Photographe professionnel. Passionné par l’actualité, le corps humain, les paysage urbains et les métiers de l’image. Je suis hostile à toute forme de cynisme ou de renonciation. L’Homme se définit par ses actes. Et en matière d’humanité, je suis convaincu que tout reste à faire.
Je rejoins tout à fait Aurélien (ou Raphael ?) dans son commentaire sur une chaine abrutissante et méprisante des masses (masses par ailleurs ravies pour les aficionados la une).
- Par ailleurs, le vrai problème ici est l’obsolescence dramatique de l’organisme chargé de mesurer l’audience des différentes chaines. Médiamétrie se livre à son racket avec des moyens dépassés, prenant des sommes phénoménales pour livrer des résultats frelatés, dont dépendent les budgets pub encore plus énormes qui font vivre les géants de l’audiovisuel.
- Moins 1 pour la crédibilité et la transparence sur les moyens. L’essentiel étant que les plus gros restent à leur place et que Médiamétrie puisse leur faire des factures à la hache. On ne scie pas la branche sur laquelle on est assis.
Félicitations, vu la qualité de votre article, il convient de se demander si votre pseudonyme est bien choisi.
Plusieurs points appellent au débat...
Sur l’aspect criminogène des prisons, la preuve n’est plus à faire que plus le régime carcéral est dure ou inhumain, plus on peut être sûr que le détenu ressortira plus dur lui aussi, et passera dans le crime à l’échelon supérieur. La prison est censé mettre la société à l’abri de délinquants, par les enfoncer dans leur situation.
Par contre je ne vous rejoins pas du tout sur votre remarque sur les peines de prison ferme pour les délinquants de la route - notamment pour ce qui concerne les faits les plus graves. Les dernières années ont vu plusieurs faits divers particulièrement choquants d’irresponsabilité où la prison ne semblaient pas inadéquates. Quand un conducteur roule sous l’emprise de l’alcool, en excès de vitesse et tue un tiers (ou plusieurs), une peine de prison ne me choque pas. Il faut quand même prendre ses responsabilités en même temps que le volant.
Pour finir, peut-être serait-il temps d’envisager des peines alternatives. Les Etats-Unis ont fait des expériences intéressantes en la matière. Les camps de « rééducation » à autorité et ambiance militaire dure, où les journées se passent entre exercices physiques et rencontres avec des psychologues, ont fait leurs preuves. Basé sur le volontariat, ils offrent aux prisonniers une alternative plus dure, mais permettant de réduire considérablement leur peine. Au final, ceux qui sortent de ce régime présentent un taux de récidive beaucoup plus bas que ceux qui ont fait leur temps dans un régime classique - moins de 30% de récidive contre plus de 90% (les chiffes exacts sont à vérifier mais l’idée générale est là - si qq’un peut mettre la main dessus, ce serait avec plaisir).
Je sais que ce type de mesure provoquent en France les hurlements de l’intellegensia, criant au fascisme. Mais la réalité prouve que c’est une approche plus constructive - et qui favorise une véritable réinsertion.
Il est à noter que, notamment sur le Net, ces dernières années ont vu fleurir une vague de porno plus violent qu’auparavant. Le genre « gonzo », scènes non scénarisées orientées vers une agressivité spectaculaire, en est un parfait représentant.
Ceci apporte de l’eau à votre moulin.
Mais il est intéressant de voir que parallèlement, une partie des consommateurs masculins, visiblement lassé par cette violence, sont revenus dans leur consommation de produits érotiques à des images beaucoup plus soft. D’ou le développement de sites de photos proposant des images esthétiques ou artistiques, loin du porn et de toute vulgarité, ou les poses et le cadre photographique est censé magnifier la beauté des modèles féminins.
C’est un équilibre des tendances qui est plutôt rassurant, non ?