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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 11 août 2009 11:07



    Oui Georges, à force de respecter les autres, on ne se respecte plus soi-même.

    Dans cette phrase il y a « à force »
    A force entend « tout le temps »
    Or c’est justement le « tout le temps » qui n’est pas possible
    Nous avons besoin de friction de chaud et de froid

    Il n’est pas question de passer d’un excès de respect à plus de respect du tout mais de chercher une sensation en vivant des alternances entre moment de respect (De soi, des autres) et des momets d’abus (De soi, des autres)

    C’est un phénomène passionnant que la sensation (De toucher, de voir, de vivre). Il me semble qu’il ne puisse pas y avoir de sensation sans friction

    Tu connais le principe de la grenouille dans la casserole. 
    On y voit que la sensation résulte d’une variation suffisamment importante et brutale de température.
    Sans variation suffisament brutale, pas de sensation

    Peut-on imaginer retirer du plaisir d’un coït où l’on resterait enfoncé sans plus bouger du tout ?
    C’est très marrant de considérer justement la question des vitesses de mouvement dans le coït. Il y en a qui la jouent lente glissade lancinante et il y en a qui ne sentent quelque chose que s’ils cadencent comme des lapins.

    Peut-on imaginer caresser sans bouger ?

    Bouger c’est de la friction ou une alternance entre deux sensations différentes
    Il nous faut sortir pour rentrer, aller pour revenir, cesser pour recommencer. dormir pour nous réveiller, avoir faim pour avoir du plaisir à manger, vivre pour mourir, respecter ici et maintenant pour abuser ailleurs et plus tard.


    Même une chauve-souris, pour se guider, fonctionne par alternances. Elle ne touche certes pas les obstacles avec son corps, mais son corps émet des ondes qui alternent ON / OFF ou + / - très rapidement.

    Imagine, on place un nouvau-né en apesanteur au milieu d’une sphère lisse, sans lumière et silencieuse.
    30 ans après, on aurait soit un vieux nouveau-né, soit un cadavre. Car il me semble qu’on peut mourir d’ennui.

    N’est-ce pas curieux ces expressions « Ah la la, je trouve le temps long ! » ou « Je fais ça pour tuer le temps » ?

    Non vraiment, nous avons un rapport à la vie, à la sensation de vivre, bien paradoxal.
    Et on dirait bien que pour les bestioles ce soit à peu près pareil, en moins compliqué ou hypocrite peut-être...



  • easy easy 11 août 2009 10:07

    Ce sujet touche au gros paradoxe de la pensée humaine, la volonté de se préserver de la mort et le désir pervers de la provoquer.
    Les conflits naissant alors du « Certes mais c’est quand je veux ! »

    Nous avons nos moments pour préférer craindre la mort et nos moments (à quelques secondes près) pour la provoquer de manière plus ou moins explicite.
    Outre les moments précis, il y a aussi, les moyens précis. Un coup on a envie de frôler la mort en prenant un virage limite, un coup en buvant un peu plus, un coup en se mariant (Puisque selon certaines convictions, c’est se passer la corde au cou) et un autre coup, c’est en achetant un fusil.


    Lorsqu’un individu qui a donc ses moments et ses moyens, rencontre un autre individu qui a ses autres moments et autres moyens, ya de la friction dans l’air et il est bien logique que chacun se batte pour préserver ses préférences.



    Vient alors le fait que ces luttes constantes, en réalite infiniment plus nombreuses et denses qu’il n’y paraît à première vue, deviennent du coup un truc important en elles-mêmes. En effet, comme le besoin de chacun d’avoir ses danses très particulières avec la mort, conduit automatiquement à des frictions, ces dernières deviennent consubstancielle à ces danses. Comme serait consubstanciel à la passion, le fait de devoir conquérir une princesse en combattant ses prétendants en y risquant sa peau.
    La friction, les disputes, comme il y en a ici, nous seraient indispensables.

    La nature faisant bien les choses, il faut, pour qu’il y ait sensation de friction, des moments de non-friction, des moments de paix et d’entente cordiale.

