Le cadre historique, le contenant, les dogmes,ce sont des formes, autant d’époques, de peuples, autant de formes, mais comment peut t on s’attacher aux formes en rejettant les autres, relativisme etc alors que le Christ lui -même a insisté sur le fait que la Loi n’était pas un Absolu, entendre sans doute il y a toujours une loi, mais la forme de la loi peut varier (les Chrétiens parlent d’inculturation, mais c’est plus tard avec St Paul et à l’époque moderne alors que l’islam mentionne dans son texte même l’inculturation, et le christianisme a développé sa théologie souvent sous forme de e pensée « romaine » ou grecque, après Vatican II des Africains se sont plaints que leur Christ à eux n’avait pas ces caractéristiques.
-La question du nom, Issa (avec un ayn, difficile à prononcer pour ceux qui ne sont par arabophones, sorte de raclemment de gorge. Mais Jésus ou ses variantes dans les autres langue n’est pas non plus le terme araméen ou hébreu des origines, de toute façon ça peut s’expliquer par des transformation phonétiques (la prononciation des coptes donne quelques indications), et c’est sous ce nom qu’il était connu en Arabie.
-La parole « ils ne l’ont pas crucifié » ne s’adresse pas aux chrétiens,ce serait absurde, ce ne sont pas eux qui disent « nous avons crucifié le Messie etc » ni avec sincérité les Juifs et les Romains, d’après ce que j’ai lu il s’agit de Juifs orientaux moqueurs. « Mais Allah l’a élevé auprès de lui », au final c’est pareil, cependant dans la version chrétienne il y a deux phases, résurrection et plus tard ascension, ce serait plutôt l’ascension qui correspondrait à une élévation.
-La trinité : des théologiens chrétiens ont distingué la trinité économique, Esprit/Marie/Christ qui désigne la venue du Verbe dans l’histoire, et la trinité « immanente », principielle, la première est tout à fait compatible avec l’islam puisque Jésus n’a pas de Père de chair, c’est Gabriel, qui tient ce rôle (l’Esprit chez les Chrétiens).
D’autre part il est dit (Coran) que Jésus est comme Adam, pas de naissance naturelle, mais souffle divin dans les deux cas, la « mère » d’Adam est la terre et la mère de Jésus est la Vierge, le symbolisme est analogue.
La seconde trinité, non, sauf si on accepte un mouvement interne chez Dieu, comme Dieu se parlant à lui même.
Esotériquement dans le soufisme un être, pas seulement Jésus peut réaliser la divinité en lui, mais c’est caché, aussi bien d’ailleurs délicat dans le christianisme, alors qu’en Inde ou en Chine, c’est dit ouvertement.
-Toujours ésotériquement Jésus fait partie des 4 prophètes non atteints pas la mort corporelle et qui soutiennent, au moins spirituellement le monde terrestre, Elie, Jésus, Enoch et un personnage commun à l’islam, à l’hindouisme et au bouddhisme, Al Khidr (le Verdoyant), ce dernier apparait aux initiés musulmans dans une certaine étape de leur cheminement, quant au Christ comme il est toujours dans une vie perpetuelle, il apparait aussi, c’est pour cela que des commentateurs ont parlé de « islam christianisé » dans certains cas, mais c’est mal comprendre, c’est juste que dans la conception islamique, chaque prophète, ou même chaque descente divine, représente une facette du Verbe Divin, et donc peut être vécue en islam dans le cadre général.
@Fergus Bonjour Fergus, une remarque on peut entendre souvent les victimes se plaindre ne n’avoir pu croiser le regard de ceux qui ont tué ou agressé des proches, mais c’est un peu délicat car si le criminel est repenti, il peut très bien avoir honte de regarder, et si il n’est pas repenti, on pourra penser qu’il défie en regardant et continue à faire souffrir par son arrogance.
Apeirogon c’est un peu différent, mais l’idée est la même, les deux familles une israélienne et l’autre palestinienne, chacune a perdu un enfant, les pères se rencontrent, c’est aussi une histoire vraie romancée.
Mais en Algerie l’amnistie générale n’a pas été appréciée par tout le monde, en fait parce que le conflit est toujours latent.
Il faut donc distinguer entre ce qui vient des victimes et aggresseurs boureaux et entre eux qui prend l’initiative et ce qui vient de la société et de l’état, qui relève aussi bien du politique que du système pénal, par exemple De Gaulle (suivi par ses successeurs) a décidé de grâcier tous les criminels de la guerre d’Algerie, mais les victimes ne se sont pas senties réconciliées pour autant.