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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 10 novembre 2007 22:36

    Bonjour TTO

    J’ai appelé le processus qui conduit à cela les « dominant systémiques », car il repose sur la pérennisation d’organisations « organico mécanistes », c’est-à-dire de principes innés (organique) structuré par le culturel (mécanique au sens Durkheimien), conforté par des procédés rassurants donnant la vision d’un but à atteindre. Naturellement la réalité en donne sans cesse de nouveaux paradigmes qui durent le temps que les évènements qu’il génère préparent la venu du suivant.

    Par exemple aujourd’hui nous sommes dans une société « économicologique » comme je l’ai nommé, qui pour remplir les tâches qu’elle génère demande des individus formés pour les remplir. Or dans la réforme des universités, le principe de base retenu est qu’elle forme les sujets censés accomplir ses tâches, nous franchirons une étape de plus si cela se réalise, en suppriment des université les enseignements qui n’y concourent pas. Or l’enseignement économique rationalise les esprits qui regarderont donc leur existence et l’existence du vivant au travers de sa rationalité. Il y a donc la une véritable évolution des comportements culturels humains vers un nouveau paradigme. Forcément en découlera une nouvelle organisation politique.

    Cette vision s’inscrit dans une théorie développementaliste et ethnocentrique, qui pose la démocratie comme l’aboutissement d’une évolution inéluctable des sociétés, favorisée par l’économie libérale, dans laquelle l’État (la communauté citoyenne) doit être réduit à sa plus simple expression et laisser la place aux agents des systèmes d’autorités arbitraires. Lesquels n’ont plus d’opposants, de « transgresseurs » de jugements susceptibles de se faire entendre, et le débat philosophique a été remplace par celui « économico logique » dogmatique, qui conclut que l’homme ne peut exister que s’il y a au préalable l’argent (monnaie) nécessaire à son existence. Donc, posséder de l’argent (monnaie) est synonyme d’autonomie. De là, il est posé que l’existence d’un Homme ne dépend que de celle de monnaie.

    Les dominants systémiques.

    Cependant la perception la plus complexe réside dans certaines approches de l’autonomie individuelle que l’on nous propose, et qui conduisent ceux qui l’acceptent à se placer sous le joug d’une dépendance arbitraire. Ceux-ci appartiennent bien souvent à des groupes sociaux moyens ou petits qui ont le sentiment de prendre des initiatives y compris en capitalisant leur épargne, mais dont en réalité la destiné leur échappe.

    Il ne s’agit pas là de viser le bien fondé de l’initiative individuelle et de la capitalisation privée, ni l’interdépendance de toute organisation basée sur l’acceptation d’une discipline organisatrice. Mais force est de constater que ces personnes trouvent dans ce type d’organisation les moyens et la justification de l’autoritarisme et de la puissance dogmatique qui dépend des tempéraments et des caractères des individus.

    C’est le cycle infernal de celui qui entreprend et qui possède. De fait il en déduit que ce statut lui donne une autonomie de dominant qui le situe au-dessus des autres (perception affective qui se rationalise). Il en conclut que cela lui donne le droit de disposer d’autrui pour atteindre ses buts, et il réclame dès lors des hommes politiques (le dominant affectif/ monarque et le dominant rationnel à divers degrés/ démocratie) une législation qui limite l’émancipation d’autrui si celle-ci ne s’inscrit pas dans son intérêt idéologique.

    Ce résultat est dû au fait que ces groupes, moyens ou petits, détiennent leur autonomie de l’interaction avec les groupes supérieurs historiques, nés de l’industrialisation capitaliste que nous pouvons appeler les « dominants systémiques ». De fait , ces groupes petits ou moyens se sentent économiquement solidaires des « dominants systémiques », et n’ont aucun intérêt à les remettre en cause, tout en recherchant une diversification (autonomie) qui ne les rend pas dépendant d’un seul dominant. Cela conduit à des situations paradoxales où les groupes moyens ou petits relaient les intérêts des « dominants systémiques » : intérêt qui bien que liés, leur sont pourtant étranger.

    L’autonomie individualisatrice.