    Ainsi, à un moment donné, chacun de nous prônerait quelque chose allant dans le sens du respect des autres, et à un autre moment chercherait la bagarre. Ces moments chaud/froid ne coïncidant pas forcément, nous vivons des alternances de contentement et de frustrations.
    Frustrations de n’avoir pas pu trouver l’instant de paix à un moment donné (Ou contentement de l’avoir trouvé), frustration de ne pas avoir pu se chamailler à un autre moment (Ou contentement de l’avoir trouvé)

    Je suis convaincu qu’il n’existe personne d’absolument et de constamment pacifiste (ou respectueux des autres)
    Tout en convenant qu’il puisse y avoir une différence d’intensité et de méthode entre les femmes et les hommes et aussi selon les cultures, je suis convaincu que tous, Inuits et Apaches compris, nous avons besoin de ses alternances paix/friction.
    Lorsque ça n’a pas l’ampleur des tournois ou des guerres, ça se joue autour des comptoirs, autour des tables, autour des oreillers. 

    La friction peut se produire directement, disons en corps à corps, en face à face, ou elle peut se produire disons plus lâchement, plus hypocritement. Par exemple en laissant une belle merde traîner derrière soi dans les toilettes ; en jetant ses ordures dans un coin de forêt ; en traitant son banquier de sale con mais hors sa présence ; en rayant une voiture ; en dégustant une religieuse devant une télé qui montre des misérables ; en roulant une pelle à son fiancé devant des gens seuls ; en faisant un barbecue dont les fumées envahissent un voisin affamé ; en moinssant compulsivement un internaute ennemi du jour....


    Enfin, il y aurait aussi le fait que certains d’entre nous sont à tempérament pressés « Je veux tout tout de suite » (Ceux là seront probablement les plus chauds, genre Nacéri) et il y a ceux qui savent attendre, reporter, différer leurs satisfactions (Ceux là apparaîtront probablement les plus pacifistes)


    Les histoires de fumée, de risque, d’odeur, de tolérance, de jevousemmerde, de grossierpersonnage, etc. entrent clairement dans ce jeu de la vie





    Quoi, kesta toi, tu me cherches ? 





    .






  • easy easy 9 août 2009 01:10


    Quand un chef d’Etat puissant intervient à l’étranger, même en bermuda, il menace.
    Il menace parce que s’il était roi de Monaco, il n’aurait pas eu idée d’intervenir

    On ne la ramène que quand on est puissant.
    Ce qui fausse d’emblée la valeur absolue de ce qu’on raconte.

    Ainsi, notre avocat général serait Luxembourgeois ou Dalaï Lama ; ça ne lui serait pas venu à l’idée d’exhorter à l’interventionnisme.

    En fait il est Français. Et c’est en toute considération -même inconsciente- de la puissance de notre pays, qu’il en vient à discourir sur l’indignation sans frontière, à s’indigner sur ce qui se passe à portée de nos porte-avions.

    Que nous, d’ici, nous nous abreuvions de cette attitude consubstantielle à notre puissance, c’est sans grande conséquence. Mais dès qu’un petit externe entend ça, il a les poils qui se hérissent. Dès lors, ce n’est pas du tout ce que nous racontons en tant que Père tout puissant qui compte pour lui, c’est notre arrogance, rien que notre arrogance.


    Je pense qu’il faut absolument s’enfoncer cette vérité dans le crâne pour piger enfin pourquoi les petits n’écoutent pas nos sages paroles. Ils voient nos muscles.

    Comment se fait-il qu’un avocat général puisse se lancer dans une telle exhortation en n’hésitant qu’au motif de notre imperfection historique et notoire sans dire un seul mot du rapport de force ?.

