Photographe professionnel. Passionné par l’actualité, le corps humain, les paysage urbains et les métiers de l’image. Je suis hostile à toute forme de cynisme ou de renonciation. L’Homme se définit par ses actes. Et en matière d’humanité, je suis convaincu que tout reste à faire.
Il y a du y avoir deux journaux en France pour s’élever contre une spectaculaire atteinte à la liberté d’expression. Rappelons tout de même qu’en face de quelques dessins publiés, il y a eu des agressions aux personnes, une ambassade incendié... Ou est l’excès ?
Si on avait encore besoin d’exemples, ils sont malheureusement légions. Quand on agresse son prochain au nom de Dieu, qu’il s’agisse d’Allah ou Jésus, on est effectivement un « con » madame Monolecte, pour dire le moins !
Et avant que vous ne me sortiez une rengaine fatiguante et prétexte à toutes les lachetés sur la haine anti arabo-musulmans... Je vous rassure : j’ai le même mépris pour les abrutis qui incendie un cinéma diffusant « la dernière tentation du Christ » que pour ceux qui tuent au nom d’Allah. Dans tous les cas ce sont des fanatiques avec deux neurones, un pour se nourrir et l’autre pour tuer qui ne méritent pas de faire partie de l’humanité.
Votre attitude, très répandue parmi les élites intellectuelles françaises, consiste à vouloir ménager la chèvre et la chou, à faire la tiède, à ne pas vouloir dénoncer l’innommable. Il y a un nom pour cela : la lacheté !
Si vous souhaitez vivre le pantalon sur les pieds pour être sûr de ne vous facher avec personne, c’est votre droit. Mais par pitié, n’essayez pas de vous faire passer en plus pour une passionnaria de la défense des droits individuels. Ca ne trompe personne et le « score » de votre article me rassure sur ce point.
Face aux extrêmistes qui posent des bombes et manie l’arme automatique, continuez à fustigez les dessinateurs et les organes de presse. Et à l’occasion, pensez à remplacer l’expression « poil à gratter » par « brosse à reluire ».
Ca c’est quand même rigolo. Je reprend Demian dont la formule me parait assimiler les vendeurs de kebab et les extrêmistes et vous me tombez dessus.
Il y a d’autres formes de débat que l’agression ou l’injure. En ce qui concerne mon affiliation supposé au FN, je vous renvoie aux deux textes publiés jusqu’ici sur Agoravox. Si vous avez le courage d’aller les chercher et les lire, ça devrait vous fournir une réponse détaillée.
Donc je simplifie pour vous répondre :
- la démarche de Charlie Hebdo visait bien évidemment les extrêmistes. Je souhaite bien du courage au quidam qui voudra prouver par A+B que ce journal est raciste.
- les vendeurs de kebab des « petites rue de France » ne sont me semble-t-il pas des fanatiques déguisés.
- donc non, Val ne devrait pas avoir de problème pour aller s’acheter un kebab.
Ha, et pour vous répondre, non je ne me sens pas solidaire des militaires qui torturaient en Algérie. Et de façon plus globale, je ne me sens pas solidaire de tous les cons, fachos, intolérants etc qui pourraient m’être rattaché parce que blanc ou français. Et non, je ne trouve pas cela injurieux. Merci.
Le racisme, c’est une opinion éminemment discutable qui voudrait qu’une race soit inférieur à une autre.
La pédophilie et le meurtre, ce ne sont pas des opinions mais des crimes. Il n’est plus là question de liberté d’expression.
Pour vous répondre, à titre personnel, je ne « tolère » pas le racisme mais le fait d’interdire son expression ne le fera pas disparaitre.
Si un homme crie que les arabes (puisqu’il s’agit d’eux ici) sont inférieurs au blanc, pour moi, ça ne doit pas tomber sur le coup d’une interdiction, pas plus que celui qui remet en cause la réalité de la Shoah. Ce sont des gens dont il faut combattre le discours. Leur interdire de parler ne peut que leur donner plus de force en sous-main (théorie du complot n°4568 : on m’interdit de parler parce que je dis la vérité).
Par contre si qq’un dit : « il faut foutre les arabes (ou les guatémaltèques, les néo-zélandais...) au feu ». Cela doit tomber sous le coup de loi parce qu’il y a incitation à la violence.
Mais oui vous avez raison, la liberté d’expression c’est de pouvoir presque n’importe quoi.
Pour reprendre une formule connue, votre discours sera forcément le « n’importe quoi » de quelqu’un d’autre.
Alors oui, je suis pour une liberté d’expression à l’américaine, qui laisse s’exprimer aussi bien les cons, les fachos, les antisémites, les racistes... Et qui laisse en face la liberté de dénoncer ces mêmes cons, fachos, etc.
Hors l’appel au meurtre, si on doit déterminer les limites de la liberté d’expression, qui va le faire ? Vous, Demos ? Moi ?
Ben non, parce que dans tous les cas, il y aura une restriction abusive. La seule solution étant de laisser les uns s’exprimer et les autres se faire leur opinion.
Et pour aller dans l’excès, puisque c’est ce que vous semblez craindre, si je monte demain sur les toits pour y brailler : « TOUS LES ARABES SONT DES TERRORISTES ! » Est-ce que je fais du mal à la communauté arabe ? Ou est-ce que je me définis moi-même comme un abruti ?