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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

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  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 27 juin 2007 00:57

    Bonjour. C’est bien assumer son rôle politique dans la société mais c’est une route usante au cours de laquelle il ne faut jamais cesser d’apprendre et désapprendre. Déjà savoir qu’une organisation baser sur la compétition crée des inégalités, on ne peut donc pas demander à ce système de supprimer les inégalités dont il est à la source. Ensuite il n’y a pas de problème de travail.il n’y a qu’un problème de circulation de monnaie disponible qui régule l’insatiable désidérabilité humaine (la file d’attente en quelque sorte, comme chez les soviets, sauf que chez nous ce n’est pas devant les magasins). Le travail au sens capitaliste basé sur la production de biens matériel, n’a dans son ensemble de 1850 à nos jours représenté dans le meilleur des cas courant années 80 qu’au plus 30% à 35% de l’activité économique pour tourner la plus part du temps autour de 25 à 27%. Naturellement sa disparition suivra celle des ressources minière sur lesquelles il prospère entrainant tous les services qui en découlent.

    Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire. Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans les aides qu’il sollicite il ne parviendrait pas à ses fins. De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers.

    L’histoire de l’impuissance collective a conçu des maîtres plutôt que des guides. Le reconnaître ne la rend pas irréductible ; et si le code civil a analysé en 1804 la « marchandisation » de la force de travail comme du « louage de service », donc du marchandisage, je pense que depuis 1804, il est intervenu bien des événements culturels (développement des sciences) qui nous permettent de concevoir notre activité de travail complexes entre adultes culturalisés, comme une relation humaine, et non un conflit d’intérêt.

    Cela naturellement nécessite une approche plus éducative que j’ai appelé le « collectivisme fractal », ou entreprendre avec les autres. Je ne pense pas que c’est parce que nous définirons un contrat de travail unique que le problème des ressources pour la stabilité économique et sociale des citoyens sera résolu. Car il y a un plan comptable qui dit que le salaire issus du travail est une charge, et oublie, car il n’a pas pour mission d’éduquer, de rappeler que cette charge est le chiffre d’affaires de toutes les autres entreprises.

    Pour suivre cela il faut se référer à la Constitution de 1946 qui par un rappel de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, consacre un certain nombre de droits. Ce sont les droits économiques et sociaux, comme la liberté syndicale, la liberté du droit de grève, le droit à l’emploi, le droit à la détermination des conditions de travail par la voie de conventions collectives, garantit la protection de la santé, l’accès à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. Toutes ces garanties furent reprises et sont dans la Constitution de 1958 sous laquelle nous vivons aujourd’hui.

    Rapporté comme cela, il semblerait qu’il ait seulement fallu légiférer pour qu’apparaissent les moyens garantis et que le droit les préserve. Or cette vue n’est qu’un joli conte et c’est méconnaître son histoire sociale que de croire cela. Notre société est parvenue à ces garanties constitutionnelles, par une lutte permanente, illégale de fait, par transgression des lois définies sous des gouvernements qui affirmaient tous garantir les libertés publiques issues de la déclaration des droits de l’homme, sur lequel veillait les systèmes judiciaires.

    Ainsi, il n’y a pas de liberté qui soit immanente en dehors de celle issue de la condition humaine, et comme elle a été reconnue, elle peut tout aussi bien disparaître, pour cela il suffit d’en revenir à la « liberté arbitraire », « le faire ce que je veux » de l’Un avec les moyens fournis par la nature. Comme l’homme ne peut existe seul, il doit trouver les moyens d’asservir les Autres pour exercer sa toute puissance. Mais ceci ne peut pas se produire par un retour vers un ordre « animalier » ou d’une organisation de la solidarité « mécanique. » Dans le meilleur des cas ce sera vers une tyrannie ou une anomie, et dans le pire des cas vers un cloaque pour reprendre l’expression de Calhoun. De sorte que je me méfie des réformateurs qui cachent le slogan « travaille et tais toi », j’éspère que tu n’appartiendras pas à cette catégorie. Cordialement courage et persévérance.



  • ddacoudre ddacoudre 10 juin 2007 00:32

    Bonjour. Fad tu as fait un article merveilleux. L’extrait ma rappelé « La cinquième dimension » mais Théodore Monod disais de la planète qu’elle était une oasis bordée de nuit dans laquelle les humains bornés s’ouvraient à l’hominisation avec une désespérante lenteur. Tu m’as donné en vie de te répondre. Je vais le faire en t’empruntant ton titre. Ce sera « Mon frère l’animal ». si jamais agoravox ne les publie pas parce que trop long, je te les ferais suivre. Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 9 juin 2007 22:35

    Bonjour Fab.E. Un article merveilleux. L’extrait me rappelle l’extraterrestre de « La cinquième dimension » quand la vedette féminine passe en revue les méfaits de l’espèce Humaine. Mais puisque tu sais que toutes les interactions dégagent de l’énergie et qu’à cet instant des événements meurent ou arrivent à leur terme pour en engendrer d’autres. Il t’est dont compréhensible que je te dise que dans le monde animal il n’y a rien de paisible pas plus dans les structures terrestres. Mais comme le disait Théodore Monod dans cette oasis bordée de nuit à notre regard le spectacle est divin. Alors effectivement pourquoi ne pas le montrer.

