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ddacoudre

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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 20 novembre 2007 15:51

    bonjour philsmouss

    je te suis mais ce qu’ils voulaient dire c’est surtout que l’éducation n’a pas à suivre les humeurs émotionnels d’un manipulateur d’émotions.

    je te copie un article que j’avais préparé sue les mécanismes de l’émotion et qu’Ago n’a pas retenu.

    La communication qui est le moyen du vivent et du cosmique pour entrer en relation et échanger des données ou des « énergies » et une spécialité des humains (peut-être parce que nous ne déchiffrons pas les autres), qui repose sur la connaissance des mécanismes cérébraux qui fixent les souvenirs et crée les associations en partant d’une perception sensorielle. Lors de la perception d’un événement angoissant ou violent ou heureux, au cœur du lobe temporal une petite zone s’active, c’est l’amygdale entre les deux hémisphères cérébraux (gauche et droit) pièce centrale de notre cerveau émotionnel. Il relies de très nombreuses autres zones cérébrales participant aux traitements des informations et provoquent les effets physiologiques.

    Déjà nous comprenons que dans ce processus, très court qui se mesure en millisecondes, la raison en est absente, et donc cette amygdale guide nos décisions davantage que notre conscience, nos émotions. Les mécanismes de la conscience aussi sont l’objet de recherche et interviennent en rétroaction sur les effets physiologiques, mais cette supposition manque de preuves tangibles.

    Sauf nous tous qui l’admettons de manière empirique en la séparant en notion de bien ou mal, considérant qu’une personne de disposant pas de ce discernement ne possède pas de conscience.

    Naturellement il ne s’agit que d’une appréciation culturelle de nos mécanismes humains, puisque tout sujet soumis a une émotion à des zones cérébrales qui s’activent parfois avec divergences, mais ce n’est pas de cela que je veux traiter.

    Lorsque dans la vie, à la télé, au cinéma nous voyons ou regardons un événement qui exprime la peur ou la joie, l’image parvient à la rétine de l’œil de l’observateur.

    Ensuite par le nerf optique l’information circule jusqu’au corps grenouillé latéral du thalamus situé au centre du cerveau sous les hémisphères cérébraux.

    Le thalamus traite l’image de l’événement puis communique certaines informations au cortex visuel, qui redistribue de l’information à différentes zones corticales, dont surtout l’amygdale.

    Celle-ci a également reçu par d’autres voix des informations auditives de l’événement.

    Or l’amygdale est sensible à la cohérence des signaux s’ils sont congruents, ce qui active plus fortement l’amygdale qu s’ils sont incongrus.

    Exemple un crie de peur ou un rire fou accompagné d’une musique approprié inquiétante ou joyeuse activera plus l’amygdale.

    L’amygdale effectue alors le traitement émotionnel sur la base des informations sensorielles,

    Elle active un certains nombres de réseaux neuronaux dans l’hypothalamus, le tronc cérébral et d’autres régions corticales, déclanchant une réponse du système nerveux périphériques.

    Ce système comprend le système nerveux somatique (ou sensori-moteur) et le système nerveux végétatif des grandes fonctions comme la respiration, la circulation sanguine, la salivation....

    Ainsi donc par le biais de la noradrénaline, le système orthosympathique de l’observateur de l’événement émotionnel accélère son rythme cardiaque, contracte le muscle de l’iris, ceux du visage pour qu’il indique la nature de l’émotion ressentie.

    L’émotion a été immédiate, en fait l’émotion est née avant même que l’observateur ne prenne conscience de son origine.

    L’exigence pour notre survie d’être extrêmement réactif face à une situation dangereuse impose une « voie rapide » sélectionné par l’évolution.

    Cette voie rapide appelé aussi « vision aveugle » en souvenir de sa découverte durant la guerre 14/18 grâce aux soldats qui blessés à l’arrière du crâne et ne possédant plus de cortex visuel continuaient de se baisser pour éviter les balles. Les études menées indiquent que cette voie ne passe pas par le cortex mais semble relier le pulvinar, un noyau du thalamus à l’amygdale quand la rétine est fonctionnelle.

    C’est pour cela que nous ne prenons conscience de nos états émotionnels que par les réactions physiologiques qu’ils engendrent en réponse aux informations sensorielles extérieures et en rétroaction intérieures.

    Quid du libre arbitre qui suppose que l’on maîtrise les événements extérieurs et nos comportements, au mieux nous les cacherons aux autres mais ils nous aurons affecté.

    Mais ce n’est pas mon sujet.

