Photographe professionnel. Passionné par l’actualité, le corps humain, les paysage urbains et les métiers de l’image. Je suis hostile à toute forme de cynisme ou de renonciation. L’Homme se définit par ses actes. Et en matière d’humanité, je suis convaincu que tout reste à faire.
L’article n’est pas dénué d’intérêt mais les commentaires sont carrément passionnants.
En ce qui concerne Le Pen...
Certes, la classe politique traditionnelle et les médias ont tenté en vain - c’est le moins qu’on puisse dire - de le diaboliser. Mais ce n’est pas parce qu’il fait un gros travail de communication qu’il faut oublier qui il est.
Le FN est quand même ouvertement associé au niveau européen à différents partis politiques qui selon les pays, ont une dialectique clairement raciste, antisémite, xénophobe ou révisionniste.
JMLPen a eu lui même des propos révisionniste assez clairs. Le problème n’est pas de savoir si « au fond », il est antisémite, raciste etc ou pas. Sachant qu’on ne peut pas mettre un homme politique sur le divan d’un analyste, on ne peut le juger que par ses discours et ses actes. Et là-dessus, Le Pen, si on le suit depuis ces deux dernières décennies, laisse peu de place à l’ambiguité.
Sa force a toujours été de mettre le doigt sur de vrais problèmes que les autres refusaient d’évoquer (l’immigration) mais de proposer des solutions peu vraisemblables. Pour la campagne actuelle, les choses ont été si loin que plus aucun candidat à peu près sérieux (j’exclue Besancenot et Laguillier de ce lot) ne peut nier que l’immigration pose des problèmes.
C’est Le Pen light, revu par des experts en communication. Marine a minci, elle s’habille mieux, elle a l’air moins méchante et... Ca passe mieux ! De là à le penser compétent pour prendre la tête du pays...
Idole Brisée est de tout les combats d’arrière-garde...
Il est normal dans un pays riche que l’état aide les plus fragiles. Mais l’aide ne doit pas pousser les gens à s’installer dans l’assistanat. Quand on voit des situations ou un citoyen gagne plus à rester au chomage qu’à retourner bosser, il y a de quoi faire des bonds.
Notre bonne gauche caviar hurle au scandale quand on parle de cerner d’un peu plus près les bénéficiaires des allocs chomages. « Flicage ». « Société fasciste »... Sans demander à un plomber d’aller balayer les trottoirs, on peut aussi sortir de l’extrême inverse ou on ne demande et ne controle quasiment rien.
Ca nous aiderait peut-être à sortir de la culture ou celui qui gagne 1500 euros en travaillant est un « abruti », comparé à celui qui touche 1200 euros au chomage et qui serait lui, un « malin ».
A défaut d’être glorieuse, votre réthorique à vous présente l’avantage de donner un instantané assez fidèle de votre mentalité.
Oui, le travail peut être une valeur et une fierté. Pour des raisons que je vous laisse le soin d’analyser, c’est quelque chose que nous avons oublié en France. Le travail est une valeur parce qu’il est un facteur d’intégration dans la société, de développement personnel et que le simple fait d’être debout et de pouvoir subvenir à ses besoins est déjà une raison d’être fier.
Non en effet, nous ne serons pas tous docteur ou avocat. C’est un fait. Faire croire que l’ascenceur social peut fonctionner de la même manière pour tous, c’est un peu comme dire que demain « on rase gratis ». C’est de la démagogie. Si vous promettez l’égalité de traitement pour demain, comme le smic à 3000 euros... Certes, vous allez vous faire des amis, mais quand il faudra mettre tout cela à l’oeuvre, les réalités vous obligeront à vous asseoir sur des promesses lamentables.
Pire, votre discours tend à dire que la fierté du travail serait fonction du poste occupé. Je ne sais pas où vous avez grandi mais c’est un discours nauséabond. Sous prétexte de défendre « les faibles », vous les humiliez avec un propos qui tend à dire : « l’avocat peut être fier de son travail tandis que l’ouvrier, non. »
C’est typique de l’esprit bourgeois : je regarde la société d’en haut et je daigne m’apitoyer sur les petites gens. Quelle bonté de votre part ! Sortez de votre tour d’ivoire. Faites un tour dans les sociétés anglo-saxonnes et regardez comment les gens abordent leur boulot. On peut être fier de bien faire son travail, quel que soit son niveau de responsabilité.
Et oui, je salue votre découverte, les gens travaillent pour gagner de l’argent. Mais contrairement à votre propos sous-jacent : vouloir gagner de l’argent, ce n’est ni sale ni honteux. Alors laissez tomber vos propos philosophico-méprisants pour le petit peuple.
Votre vision misérabiliste du peuple pousserait chacun à s’asseoir et à pleurer sur son sort. Effectivement, tout le monde ne démarre pas avec les mêmes chances. Et puisque vous en parlez, je suis né dans « une cité minable » du 93 (je vous laisse vos propos encore une fois), au milieu de « tours crasseuses ». Et si j’avais du écouter quelqu’un comme vous, j’y serais encore à pleurer pour des aides sociales.
Votre propos complète tout à fait mon intervention. Les électeurs n’aiment pas qu’on les prennent pour des cons plus que de raison.
Plutôt que de l’attaquer sur les incohérences de son programme, les « élites » ont passé deux décennies à traiter LePen de nazi ou de facho avec le succès que l’on sait au final.
Pour ceux qui n’aiment pas Sarko - et c’est bien leur droit - essayer de pousser l’analyse un peu plus loin que de traiter le candidat de « nain » ou de « nabot ». Sinon, à force de le traiter par le mépris, vous allez lui fournir un tabouret pour l’élection...