    Or les groupes supérieurs qui détiennent leur puissance de la propriété économique et financière, ont su réorganiser, comme nous l’avons indiqué antérieurement, leur pouvoir décisionnel par le développement d’une autonomie basée sur la prise d’initiative et de responsabilité participative qui reste tout de même parfaitement encadrée et même soumise à l’objectif rationnel du résultat financier.

    Ce résultat financier est devenu plus qu’un objectif rationnel, puisque sa recherche organise et influence la sociabilité des individus. Il s’est substitué à la notion archaïque de profit pour faire plus moderne et politiquement correct. Ceci parce que chacun poursuit ce but en ayant trouvé en quoi il peut en être solidaire ; d’autant plus facilement que ce but peut être expliqué par des opérations mathématiques qualifiantes et quantifiables issus du monde des sciences qui constituent un label de garantie et qui ne sont pas suspectées de dogmatisme, de partialité. En fait, le résultat financier s’est substitué au pouvoir de droit divin puisqu’il dirige l’intérêt individuel. Il cache ce pouvoir « autarchique » et il choque moins que l’autoritarisme direct, même s’il est plus drastique, de plus il est réclamé au nom de l’efficacité et donne aussi lieu à des comportements « transgressifs », allant de la déviance à la délinquance.

    Quant aux autres, ceux qui doivent louer leurs services, leur autonomie ne dépend que de leur aptitude à se vendre : ce qui sera interprété comme la recherche d’une autonomie économique. En conséquence chacun s’est trouvé une autonomie dans une dépendance totale ; une autonomie qui ne dépend en fait aujourd’hui que de l’exercice d’un arbitraire transféré à une organisation comptable. Celle-ci sert d’habile justification à tous les comportements dogmatiques régressifs dus à l’incapacité politique de ceux que l’on élit. Incapacités politiques et élues ne sont que le propre reflet de l’incapacité des citoyens, car dans le cas inverse nous n’aurions pas besoin des politiques et des élites.

    L’exemple suivant en est criant de vérité. René NI, dans « Pour une histoire politique » éditions points H199 écrivait : « un choix politique qui peut ne rien devoir à l’analyse économique et n’obéir qu’a des considérations idéologiques aura sur l’économie des conséquences incalculables, telle la décision de nationaliser de grands secteurs de production ou d’échange. » Mais est-ce le simple choix effectué qui aura des conséquences incalculables, ou bien les réactions et attitudes des milieux économiques opposants à ces choix qui induiront les conséquences ? Car en fait, l’acte de nationaliser ou de dénationaliser n’implique pas des changements radicaux dans les productions et les modes de production, ni parmi les hommes qui constituent l’essentiel de la force de travail.

    Il semblerait alors que ce soit une opposition idéologique qui entraîne les conséquences et non le fait lui-même.

    Une idéologie au service d’intérêts particuliers qui provoque des représentations au sein d’un public toujours prompt à hurler avec les loups, s’affranchissant ainsi de l’effort nécessaire à une compréhension raisonnée Demandez alors à ce public d’expliquer le pourquoi de son opposition, et je doute fort que vous obteniez une explication cohérente et motivée, autre qu’une réaction irraisonnée provoquée par des Cassandres intéressés. A l’exemple de cette dame qui, à l’annonce de la nationalisation de certaines banques, est venue retirer son argent, ne sachant que la dite banque qui gérait ses fonds, était nationalisée depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

    Nous assistons à une rétroaction étrange où devant la complexité de la situation, leur capacité d’initiative et de responsabilité a été déléguée à un système qui reproduit sans cesse le même scénario, et rejette tous ceux qui s’en écartent pour en changer. De telle manière que dans cette solidarité de but (la recherche du résultat financier) basée sur les besoins de valorisation sociale issus de l’estime de soi de tout individu, chacun contribue à accroître la productivité qui rend attrayant l’investissement financier.

    Lequel en retour ne contribue pas ou peu, ou ne veut pas contribuer au développement de la solidarité collective qui compense les déficits d’intégration d’une réorganisation structurelle de l’économie et du travail et, qui plus est, refuse toutes les autres mesures qui pourraient être mises en place dés lors qu’elles amenuiseraient l’investissement financier.