    Fort de ce savoir qui se précise grâce aux appareils d’imagerie médicale car il est connu empiriquement depuis des lustres au travers des notions de dieux qui commandent toutes choses.

    Connaissant cela peut-on conditionner une personne, la réponse est connu scientifiquement depuis Pavlov, c’est oui !

    Les scientifiques disposent d’une banque de donné de 900 images choisies (mais d’autres font d’autres choix) pour déclancher des émotions chez les personnes qui leur servent de (cobaye).Ils peuvent ainsi à loisir étudier les zones ou s’active la perception d’une image induisant la peur, la joie etc.

    Alors nous devant notre télé, notre magasine illustré, nos films pourquoi y échapperions nous.

    Mais le conditionnement se manifeste dans un rapport de l’événement angoissant ou heureux associé à un objet neutre, un mot, un lieu, une chose, de telle manière que lorsque l’objet neutre se manifeste ressurgie aussitôt le souvenir angoissant ou heureux.

    Mais bien sur de nos jours cela se fait aussi avec des mots, comme le dernier en date avec la faillite associé à l’endettement pour le budget de l’état.

    Le mécanisme est simple chaque fois que sera évoqué l’endettement de l’état, chez le citoyen lambda ressurgira la notion de faillite, et avec elle la gravité et les efforts ou risques que ce mot recouvre.

    C’est de l’habile manipulation langagière qui est faite pour franchir une étape supérieure dans la gestion de l’état semblable à celle d’une entreprise.

    C’est faire accepter par là le gouvernement de l’état, non plus par des politiques (représentant la souveraineté du peuple) mais des gestionnaires financiers comme en économie marchande.

    Pour faire une analogie biblique, le temple de la république n’est plus dirigé par ses hommes politiques mais par les prêtres du marchandisage et de la marchandisation du monde.

    Les expériences de conditionnement sur des rats ont montré que la mémoire émotionnelle est labile et fragile tout au long de notre vie.

    Six chocs électriques associés à une odeur de banane suffisent pour que le rat s’en souvienne pendant deux mois.

    Et nous qui somme soumis depuis 2000 à la récurrence d’une information sécuritaire journalière illustré aux travers de faits divers plus ou moins sordides, plus ou moins people toujours les mêmes, non pas répété six fois mais trois fois par chaîne télévisuelles, presque toutes les heures sur certaines radios, et autant de fois qu’il y a de journaux.

    Ces images vues et théâtralisé pour donner de la congruence, ces commentaires entendus et compatissants pour toujours donner de la congruence, ces ligne écrites avec des mots chocs pour donner de la congruence, sont généralement associés à une action en réparation de ces faits divers auquel concours les gouvernant.

    Tant et si bien que si le chocs sont les faits divers, la banane sont les gouvernants.

    En estimant, comme nos quatre pattes, si proche de nous par les expériences qui nous aident et nous sauvent parfois, que nous n’y somme soumis que six fois par jour sur 7 ans cela fait 2555 jours. Comme cela laisse le souvenir en mémoire 2 mois la gauche ne peut pas revenir au pouvoir d’ici 425 ans.

    Je charrie un peu, tous n’est pas aussi linéaire car l’empathie n’est pas le vécu d’un traumatisme. Il décide émotionnellement de nos comportements avec moins de force que celui qui vie l’événement, mais vous l’avez compris il peut en rétroaction vous faire ressurgir d’autres émotions.

    Pas linéaire parce que le souvenir de l’événement vécu ou de ce qui s’est passé, c’est-à-dire le conditionnement s’affaiblit ou se renforce en fonction du contexte dans lequel on vit.

    Ainsi donc les faits divers et leur association seront perçus de manière divergeant par chaque personne en fonction de son histoire.

    Peut-on se déconditionner ?

    Houf ! Oui !

    Mais avec une certaine limite parce que il semble impossible de balayer définitivement les souvenirs émotionnels.

    Pour se déconditionner il faut présenter à la personne l’objet neutre qui est associé à l’émotion, seul.

    De la sorte si vous ne voulaient pas voter pour le gouvernement, vous écoutez les faits divers et quand vous savez que le faiseur d’opinion va dire que le gouvernement se réuni pour traiter l’évènement vous zapper. Si vous tomber sur la même information c’est loupé, vous retentez le lendemain.

