Il faut ouvrir le cadeau quand même, Irène Mainguy, qui était bibliothécaire au Grand Orient et qui a bien assimilé l’enseignement de Guénon a écrit un certain nombre de livres sur le symbolisme maçonnique, je regarde par exemple sur les outils, le compas, le cercle, le ciel, l’équerre,la terre, la droiture, le fil à plomb, la verticalité, l’élévation, maillet et ciseau pour tailler, sculpter, perfectionner le caractère, pierre brute, le débutant, pierre taillée, l’homme accompli, truelle, le ciment, l’amour, niveau, égalité etc Tout ce symbolisme est écrit dans la pierre et les édifices religieux.
Autre aspect de la question : l’initiation maçonnique est principalement cosmologique, or pour différentes raisons cet aspect a presque été éliminé du christianisme en tant que véhicule intellectuel (centralité du Christ, lutte contre l’idolâtrie), il faudrait ensuite et après chercher ailleurs et au-dessus, (et inversement).
Cosmologique et chevaleresque/royale (autre opposition de pouvoir pour cette dernière)
Les trois grandes partitions du christianisme pourraient indiquer trois formes de pouvoir, un pouvoir hiérarchique dans le Catholicisme, un pouvoir multipolaires dans l’Orthodoxie (proche de l’Eglise primitive des patriarcats) et le plus « démocratique » l’Evangélisme, les deux dernières étant plus ouvertes à la Maçonnerie, c’est juste un accentuation les trois modalités de guidance sont présentes dans les trois groupes.
Roman et Tourniac (noms d’auteurs) forment en effet un duo singulier dans l’histoire du dialogue entre catholicisme et franc-maçonnerie : tous deux issus de la même mouvance guénonienne, ils ont tenté, chacun à sa manière, de montrer que le symbolisme maçonnique et la foi chrétienne pouvaient s’éclairer mutuellement — mais leurs positions divergeaient profondément sur la légitimité spirituelle de la maçonnerie moderne.
Tourniac : Initié à la Grande Loge de France (GLDF) dans les années 1950, où il gravit les degrés du Rite écossais ancien et accepté. Admirateur de René Guénon, il fait partie de la mouvance dite « traditionaliste » (inspirée par l’idée d’une Tradition primordiale commune à toutes les religions révélées). A publié : L« Esotérisme chrétien et les degrés de la hiérarchie maçonnique (1969) : » L’ésotérisme chrétien et les degrés de la hiérarchie maçonnique« , »La franc-maçonnerie chrétienne (1970)« , La lumière de la Tradition (1976.
Roman : »Essai sur la fonction de la franc-maçonnerie et la mission de René Guénon : L’ésotérisme chrétien (dans Études Traditionnelles, années 1950-70), Correspondance (en partie publiée après sa mort) où il critique la position de Tourniac, qu’il juge trop conciliante envers les loges. Considère cependant que la maçonnerie moderne a perdu sa légitimité.
Du coté catholique dans une optique de rapprochement et suite à Vatican II, il faut citer : P. Giovanni Caprile, s.j, rédacteur à La Civiltà Cattolica — revue proche du Saint-Siège, Cardinal Franz König (1905-2004), archevêque de Vienne, Mgr Daniel Pézeril (1911-1998), évêque auxiliaire de Paris, P. Michel Riquet, s.j. (1898-1993.
Cependant Ratzinger a repris les condamnations, maintenant il y toujours un dialogue discret.
Pour poser la question autrement un chrétien pourrait dire « j’ai tout ce qu’il me faut spirituellement dans le Christ et dans l’Eglise », déjà il y a au moins trois grandes divisions, Catholicisme, Evangélisme, Orthodoxie, les deux dernières sont plus ouvertes quant à la F.M.
Un autre chrétien pourrait dire : « certes j’ai dans le Christ ce qu’il y a de plus élevé, e plus essentiel », oui mais certains aspects sont ignorés, et donc concernant la Franc-Maçonnerie dans son origine salomonienne, le symbolisme du Temple en tant que bâtiment, certes le Christ est Temple, cependant on ne peut négliger les bâtiments et tout le langage sacré qui y est rattaché, et ce n’est pas en priorité la tache des théologiens, ni ce qui figure dans le dogme, à part certaines allusions.
Les loges du Rite suédois, pratiqué notamment en Suède, Norvège, Danemark, Islande et Finlande, exigent que leurs membres soient chrétiens baptisés (souvent luthériens). - C’est le seul système maçonnique majeur où le christianisme est une condition d’entrée formelle. - La foi au Christ y est explicitement affirmée ; les rituels sont clairement chrétiens dans leur symbolisme.
En dehors des grandes obédiences, il existe des groupes maçonniques indépendants ou ordres initiatiques parallèles à tonalité chrétienne : par exemple, le Rite Écossais Rectifié (issu de Lyon au XVIIIᵉ siècle, inspiré par Saint-Martin et Willermoz) met au centre la figure du Christ intérieur et la réintégration spirituelle. L’admission n’y impose pas toujours d’être chrétien de confession, mais le symbolisme y est profondément chrétien.
Le REAA conserve des traces chrétiennes (surtout dans les hauts grades : Rose-Croix, Chevalier du Temple, etc.),mais la doctrine est spiritualiste et universelle, non confessionnelle. Le 18ᵉ degré (Chevalier Rose-Croix) évoque directement la mort et la résurrection, en un sens symboliquement christique, mais interprétable de façon philosophique.