    J’espère que tu ne m’en voudras pas mais tu m’as suscité une énorme envie de te répondre par un article, et je l’intitulerai pour te remercier du tien « mon frère l’animal ». Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 8 juin 2007 23:11

    Bonjour Robert. Je ne vais pas me plaindre de ton article qui fait l’éloge de la laïcité, ni de tous ceux que tu as cité, sans parler de ceux que nous oublions tous quand nous faisons des citations tant nous re suçons et re mâchons les concepts les idées, et moi aussi je fais de même. Cela montre au moins que nous avons une aptitude à la réflexion et prenons du plaisir à l’analyse et au débat d’idées.

    Tout ce que j’écris, des hommes l’avaient compris bien avant moi, et avant nos scientifiques avec moins de moyens à leur disposition ; les orientaux avec le Yin et le Yang (taiji), hindouisme, etc., les occidentaux au travers des mythologies, de la Bible, le Coran et tant d’autres.

    Encore fallait-il que leurs successeurs aient les moyens de décoder et traduire les messages, plutôt que d’en faire une codification religieuse immuable où dans certains de ces ouvrages, le savoir y est présenté comme la connaissance spontanée transmise aux prophètes. Cette codification stricte leur a fait perdre le bénéfice de toutes réformes en muselant l’agir social (capacité d’une société de s’interroger et de se réformer). Elle instaure l’immobilisme là, où nous savons qu’il n’y a que mouvement, l’équilibre là, où il n’y a que déséquilibre.

    C’est encore aujourd’hui le cas, sous la forme naïve, quand les religions rapportent le « message universel » ou la compréhension de la vie qu’elles ont toutes perçue. Néanmoins je dois reconnaître que leur stabilité offre une assise qui a pu absorber toutes les erreurs commises dans l’élaboration des sciences, et qu’il peut en être de même aujourd’hui, tout en étant accessible au moins instruit.

    Mais la stabilité n’est qu’une étape cyclique vers une nouvelle entropie, tel le fait social, ou ce que nous appelons l’impuissance collective sont aussi des stabilisateurs nécessaires, car il est essentiel de comprendre que notre psychique ne résisterait pas à une perpétuelle remise en cause sans un apprentissage, mais c’est seulement quand ces stabilisateurs se figent se pétrifient qu’ils deviennent une entrave. Nous avons vis à vis des théories monétaires le même comportement qui reflète celui humain de si auto justifier. De fait, ceux qui nous les expliquent quelles qu’en soient les variantes nous les présentent comme étant incontournables, parce que calquées sur le comportement dit « naturel ».

    C’est l’histoire de la poule et de son œuf, L’un ne peut que donner l’autre et réciproquement. Toute personne qui vous expliquerait que son œuf peut donner un canard, passerait pour fou.

    Et bien robert c’est ce que tu viens de faire après tant d’autres et j’en suis fort aise, car j’en fais beaucoup. On ne nait pas laïque on le devient. Nous naissons avec une conscience que la connaissance de notre monde sensible par l’apprentissage modulera et modèlera.

    Si la laïcité ne veut pas être un idéal et donc une idéologie, au moins doit-elle accepter d’être une philosophie existentialiste dont il faut apprendre les principes dont tant d’auteurs ont développé les valeurs.

    Mais pour qu’elle s’impose dans les esprits il faut faire comme le faisait certain Grecs suivre le maitre pour s’instruire de son enseignement. La démocratie n’est pas en soi garante de la Laïcité, pas plus que ne l’est l’énoncé des droits de l’homme ou le droit. Vu ce que tu as écrit je ne vais pas te faire l’injure de croire que tu ne connais pas toutes les lois iniques qui ont pu être légiférées par des démocraties. Sébastien Say disait qu’il fallait laisser le pouvoir aux plus instruits pour que les affaires soient bien conduites. On ne peut pas dire que c’est ce qui nous manque aujourd’hui.

    Pourtant quid des problèmes. Peut-on être croyant et Laïque ? J’ai rencontré des pasteurs qui le soutenaient, mais bien sur ils étaient dans l’esprit des textes et non dans la lettre. Pourtant la différence fondamentale demeure dans l’approche de l’incertitude audelà de la vie (la mort), dans celle de l’incertitude de l’existence avant cette finalité. Les idéologies offrent l’espérance de lendemains idylliques, et dans la générosité de leurs idéaux peuvent déboucher sur des dogmes comme celui que nous vivons aujourd’hui dans la pensée unique, ou celui que tu as signalé. Les religions offrent l’idéal dans l’au-delà, sous la contrainte d’un certain nombre de rituels fondateurs, et face à cette perspective, aucun croyant de délaissera sa religion pour une philosophie ou un idéal. Ainsi la Laïcité porte en elle le germe de sa destruction. Cela comme toutes les organisations sociétale, car si l’une d’entre-elle constituait une vérité absolu, elle se reconduirait héréditairement. Alors oui la Laïcité est un beau concept, bancal aujourd’hui, qui a obligatoirement sa concrétisation, puisque nous l’avons pensé, et que nous ne pouvons rien penser qui ne soit pas en mesure d’exister ; mais pas toujours comme nous l’avons explicité. Excuse moi de ne pas te développer se « canard », ce serait trop long. J’en termine par un autre.

    Tout ceci commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s’écroule, Il est donc nécessaire de comprendre que quelqu’un qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car il est déjà mort. En fait c’est un mort vivant qui ne pourra plus rien apporter au monde, hormis sa destruction, car pour vivre il ne peut développer que la mort qu’il porte.

    Cordialement. Et bravo pour ton article.



  • ddacoudre ddacoudre 7 juin 2007 22:46

    bonjour. tu as faux sur tous les tableaux. cordialement

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