    L’autre voie est médicamenteuse, ces médicaments sont utilisés pour des personnes atteintes de phobies graves ou de syndromes post-traumatiques. Les infos ne nous conduisent pas jusque là sauf dans quelques cas par la pub

    Vous, moi sommes tous les jours soumis à des informations dirigés, ils ne constituent pas une libre décision pour autant de leur promoteur car ils ont été induit par une perception sensorielle en cohérence avec d’autres congruences dont celles en rétroaction induite par des « objets ».

    Est-ce que le savoir peut être utile ?

    Mais au moins vous pourrez estimer quand l’on vous force la main, et peut-être distinguer l’information de la manipulation.



  • ddacoudre ddacoudre 20 novembre 2007 15:28

    bonjour guillot.

    je suis bien d’accord je te copie un extrait d’un essaie sur ce sujet.

    3 - Ainsi, un jour, j’eus une idée née d’une problématique pas si simple, entre utopie et idéologie.

    Ainsi un jour...

    En 1975, à la tribune d’un congrès fédéral à Lyon, j’eus l’idée de réclamer dans les années à venir une réduction du temps de travail hebdomadaire, et de porter la semaine à 35 h. Le temps ainsi dégagé devait être utilisé, pour une moitié au gré des salariés, pour l’autre à s’éduquer. J’avais observé que l’accès au savoir, (ensemble des connaissances acquises par l’étude), permettant de comprendre, de maîtriser les rouages de l’activité socio-économique, échappait, à leur détriment à la majorité des salariés.

    Il m’a été donné à de nombreuses reprises, durant l’exercice de mes mandats syndicaux, d’en vérifier l’exactitude. Je dus approfondir plusieurs sujets, lois, droit, économie, sociologie, relations humaines, politique et autres, et je me heurtais inévitablement au mur incontournable du temps disponible.

    ...j’eus une idée...

    En 1978, je retenais comme fait marquant de la dégradation de l’économie la situation de l’emploie qui englobait, d’une part les difficultés rencontrées par les chômeurs pour changer d’emploi, et d’autre part l’allongement de la durée du chômage. C’est dans ces années que je réfléchissais à une source de richesse perpétuelle pour que chacun puisse s’assurer un revenu. Je préconisais donc de faire du développement de l’intelligence humaine une source de revenu direct, sans l’obligation de transiter par la production d’un bien monnayable

    ... née d’une problématique...

    En 1982 durant mon activité de militant, j’en retirais la problématique suivante. Si dans le futur, grâce aux nouvelles technologies, dix millions de personnes suffisent au fonctionnement de l’économie, et que l’espérance de vie s’allonge, qu’elle sera la source de revenu des citoyens ?

    Cette idée de développement de richesse intellectuelle, source de revenu individuel direct, me revint à l’esprit.

    J’imaginais alors, qu’elle ne devait plus seulement concerner que les seuls chômeurs, mais elle devait s’étendre obligatoirement à l’ensemble de la population adulte, active ou non, et cela jusqu’à l’âge de la retraite.

    ...pas si simple...

    Les années suivantes, je répétais, que dans une société riche, posséder le savoir et les moyens de communication étaient des atouts vitaux. (Par moyen de communication, je ne songe pas à la manipulation et à la désinformation qui se camoufle sous ce concept de communication mis au service de la duperie).

    En effet, je considérais comme une aberration de ne pas structurer l’accession à la richesse intellectuelle pour chacun tout le long de l’existence, tout en réalisant, en plus, l’objectif de n’avoir aucun citoyen dépourvu de ressources.

    Cependant nous verrons que ce n’est pas aussi simple. Bien que disposant de la quasi-totalité du savoir disponible, il ne peut se contenir dans un cerveau, aujourd’hui, comme hier.

    En conséquence, un choix qualitatif s’imposera sur plusieurs générations, tout en définissant des priorités.

    Pour ce faire, la montée en puissance durera des années pour ne pas déstructurer l’économie.

    Quel temps y consacrer ? Quel type d’enseignement ? Qui le dispensera ? Quelles seront les conséquences sur la vie au quotidien des actifs ou non actifs ? Quelles incidences sur l’appareil productif ? Quel financement ? Quels impacts sur la production de richesse ? Autant de domaine qu’il va falloir explorer. Quelles motivations incitatrices doivent être développées ? L’argent, l’idéal futuriste, la réflexion rationnelle, la contrainte partielle ou totale. Autant de réflexion à méditer. En revanche, que doit-on craindre ? Les effets, d’agrégations ? Les déviations idéologiques ? Que pouvons-nous espérer grâce aux technologies de la communication ? Quels rêves pouvons-nous nourrir grâce à la génétique ou la neurologie ? Ne pas oublier l’essentiel, clora cet essai.

