avec le renouveau de l’ancienne parti des travailleurs qui se refonde dans un parti anticapitaliste, pour représenter une opposition, et également avec la lutte de tendance qu’il y a dans le PS pour essayer de revenir à des valeurs qu’ils disent de gauche avec la candidature d’Aubry.

     

    Pour ma part nous sommes entrés dans une évolution inexorable où la puissance économique tirée de la production capitaliste va glisser de l’autre côté du pacifique, si nous ne savons pas trouver d’autres activités sources de richesse en dehors de celles qui font le lit du capitalisme, la pauvreté ne fera que croître qui que ce soit qui gouverne. Il faut une autre manière de penser l’économie que celle basé sur le capitalisme ou l’anticapitalisme. Et pour l’instant à l’exception de ceux qui prônent la décroissance sélective je n’en connais pas d’autre.

     

    Merci pour ton commentaire cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 29 octobre 2008 22:59

    bonjour nico 83

    Tous les gouvernants ont la nécessité d’être en relation avec les populations, et avoir un relaie est indispensable pour expliciter leurs actions car la publication officielle dans le journal officiel reste à l’usage restreint de spécialiste et il n’est pas une revue populaire.

    Ensuite et surtout la population ne peut être tenu au courant des milliers de décisions qui se prennent tous les jours. Nous sommes de fait contraint de faire confiance à ceux que nous avons choisi par délégation, et des débats politiques il ne nous en revient qu’une infime partie rapporté par le filtre des journalistes.

     

    Aujourd’hui où les moyens technologiques de la communication permettent à ceux qui les contrôle de bénéficier d’un atout de persuasion sur les populations je ne vois pas d’un mauvais œil que le gouvernement dispose d’un temps d’antenne pour expliquer les décisions de sa politique, sous réserve que l’on donne ce même temps aux autres partis politiques, sinon l’on retombera inévitablement dans la propagande gouvernementale.

     

    Il ne s’agit pas de dire que les journalistes de font pas leur travail, mais ils le font avec leurs filtres, tandis que dans une émission d’information télévisuelle chacun utiliserait son filtre personnel.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 28 octobre 2008 23:43

    Bonjour péripate.

     

    Je ne sais pas quel concept du libéralisme tu as découvert, mais il est tellement commenté et mis à toute les sauces de ceux qui en espèrent un avantage que l’on oublie qu’il n’est que le privilège de ceux qui estimaient qu’ils devaient avoir la liberté de commercer sans en référer au pouvoir monarchique de leur époque et il ne s’agissait nullement de libérer les travailleurs de leur soumission à leur maître au nom d’une quelconque liberté individuelle.

     

    Il y a effectivement les théorisations des grands penseurs des lumières, mais il y avait aussi l’histoire de la réalité de classe que tu connais très bien. Le libéralisme ou l’ultra libéralisme ou le libertarisme sont l’utopique situation ou l’homme naît libre et développe son monde sans contrainte, ceci n’existe pas. C’est seulement une vision situationnelle de son ego dans l’analyse d’une situation ou l’on désire en fait être ce que chacun de nous est en l’absence d’un plus fort, le dominant.

     

    Cet état de fait nous a conduit à toutes les collusions possibles et imaginables au sein des quelles se trouve l’intérêt collectif, et tous les copinages qui en découlent. Essaie d’imaginer un monde ou chacun ferait ce qu’il désirerait nous serions incapable d’une création qui exigerait la connivence de deux personnes, puisque desquelles s’entendraient elles formeraient un collectif. Ensuite il faut savoir que l’homme seul n’existe pas, sauf quand il meurt, car notre existence s’organise dans celle des autres. Faut-il y voir un paradoxe entre la recherche de l’autonomie individuelle émancipatrice qui souscrit à une évolution de la pensée humaine intellectuelle et celle de la pensée idéologique libérale.

     

    Pensée libérale idéologique dont le but est moins d’aboutir à un enracinement sociologique qu’à la satisfaction d’une recherche de la « toute puissance » par la possession de la richesse qu’offre l’organisation économique. Pensé libérale, qui en individualisant les hommes, les conduit dans la perception d’un isolement aux conséquences psychologiques certaines.