    De plus cette démarche de refus de participation à la solidarité collective est soutenue par ceux qui se sentent valorisés au travers de cette délégation » qui, si elle représente un intérêt réel d’efficacité dans la compétition internationale n’a pas pour visé un intérêt collectif (nous savons que ce sont les mêmes groupes qui l’organisent dans tous les pays où ils sont présents, auto compétition).

    Ainsi nous pouvons dire que, dans la division du travail qui se caractérise par un lien de dépendance, et de laquelle chacun retire ce qu’il pense être son autonomie sociale, ce lien c’est déstructuré pour se restructurer autour d’une fausse solidarité participative qui se veut scientiste (science économique) et moderne, sans pour autant avoir apporté une quelconque solution aux réalités de classes sociales qui se sont « atomisés ». De telle manière que les rapports de dépendance, qui hier se qualifiaient d’antagonismes fédérateurs des identités de classes, sont devenus la recherche d’une autonomie « individualisatrice » au travers de comportements corporatistes professionnels et catégoriels en manque d’une nouvelle identité de classe perdue dans une tertiairisation « moyennisante ».

    Merci pour cet article excellent.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 10 novembre 2007 20:46

    Bonjour internaute.

    Un bon commentaire, lit le commentaire que j’ai écrit à « péripate ».

    Nous avons une véritable perte d’un certains nombres de repères qui justifient amplement ta remarque.

    Celui que tu soulignes étant la charité spectacle dans laquelle se lance en toute bonne fois certains, détruisant des processus de solidarités local de pratique culturelle autres. Ce n’est pas leur intention qui est nuisible c’est leur ignorance, leur méconnaissance du terrain sur lequel ils s’aventurent.

    Tu as certainement forcé le trait sur les familles d’accueils pour soulever l’analogie que tu mets en parallèle, pour bien souligner cette régression de la réflexion ou absence de réflexion plus poussé, car il est exact que l’initiative individuelle concerté est important, tout commence toujours par là, mais suivant les domaines où l’on intervient ce n’est pas du spectacle qu’il faut donner, ce qui paraissait être aussi un axe de cette association.

    J’ai connu des associations qui apportaient des motopompes et rendez leurs utilisateurs dépendant de leur source d’énergie, d’autres sur le même sujet leurs apprenaient à creuser des puits pour atteindre l’eau douce.

    Les premiers étaient de sympathiques citoyens d’une municipalité animée des meilleures intentions, les autres, une association d’ingénieurs retraités des pétroles.

    Ton observation sur la procréation « dites artificielle » recouvre bien toutes les dérives produit de maux « que ne qualifie pas » qui laisse croire qu’au non de la science sur les gènes, qui ouvrent toutes les voies, l’on peut, sans distinction et sans réflexion autre que la satisfaction d’un désir induit, jouer à la poupée avec le vivant.

    Ceci, plus parce que nous avons aussi des scientifiques qui n’ont jamais entendu parler de philo ou de littérature, et encore moins de condition humaine si elle ne ressemble pas à un dollar. Naturellement le risque zéro n’existe pas, et il est de plus en plus mal espéré par les hommes, donnant lieu à des polémiques sur les responsabilités, parce que les hommes se sont illusionnés autour du progrès technique et scientifique croyant que grâce à lui tous les problèmes peuvent être évités, encouragés en cela par leurs promoteurs économiques et politiques, conforté par notre sournois désir latent de ne pas vouloir mourir.

    C’est pour cela que l’usage de certaines découvertes de la science ne peut être laissé au seul domaine marchant même, si le contrôle citoyen n’est pas une garantie en soi, du fait de leurs compétences limitées et d’une espérance parfois obscurantiste.