    D’autre part, ces questions ne doivent pas nous faire oublier que les hommes et les femmes réagissent avec leurs symboles, leurs idéaux, leurs philosophies, leur mysticisme, leurs valeurs, leurs classes sociales, leurs pouvoirs établis, leurs rêves, et le tout imbriqué dans le « mensonge culturel » comme huilage de la sociabilité.

    ... entre utopie et idéologie.

    Dans mon développement je m’efforcerai d’éviter toute approche idéologique, sachant par avance que cela sera inconscient. D’une part, parce que je ne peux pas faire abstraction de mon vécu, et que je formulerais bien évidemment des critiques. D’autre part parce que vouloir que chacun dispose de ressources peut paraître un idéal utopiste, et en conséquence mon développement peut n’être qu’un déploiement idéologique.

    Ce en quoi, je paraphraserai Bergson « On ne lui avait pas dit que c’était impossible il la fait ».



  • ddacoudre ddacoudre 20 novembre 2007 15:11

    bonjour pallas.

    il y a beaucoup de chose intéressante dans tes propos, sauf que tu fais un amalgame qui ne sépare pas le bon du mauvais pour un même sujet. je pense en connaitre la raison, puisque tu l’évoques.tu as des commentateurs qui ont le tact pour sortir le fond d’une forme, et les conseil d’un ferait que tu gagnerais en clarté.

    mais sur le fond on ressent parfaitement ton désappointement et ton inquiétude. mais tu as tord d’en rendre seulement responsable l’éducation qui si elle est contraignante est dirigé, demeure une aptitude de l’être humain inné (de naissance) qui se développe suivant les conditions d’existence dans un environnement donné.

    si nous n’avions pas une organisation de l’apprentissage nous serions tous mort de faim, car il n’y a pas assez de nourriture sauvages pour tous.

    Alors grâce à notre savoir appris avec difficulté et qui nous sépare de la perception instinctive de la vie pour nous faire grandir dans un univers culturel, nous parvenons a survivre et faire une société inégale qui offre une espérance de vie plus grande que celle issus du seul instinct.

    alors quand chacun contribue à cela par son travail qu’il soit instruit ou pas il doit pouvoir bénéficier des fruits de son labeur pour améliorer la condition sociale à laquelle il concours.

    sauf cela ne fonctionne pas toujours comme je te le décris ? ceux qui sont les plus instruits essaient de prendre le meilleur de ce qu’offre la société, quitte parfois à ne rien laisser à ceux qui n’ont pas compris qu’ils faut ce battre ou lutter pour exiger son tribut, sa part.

    d’autre par leur éducation et leur instruction font l’inverse et trouvent un intérêt individuel à répartir le fruit du travail, même à ceux qui n’y ont pas participé parce que il n’en avaient pas les moyens pour diverses raisons. Ces choix sont des choix de société, et ceux qui les proposes le font au travers d’idéologie et de choix dit politique.

    c’est ainsi que pour convaincre les un et les autres ils utilise la propagande, celle que tu dénonce quand tu dis que l’on nous fait croire qu’avec un diplôme on est sur d’avoir un travail.

    Non le lien n’est pas aussi direct, mais une chose est certaine indépendamment du « bon sens » qui est une perception de la présupposition de son intérêt, moins l’on a d’instruction et d’éducation, moins l’on à de chance de comprendre le monde, ce qui ne préjuge pas du camp que l’on choisit, mais donne toutes les chances de se faire manipuler.

    cordialement



  • ddacoudre ddacoudre 19 novembre 2007 22:57

    bonjour tsé

    belle fraicheur que cet article, gardes en le souvenir pour les jours plus tristes de l’école du journalisme.

    cadeau.

    LE DÉSERTEUR.

    Je suis en haillons, comme l’est tout mon être, ma peau, mon âme. Trente ans, que je m’use à tenir tête au monde, par stupidité, ou par orgueil, alors que je sais, que j’ai eu tors, que j’ai fait fausse route.

    Au départ d’une route où se déroule la fausse route pavée de déroute Il n’est jamais écrit ou s’arrête le doute.

    Pourquoi continuer, ne pas m’arrêter là, au bord de cette route, m’allonger, attendre et attendre, m’étendre dans ce fossé fossoyeur de faux besoins devenus inutiles de gens qui passent à pied ou en voiture. Je me jette je me fossoie.

