Il n’y a pas eu d’ingérence de part et d’autre puisque la Russie n’ a pas souhaité ce conflit et a tout fait pour l’éviter.
Ensuite les Russes ont envoyé un peu d’armes et quelques conseillers militaires mais APRÈS que les néocons aient semé la zizanie. Et d’abord et avant tout parce que l’opinion publique russe était absolument scandalisée de ce qui se passait dans le sud et l’est de l’Ukraine. Sinon, Poutine aurait volontiers laissé crever le Donbass contre un accord avec l’Occident. Accord dont les néocons ne voulaient pas : ils voulaient (et veulent toujours) démanteler la Russie, et leur « think tanks » l’ont abondamment et publiquement écrit (« Overextending Russia », etc...).
Les Russes ont envoyé en fait assez peu d’armes : le Donbass était une région éminemment stratégique (un des principaux objectifs d’Hitler au moment de Barbarossa) et était truffé de dépôts d’armes datant de l’Union Soviétique. Sachant que cette région industrielle était aussi très bien nanti en techniciens capables de remettre ces armes en service. D’où les rigolades des crétins aux cerveaux lavés par la propagande néocone après l’intervention russe en voyant des chars soviétiques antédiluviens dans les rangs de l’armée russe. Parce que ce n’était pas l’armée russe, c’était les milices du Donbass et le matos qu’elles utilisaient depuis 2015.
Les troubles en Ukraine en général et dans le Donbass en particulier ont été générés par les gentils néoconservateurs, épris de paix et d’amour, pour em.erder la Russie, qui s’en serait bien passer. En fait, la Russie d’avant 2014 (et même encore longtemps après) était très occupé à se rapprocher de l’Occident, grande lubie de Poutine qui ne lui a passé que très récemment.
De fait, le statu quo issu du démantèlement de l’URSS convenait parfaitement à la Russie, qui ne voyait aucun inconvénient à le voir perdurer. La Russie dans son ensemble, et Poutine non plus, ne voyait absolument rien de positif à créer des désordres à sa frontière. Vous avez trop regarder LCI pour écrire le contraire.
D’ailleurs, la position de Yanoukovitch, qui ne voulait s’allier définitivement ni à la Russie, ni à l’Occident, était aussi vue d’un bon œil par Moscou. C’est l’occident qui le sommait de choisir un camp, le sien.
En ce sens, les atermoiements et la volonté de conciliation de Moscou avant février 2022, qui énervaient tant l’opinion publique russe, s’explique très bien. Le bond de la côte de popularité de Poutine après le déclenchement des opérations militaires aussi. C’est que les Russes, l’opinion publique, n’appréciaient pas du tout ce qui se passait dans le sud de l’Ukraine, et que là résidait la principale raison d’agir (mollement) de Moscou avant 2022. Le gouvernement russe s’en serait bien passé, tout ça était vraiment le caillou dans la chaussure que les néocons avaient si bien choisi.
Je me demande si, en ce qui concerne gaza, les déclarations de Trump ne sont pas en fait une espèce de baisé de la mort des US aux Israéliens, et s’il ne s’agit pas du prélude à un lâchage du boulet que cette ethnocratie religieuse bizarre fait peser sur la pseudo-démocratie étasunienne. C’est que le soutient à Israël se fait de plus en plus discret chez les sympathisants du Parti Républicain, en témoigne l’accueil du public plus que froid des discours sionistes lors des primaires républicaines.
Un politicien retors, à la Louis XI par exemple, ne lâche un allié qu’après lui avoir promis monts et merveilles et l’avoir flatté au point que ledit allié ne se sente plus de joie... comme Netanyahou hier soir... La sidération de la douche froide qui suit le prend ainsi complètement de court, et le laisse désemparé et sans réaction (du moins sans réactions effectives), rien n’ayant été préparé.
Si j’étais israélien, je m’inquièterai des déclarations de Trump.
Pour le Groenland et autres, il s’agit probablement de créer beaucoup de bruit pour masquer autre chose. Quoi d’autre ? Les semaines qui viennent nous le diront.
Je suis totalement opposé à Trump, et cet homme a bien des défauts, mais il n’est ni un fou, ni un imbécile, donc tout ça cache quelque chose, il me semble.
Tous les pays, absolument tous, ont joué ce jeu des retournement d’alliance et déchiré des traités. Je vous parle de la Russie contemporaine, pas d’un obscure Tsar éphémère que les Russes et l’Histoire méprise qui changea d’alliance après la mort de l’impératrice Elisabteth, au XVIII ème siècle. Ni d’un autre Tsar, plus respecté, qui changea d’alliance parce que les traités signés (blocus continental) asphyxiaient son économie. Mais ce n’est pas lui qui envoya ses armées sur Paris, c’est Napoléon qui envoya sa Grande Armée sur Moscou. Vous avez une bien étrange vision de l’Histoire...
De même, l’abandon de l’alliance de 1917 n’est pas le fait de la Russie, mais de la nouvelle Union Soviétique.
De fait, la politique russe dans l’ensemble, et particulièrement aujourd’hui, a plutôt généralement honorée sa parole et le droit.
Pour ce qui concerne l’époque contemporaine, les occidentaux ont avancé l’argument de la « responsabilité de protéger » lors des guerres de Yougoslavie et notamment de la séparation du Kosovo de la Serbie. Il s’agissait bien de modifications de frontières, que l’on nous présente aujourd’hui comme intangibles. Les Russes ont fait savoir à l’époque qu’ils se souviendraient de cette nouvelle jurisprudence. Et c’est exactement ce qu’ils ont fait avec leur intervention dans le Donbass, bien plus justifiée que dans le cas du Kosovo, psy op montée de toutes pièces par les Occidentaux (plan « Fer à Cheval »).
Désotaniser : franchement, il faut être soit naïf, soit de mauvaise foi pour penser une seconde que le plan des néocons n’était pas de faire rentrer l’Ukraine dans l’OTAN. L’Allemagne est un pays sous occupation étrangère, et fait de toute façon ce que son suzerain lui dit de faire, quoi qu’elle en dise. Et les pays européens de même, y compris la France depuis que le traitre Sarkosy a purgé son corps diplomatique et ses services secrets.
Pas de réponse sur les nazis, qui pourtant m’avait valu le qualificatif de neuneu.