    Monsieur l’Avocat Général, quoique vous disiez au tribunal, que ce soit sensé ou idiot, que ce soit juste ou injuste, ce que l’accusé retient, ce qui l’obsède, c’est votre surpuissance, votre capacité à lui nuire. Il ne vous écoute pas. Il vous craint pendant que vous ne craignez rien de lui
    Alors cessez l’hypocrisie. cessez de feindre avoir des scrupules au motifs que nous ne serions pas suffisamment vertueux nous-mêmes pour donner des leçons aux autres. Dites carrément que nous avons la force de notre côté, que cela fait loi et qu’il n’y a pas de raison de ne pas imposer notre moint de vue ;
    Depuis 1881 (Jules Ferry) j’imagine, nos livres scolaires sont construits sur mesure pour endoctriner chaque élève que nous sommes d’une race supéieure, que nous sommes Lumière et que nous avons le devoir de coloniser. En tous cas vous et moi, Monsieur l’Avocat général, nous avions des livres qui allaient dans ce sens jusqu’au collège et même au Lycée (La science étant dans notre camp)
    On n’est pas près de nous enlever notre supériorité de la tête ; Nous sommes supérieurs et lumineux.

    Lorsque nous fouettions c’est parce que nous étions supérieurs et lumineux et lorsque nous recommandons de ne pas fouetter, c’est encore parce que nous sommes supérieurs et lumineux.

    D’ici, il nous semble logique que des gens misérables du Moyen-Orient ressentent quelque amertume et méfiance envers les Américains. C’est vrai que les cultures sont tellement différentes et les Américains si arrogants.
    Mais comment expliquer que nos compatriotes, de culture si cousine de celle des EU, ne supportent aucune leçon des Américains, mais alors vraiment aucune, pas la moindre (Alors que nous sommes si nombreux à écouter les paroles de Bob Marley, du Dalaï Lama ou du Pape) ?
    C’est parce que les Ricains ont une puissance bien supérieure à la nôtre.

    Les requins végétariens, ça n’existe qu’au cinéma.






  • easy easy 5 août 2009 17:32

    Quoi ? On est à la limite d’en faire un dieu ?

    Non sans blague !
    C’est exactement ce que je me suis évertué à dire depuis le départ. J’ai expliqué qu’une royauté est un système pyramidal dans lequel il n’est pas question de toiser le roi directement, depuis la plus basse marche vers la plus haute. Ce qui veut exactement dire que pour le peuple, le roi est intouchable, il est donc comme un dieu. (Et c’est pareil pour la Reine d’Angleterre ou le Dalaï Lama)

    Le problème avec vous c’est que vous partez bille en tête avec une attitude plutôt parano.

    Vous pourriez avoir devant vous une personne tout à fait consciente de l’énorme contrainte que pose un système pareil, si elle ne hurle pas comme vous « A bas le roi », vous pensez qu’elle est royaliste ou ;; ;comment dites-vous déjà ? Baise main.

    (Le baise-main est un geste, non une catégorie de personne)




  • easy easy 5 août 2009 14:40

    Tyrans sanguinaires ?

    Vérifions déjà un point

    «  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »"

    C/C

    La peine de mort : Maroc

    Peine de mort : Suspendue

    Date de la dernière execution : 1993

    Le système juridique du Maroc est basé sur la loi islamique, française et espagnole. L’article 16 du Code pénal marocain prévoit la peine de mort par fusillade pour l’homicide aggravé, la torture, le vol à main armée, l’incendie criminel, la trahison, la désertion, et enfin l’attentat à la vie du roi. Mais en tout, le nombre de crimes passibles de la peine de mort est tellement élevé que les juristes ne s’entendent pas sur leur nombre. Pour l’avocat Mohamed Ahaddaf, il y aurait 361 cas recensés où la sentence peut aller jusqu’à la mort, alors que le chiffre s’élève à 1176 selon maître Abdellah el Oualladi, et que d’autres sources affirment que le nombre de crimes passibles de la peine capitale est de 866.

    Au-delà de ces chiffres, on constate que les juges marocains prononcent la peine de mort avec une relative retenue. Malgré le nombre élevé de crimes passibles de la peine de mort, depuis l’indépendance du Maroc en 1956, et jusqu’en 1994, 198 condamnations à mort ont été prononcées. Fin 2006, dans les couloirs de la mort marocains, on comptait 129 condamnés.
    La dernière exécution remonte à 1993. Le commissaire Tabet, chef des Renseignements à Casablanca, était accusé d’avoir violé des centaines de jeunes filles. Le roi Mohamed VI, arrivé au pouvoir en juillet 1999, n’a jamais signé de décret d’exécution. Le Maroc est donc considéré comme abolitionniste de fait.