    D’où elle vient, où elle va, je ne réponds plus à cette question, je ne me pose plus, depuis quand, je ne serais y répondre tellement les ans se sont mis à fondre. Je ne vis plus j’erre, j’erre d’une route à l’autre, toutes ouvertes et fermées à la fois, suivant, si au aboi, je veux aller dans la ville où dans les bois.

    Vos papiers s’il vous plaît, j’en ai pas, pourquoi, je suis libre, vous n’entrez pas, vous ne restez pas, fondez-vous au paysage, ne tachez pas de semelles d’errances la bitumineuse espérance, pour les va nus pieds l’espace est en fossé.

    Les routes ouvertes sont les plus nombreuses, mais les plus ardues, personne ne les a tracées, elles se déplient sous vos pas, et la nature vous offre toujours un laissé passé, une pince pour couper les barbelés, une amnésie pour oublier propriété privé.

    Aussi belles soient-elles, les autres ont perpétuellement leurs extrémités murées par des haies inquisitrices de galons irisés. D’uniformes chamarrés le plus souvent avec un ensemble de couleur « poliçarmé », quand ce n’est pas des chiffons bigarrés de teintes contre révolutionnaires libérant la liberté révolutionnaire en pompes funèbres.

    Seul, circulent sur ces routes les bouts de papiers portant une photo estampé d’un idéogramme, la trace d’un pouce ancré à son port d’encrage où sise ici sa destinée. Sans eux, pas de monde libre à moins de disposer d’élites vert de gris sur du papier aux teintes cramoisies.

    Un jour, je les ai jetés pour m’affranchir de leur tutelle comme l’on s’émancipe d’une novelle, tel un acte libérateur ajouté par chaque successeur au code du précédant détenteur. Ils sont devenus ma chaîne, tout comme ils sont celle des hommes empressés de presser en papier leur photo et leurs idées pour s’y enchaîner.

    Qui sont ces hommes, qui ne savent plus qui ils sont, qui ne se reconnaissent pas sans écrit les citant nommément, et s’échangeant ahurie des effigies d’hommes érudit auxquels ils n’ont pas demandé leur avis. Certification d’un label d’élevage pour retrouver ses morceaux de barbaque en simple victuaille dans un champ de bataille de luttes barbares.

    Je modifierai la constitution en ce sens, les hommes naissent libre, égaux et sans papier.

    D’une route ardue à l’autre, j’ai rencontré les autres, mes égaux, passant sans me voir. Bonjour bonsoir c’est un clin d’œil de coté que l’on a vite fait de détourner.

    On ne regarde pas un errant, on l’observe du coin de l’œil comme une anomalie qui aurait surgi. Là, une tache dans un quotidien planifié, un grain de sable à balayer, un grain qu’on époussette plus loin, un « homomobile » dont on a nul besoin, un traîneur de guêtres, un faiseur de rien, un passe ruelle, un glisse venelle, un squatteur de tonnelle, tantôt jardinois ou pontagois.

    Pourtant à vingt ans ces routes étaient des Eldorados, elles conduisaient à des rêves, aux rêves de Tínos à Vólos, aux rêves en couleurs. Celles du bonheur implanté au fond des yeux curieux, auxquels, tout est bleu que ce soit l’eau de pluie ou des nuages gris.

    Mais rien n’était comme dans les magasines illustrés, trop longues les heures passées la main tendue, trop rares les nuits étoilées, peu bleus les mers à fond de cale.

    Je suis fatigué, mes pieds ont des sabots, ma tête une crinière, et ma peau des écailles.

    Dans l’arène je suis la bête qu’on hèle, l’être étrange du cirque « papiertesque », le fouettard des temps sans temps, « l’effrayeur » des places piétonnières.

    J’ai vécu sans temps, pouvant tout remettre à un demain, d’un jour, d’un mois, d’un an. J’étais maître et esclave à la fois, maître de mon esclave liberté, et esclave de ma liberté prisonnière de sans papier.

    Ai-je vraiment était libre une fois, n’ai-je pas poursuivi un mythe. J’avais lu la liberté n’a pas de frontières, pourtant elle commence toujours au regard des autres et se termine toujours au bout de leurs doigts armés.

    Je suis triste. Triste de pleurer sur mon sort. Triste de l’âge qui me fatigue, qui me pousse à m’apitoyer, à oublier les lieux où, seul je voyageais dans des immensités de verdure, de sable brûlant, de cime enneigée, jouissant de me sentir le maître de la terre. J’en oubliais toutes les couches aimantes, les portes accueillantes, les milliers de soleils rouges. J’en oublié tous ces blancs aux creux des mains noires, tous ces pas peint en jaune ridées, toutes ces teintes bariolées d’inde où être pauvre n’est pas un péché.