     

    Cela parce que les êtres humains ne peuvent pas vivre sans liens affectifs, ni ne peuvent vivre sans percevoir ce que chacun nomme subjectivement ses « racines », ni sans identité, ce qui les poussent à se réorganiser sans cesse.

     

    Alors que les individus est voulu s’émanciper du pouvoir de droit divin ou de tout totalitarisme ne dispense pas de vivre suivant un certains nombres de règles pour que chacun trouve une place singulière qui ne va pas dépendre seulement de ces aptitudes, mais aussi de son milieu sociologique. Pour rompre cette spirale nous avons inventé la mobilité sociale sans grand succès puisque à ce jour, comme tu le fais remarquer, il y a des groupes sociaux où se perpétue par l’endogamie et homogamie et qui traînent avec eux leur apprentissage sociopolitique.

     

    Ceci quoi que l’on en dise constitue une stabilité renouvelable qui nous permet de lire notre monde et de définir des concepts qui regroupent la somme des intérêts individuels qui donnent corps à des comportements collectifs et des désirs collectifs où c’est développé la solidarité égoïste qui a donné naissance à la solidarité.

     

    Que la solidarité soit devenu la propriété des opposants au libéralisme se comprend dans la mesure où le libéralisme n’a pas aboli les classes mais les a nourri. Mais ce n’est pas un reproche à lui faire car obligatoirement quel que soit les systèmes, une stratification sociale se met en place, elle est la conséquence de nos comportements hiérarchiques grégaires. Dans les démocraties parlementaires l’ÉTAT y devient donc le dominant impersonnel qui les représente.

     

    De fait, pour l’économie publique traditionnelle, l’État a pour but de maximiser le bien-être social.

    En revanche, la nouvelle économie publique conteste le rôle de défenseur de l’intérêt général de l’État. Celui-ci n’est pas plus légitime que tout autre agent économique. La brèche a été ouverte par Kenneth Arrow lorsqu’il a démontré que les choix collectifs ne peuvent se déduire des préférences individuelles par une procédure démocratique (théorie connue sous le nom de « théorème d’impossibilité »). « Le paradoxe électoral » avait été mis en évidence par Condorcet qui montrait que le vote peut mener à des choix incohérents.

    En critiquant le poids que l’État a pris dans les économies, les néolibéraux rejettent tout au tant la conception Keynésienne que celle des néoclassiques. Ils veulent démontrer que l’État n’a aucun rôle économique à tenir, au motif que, selon eux, l’État perturbe les mécanismes de marché et pénalise l’activité économique.

     

    A cela la présente crise vient d’apporter un démenti, bush en voulant faire jouer un rôle social au marché a démontré que ce n’était pas dans sa nature. De plus depuis que le marché est sans opposant il se comporte en maître de droit absolu tout comme celui qu’a voulu combattre le libéralisme initial. Libéralisme auquel la majorité des individus du monde du travail ont arraché leur « liberté » de citoyen, qui implique qu’ils se soumettent à la contrainte volontaire de la vie en collectivité où y cohabité leur singularité et la part commune qui façonne toute société pour que se développent des réalisations, desquelles il devient inéquitable d’y soustraire ceux qui concourent à leur réalisation. Et par humanité ceux qui n’y sont pas impliqués. Ceci ne retire rien à la lucidité de la répartition de la rareté, mais force est de constater que ce n’est pas le souci du marché qui capitalise la richesse dans une classe de privilégié et reconstitue de fait une classe mobilière.

     

    Il y a longtemps que je ne crois plus au libre arbitre et je conviens que les structures du néolibéralisme mobilisé par la compétition à l’enrichissement développent des richesses, si, ceux qui les produisent savent aller les lui arracher en s’organisant collectivement, car individuellement il n’ont aucune chance.

     

    Pour conclure, si avoir conscience qu’historiquement les défenseurs du libéralisme non jamais partagé leur richesse que contraint soit par la puissance publique soit par le conflit est être de gauche alors il fallait qu’ils mettent en pratique sa philosophie libérale : « ne pas faire subir à autrui se que l’on aimerait pas qu’il vous fisse ». Mais que serait-il donc naît en lieu et place de la social utopie ??

     

    Merci pour cette discussion cordialement.  

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