    Mais le pays condamne encore à la peine capitale. En mai 2003, suite aux attentats de Casablanca, qui ont coûté la vie à 45 personnes, le Maroc a adopté une loi anti-terroriste qui a augmenté le nombre de crimes passibles de la peine de mort. En décembre 2006, deux hommes ont été condamnés à mort pour des crimes liés au terrorisme. Alors qu’en août 2005, plus de 900 personnes étaient emprisonnées pour des crimes liés au terrorisme, dont 17 avaient été condamnés à mort. Le terrorisme semble donc aujourd’hui être l’un des obstacles à l’abolition de la peine de mort au Maroc.

    La grâce est une prérogative constitutionnelle du Souverain. Le 18 novembre 2005, 50ème anniversaire du retour d’exil de son grand-père Mohamed V, le roi Mohamed VI a accordé le pardon à 10 000 personnes, dont 5000 ont été relâchées, tandis que les autres voyaient leur sentence réduite. Parmi les réductions de peine, 25 condamnations à mort ont été commuées en prison à vie. De manière générale, le souverain Mohamed VI a très largement recours au droit de grâce depuis son arrivée au pouvoir.

    Depuis 2003, la société civile s’est fortement engagée dans le combat pour l’abolition de la peine de mort. Le 10 octobre 2003, Journée mondiale contre la peine de mort, est née la Coalition marocaine contre la peine de mort, qui regroupe sept associations phares de la société civile marocaine. Elle a permis que naisse un débat sur la peine de mort, largement relayé par les médias.

    Côté politique, des avancées marquantes ont été engagées. En août 2003, le ministre marocain de la Justice déclarait : « Je serais parmi ceux qui applaudiront quand la peine de mort sera abrogée au Maroc ». En 2005, le ministre a confirmé sa position, lorsqu’il a été interpellé par une députée sur la question. Il s’est alors prononcé pour une abolition par étapes, en avançant que la société marocaine n’était pas encore prête à franchir le pas. Plusieurs partis politiques se sont également déclarés favorables à l’abolition de la peine de mort. Notamment le Front des forces démocratiques, qui a présenté un projet de loi abolitionniste. Et l’USFP, parti socialiste marocain, qui s’est prononcé pour l’abolition le 10 novembre 2006.

    Malgré de nombreuses avancées, les condamnations à mort se poursuivent au Maroc, essentiellement pour des crimes terroristes, mais également pour meurtre, début 2007.

    Le Maroc a ratifié le Pacte international sur les droits civils et politiques, la Convention sur les Droits de l’Enfant, la Convention contre la Torture et les traitements et punitions cruels, inhumains ou dégradants, et signé le Statut de la Cour Pénale Internationale (qui interdit le recours à la peine de mort).

    «  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »«  »"


    Ca craint m’enfin ça ne fait pas trop sanguinaire je trouve, surtout pour une monarchie où le principe de base, je l’ai expliqué, veut que la personne du Roi soit sacrée. Alors chercher à tuer le Roi (Et éventuellement réussir) mais ne pas être forcément condamné à mort je trouve ça, étonnamment tolérant.



    Tiens je vais t’apprendre autre chose puisque tu parlais de Moyen-Âge en parlant du Maroc.
    Louis XIV était le monarque le plus absolutiste que la France ait connu et il a régné de 1643 à 1715 
    Quant à Louis XV, son arrière petit-fils, qui n’était pas moins autoritaire, il régna de 1715 à 1774


    Et bien tu sais ce qu’on appelle le Siècle des Lumières ?
    C’est la période qui tourne autour du XVIIIème siècle pour simplifier mais dans le détail il faudrait retenir la période 1670 - 1820).


    Marrant heinnngue ?


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