    Lèves-toi trimardeur, tu as choisi de déserter le monde, ne déserte pas ta vie. Il en sera toujours temps, car où que tu poses le pied tu es sans fin au bout de ta route.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 19 novembre 2007 22:25

    bonjour olive 78

    je ne partage pas ton point de vue mais plutôt celui de TT0

    mais tu as fait un bon article qui a suscité l’échange. il est clair que tu manques de références historiques et tu ne peux pas savoir ce que tu n’as pas vécu, si tu ne l’apprends pas. c’est comme cela que progresse la faculté d’analyse, et ce n’est pas en contradiction avec ses convictions, sauf à être un intégriste dogmatique.

    Ce n’est pas aussi simple que cela car la finalité est la privatisation à but lucratif. Cela a commencé dans les années 1976 lors des états généraux sur la sécurité sociale.

    Les compagnies d’assurances privaient se portaient candidates pour entrer dans le processus de couverture sociale. C’était Chirac le premier ministre d’alors.

    Le syndicats force ouvrière déjà dans le début des années 1970 conscient de cette évolution démographique et du développement des technologies réduisant l’emploie de main d’œuvre proposait une taxation machine, car il soutenait que les machines remplaçants les hommes poserait des problèmes aux organismes sociaux basés seulement sur la cotisation des salaires.

    La proposition de cette organisation fut rejetée par le CNPF d’alors considérants que cela réfrènerait les investissements.

    Donc malgré un accroissement de productivité sans égal puisque nous sommes passé de 1793 heures de travail en 1976 à 1355 en 2000 en produisant plus. En effet en 1886, 72 ,7% des français produisaient des biens, en 1999 seulement 29,1% produisent des biens. Il faut bien entendu rapporter ces chiffres aux nombres de français actifs et aux volumes de biens produits. Pour les biens il suffit d’ouvrir les yeux.

    « En effet, en France de 1886 à 1999 les salariés du secteur agricole sont passés de 47% de la population active à 4,2%. Dans l’industrie c’est la productivité qui s’est accrue, les salariés sont restés stables passant de 25,7% à 24,9% des actifs, avec une crête à 35,9% en 1980. Quant aux services ils ont progressé de 27,3% à 70,9 % des actifs. Toutefois, il me paraît nécessaire de signaler que n’est pas estimé, le transfert d’activité de « services » qu’effectuaient elles-mêmes antérieurement les entreprises, et qui se trouvent aujourd’hui comptabilisés dans « les services ».

    Cet accroissement de productivité du essentiellement à la robotique c’est traduite par des gains financiers dont les salariés ont bénéficié jusqu’en 1977 ou le premier coup d’arrêt fut donné par Raymond Barre, en mettant fin à l’indexation des salaire sur le coût de la vie.

    Dans le même temps il appelait à l’investissement et à la mort des canards boiteux suivant son expression. Ce fut le début de la régression pour les salarié du privé et le début de l’amenuisement des ressources pour les organismes de sécu ou retraite pour le sujet, sans que les investissement machine qui donc ne bénéficiaient plus aux salariés ne soient jamais soumis à cotisation et donc pérenniser les systèmes sociaux. Rien ne nous oblige à rester sur la seule cotisation du salaire, ce n’est seulement qu’une question de volonté politique et de choix idéologique. N’ayant jamais eu un pays aussi riche, il n’y a qu’une raison idéologique qui peut suggérer une régression des avancés sociale des régimes de retraite.

    En 1974 j’ai signé le premier accord d’entreprise instituant la cinquième semaine de congé payé, les entreprises en avaient les moyens le blocage n’était qu’idéologique. Quand la gauche l’a instauré, le pays ne c’est pas écroulé seul les canard boiteux sont morts comme toujours.

    Et aujourd’hui l’on vous fait vivre les mêmes peurs en ne vous donnant que les chiffres qui la développe car cela concours au développement d’une idéologie libérale et capitaliste. Quelque part j’allais dire c’est le jeu car ce sont ce que pense beaucoup et que je ne partage pas. Le jeu c’est plutôt comme le dit Amartya Sen qui a reçu le prix Nobel d’économie en 1998 de recevoir le retour de sa capabilité (ce que nous sommes capable de faire), et l’État a un rôle important à jouer pour promouvoir la liberté individuelle et non asservir les hommes à un outil de production.

    Cordialement.

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