    Cela peut paraître excessif, pourtant, si nous n’y prenons garde, nous achèterons un jour le droit de vivre sur catalogue dans l’entreprise X. C’est le risque du clonage humain, des cliniques et hôpitaux privés, je ne veux pas nier par-là qu’il y a des hommes de haute conscience humaine pour gérer de tels organismes, ce que je veux dire c’est que la comptabilisation actuelle ne conduit pas à cela. Imaginer avoir un monde dupliqué, c’est le conduire à l’extinction car la vie naît de l’interaction et du mélange. L’arrêter serait se suicider, car le clonage d’humain n’est qu’une multiplication végétative , d’autant plus que nous avons, par de meilleures conditions de vie, modifiée depuis longtemps la sélection « naturelle » permettant au plus faible de vivre, de se multiplier ou de se bonifier au hasard des croisements génétiques.

    Nous suspendons de plus en plus nos existences à notre technicité, à notre savoir, à nos connaissances, de manière que tout recul, ou retour en arrière serait dramatique. Il faudra bien un jour que nous envisagions de revoir la manière dont nous comptabilisons notre activité humaine, pour ne pas le subir.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 10 novembre 2007 19:50

    Bonjour péripate.

    Merci pour cette précision lumineuse, preuve de notre colonialisme culturel que nous avons exporté par évangélisation chrétienne en même temps que les échanges commerciaux, au point de croire détenir une quelconque vérité opposable de fait aux autres.

    Par exemple les Nuers peuple du Sud du Soudan à l’organisation politique égalitaire et éleveur nomade, dans les régions marécageuses du Nil, pratique le « mariage fantôme », la femme est épousée au non d’un mort par un de ses parents.

    Ainsi se crée une famille dont le mari légal est mort, et les enfants du mari substitutif sont socialement et légalement ceux du mort.

    Cela est possible parce que le partenaire sexuel de l’épousée a pu prélever sur le bétail du défunt le montant de la « dot » qu’il a versé en son nom.

    Un homme peut ainsi épouser des femmes au nom d’un oncle, d’un frère, et même d’une sœur stérile décédée.

    L’enfant se réfère à la ligné patrilinéaire du mort, et traite son géniteur comme un oncle ou un frère.

    Une veuve peut dans certaines circonstances épouser une femme au nom de son mari.

    Cet exemple parmi d’autre montre que ni le sexe, ni la paternité physiologique n’ont d’importance à eux seuls, s’il n’y a pas un consensus culturel qui se formalise autour de la légalité du mariage reconnu par un « droit », qu’il soit coutumier, « dit naturel » ou positif.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 9 novembre 2007 01:51

    Bonsoir plouc

    Oui ce que tu dis à propos d’Internet est juste, sauf que pour l’instant il faut y faire un tri fabuleux qui exige une certaine dose de connaissances préalables.

    Mais l’apprentissage autodidacte loin d’être négligeable exige de pouvoir mesurer son acquis et généralement il n’y a pas de lieux pour cela, non pour recevoir un accessit, mais pour mesurer si ce que l’on a compris a été bien compris.

    Encore aujourd’hui nous sommes sous l’approche d’après guerre de la diffusion du savoir qui doit aboutir à un emploi et dans ce sens la réforme des universités va être une catastrophe en ne fabriquant que des rationalistes. Il nous faut à la fois faire cette formation pour satisfaire nos besoins et s’instruire de savoir qui rendent compréhensible la complexité de notre monde autant dans ses intrications que dans ces découverte scientifiques du monde de la physique et de la biologie qui sont de nature à révolutionner notre manière de penser, c’est pour cela que parfois je signale inopinément que nous ne disposons pas du libre arbitre est cela révolutionne la notion de responsabilité. Nous ne sommes pas dans cette voie mais dans celle inverse par dogmatisme économique.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 9 novembre 2007 01:21

    bonjour céphale

    j’avais lu les commentaires aussi ils sont semblables à ceux des brèves de comptoirs populistes. c’est regrettable car il y a dans certain de réels problèmes soulevés qu’il aurait était intéressant de débattre, mais leurs « persifflances » est certainement décourageante.

    je ne sait si tu te souvient de l’essaie qu’avait fait Coustau avec un mat « éolien » pour son navire, il était ouvert sur la longueur et présentait toujours cette fente au vent pour qu’il s’y engouffre.

    cordialement.

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