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59 ans
Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 4 août 2009 12:27

    Au fond, il se pourrait que, de façon inédite, la communication des situations de guerre dans lesquelles participent des Occidentaux, provienne de plus en plus de nos soldats eux-mêmes.
    Ca n’avait pas du tout été le cas en Indochine, ça a commencé à être le cas au Vietnam et ça me semble encore plus marqué depuis 15 ans. Même les soldats Russes racontaient leurs états d’âme.

    Parmi les choses qui minent nos soldats, il y a l’évidence du jeu de fric dans cette affaire. Ils ont sous les yeux une population à soumettre qui est misérable et ils voient des norias de camions citernes remplis de pétrole synonymes de notre rapacité, de notre cupidité. Ils se sentent manipulés par des compagnies pétrolières et ont l’impression qu’il y a des économies de fric qui sont faites sur leur dos (Manque d’équipements, de moyens, comme pour les ouvriers dans nos usines)

    Je suis convaincu que les plus grosses bêtises des Talibans ont été de se conduire en intégristes, de détruire les Bouddhas et d’égorger des prisonniers. Sans cela, nos soldats auraient un moral bien plus honteux qu’il ne l’est actuellement.



  • easy easy 4 août 2009 12:07


    Très certainement, la flanerie sur le Net offre quelque chose d’inédit sur le plan de la promenade hasardeuse, des découvertes fortuites et renversantes.
    Restent quelques rigidités ou barrières à vaincre, dont celles des langues.

    On ne sera vraiment dans la découverte que le jour où l’on comprendra ce qui aura été écrit ou dit dans une langue jusque là impénétrable, par des gens qu’on ne fréquente pas du tout et qui sont très peu présents sur le Net.

    Il y a la musarderie.
    Et il y a ce qu’on en fait de ces rencontres hasardeuses.
    Ce n’est pas parce qu’on est en contexte de musarderie qu’on active pour autant notre mécanisme divinatoire ou prophétique
    Et inversement, on peut très bien activer le détective qui est en nous à la vue de quelque chose se situant sur notre chemin très habituel.

    Pour ma part je n’utiliserais sérendipité que dans l’acception suivante : Tendance à jouer compulsivement ou automatiquement de sagacité en même temps que d’ouverture d’esprit, pour deviner quelque chose -du passé, du présent ou du futur- en fonction d’indices a priori épars que l’on rassemble et met en relation selon une logique personnelle, généralement causaliste. (Je n’évoque pas la question du hasard, car il s’impose naturellement partout et tout le temps)
    Edgard Poe aurait été un maître du genre


    Mais à force d’aboutir à des déductions justes (Cf les enquêtes policières où le criminel avoue ce qui a été deviné) nous avons l’impression que notre culture de l’assemblage est universelle. Il se pourrait que nous n’ayons pas toujours raison.



  • easy easy 4 août 2009 05:55


    Oui la communication fait partie de la guerre, et de nos jours elle devrait être très importante.
    Mais dans les faits, il y a tout de même plein de factions actuellement en guerre qui ne communiquent pas en tous cas pas au-delà de leur groupuscule.

    Che Guevara, Gandhi, Mandella, Ho chi Minh, Giap, ont communiqué bien au-delà de leurs troupes et de leurs peuples.
    Au contraire, les rebelles Afghans, par exemple, (Mais c’est pareil pour les rebelles Tchadiens, pour le Esbollah ou l’ETA) ne semblent pas avoir l’idée de communiquer au-delà de leur champ de bataille. Tout se passe comme s’ils ne concevaient pas de gouverner un jour une nation, comme s’ils ne concevaient qu’une sorte de vie tribale à économie loco régionale.

    L’Afghanistan est un de ces pays qui semble peu se prêter au principe d’un gouvernement central avec des provinces éloignées de 30 monts et vallées. Peut-être est-ce pour cela que les chefs Afghans de smontagnes ne conçoivent pas de plus grand horizon de gouvernance que leurs 50 plus proches kilomètres carrés
    Toujours est-il qu’en dehors de Massoud, aucun d’entre eux ne semble intéressé de communiquer avec le lointain. Au contraire, chaque fois qu’ils montrent une scène d’égorgement, ils se mettent le Grand Extérieur à dos et ne réalisent pas les conséquences négatives que ça peut avoir.

    La com de guerre est importante dans ses propres frontières, sur ses champs de bataille mais aussi sur tout le reste de la planète.

    Si les rebelles (ou chefs locaux) Afghans ne voient aucun intérêt à communiquer plus loin que leur champs d’action armée, nous ; les Français, nous sommes également déficitaires sur ce point.
    Nos gouvernants ne savent pas vendre nos raisons, notre idéologie, ni dedans, ni dehors.

    C’est que l’affaire est délicate.
    Imaginons que notre véritable motivation tourne autour de la question de la mainmise sur les richesses des pays en istan. Difficile de l’avouer à l’éxtérieur et même à l’intérieur.
    Imaginons qu’une autre de nos motivations soit de ne pas laisser les Russes mettre la main sur le gâteau. Difficile là encore de l’avouer car nous ne sommes pas du tout ennemis déclarés des Russes..

    C’est parce que nous naviguons en eaux troubles et de façon très hypocrite que nous ne pouvons pas communiquer franchement
    (Par comparaison, lorsque la France colonisait l’Indochine, elle pouvait continuellement balancer des discours très appuyés du genre « Nous avons le devoir de coloniser l’Indochine parce que nous sommes supérieurs... »)

    De toutes manières, de nos jours, le discours qui passe le mieux c’est le discours victimiste.
    Quelles que soient nos véritables motivations, nous ne pouvons tout de même pas prétendre être victimes des Afghans. Nous ne pouvons que bredouiller pour expliquer pourquoi nous les bombardons chez eux.

    De leur côté ; les Afghans ont bien tort de ne pas communiquer davantage sur les abus qu’ils subissent et ils sont bien stupides de s’exhiber en train d’égorger un otage ligoté ou de faire sauter une statue de Bouddha.
    Un Giap ou le Dalï Lama seraient aujourd’hui à leur place, ils ne mettraient pas longtemps à dresser le Monde entier contre nous, à nous faire apparaître comme des monstres
    .



  • easy easy 4 août 2009 04:21


    Je le trouve bien ce papier.
    C’était courageux en terme de quantité de travail
    Pour l’analyse de ce qui s’est passé dans cette émission, je n’ai rien à ajouter, bravo.



    Nous sommes en armes en Afghanistan et nous bombardons tout ce qui bouge ou presque.
    Ca me rappelle le Vietnam à quelques variantes près
    Pour les Français, en Indochine, il n’y avait que l’intérêt des richesses disons de surface à exploiter. C’était un pays à coloniser avec des aventuriers, civils, entrepreneurs sans scrupules tant qu’à faire. Il n’y avait pas d’autre problème que de lutter contre les rebelles Viets qui n’appréciaient pas ce viol.

    Pour les Ricains, au Vietnam, le problème était archi différent. Ils n’avait aucun d’intérêt pour les ressources naturelles (Et ne les ont jamais exploitées) Ils ne voyaient qu’un intérêt idéologique (Ils étaient devenus hyper nationalistes)
    Ils devaient rester sur place ou placer un gouvernement aussi anti communiste qu’eux, afin de barrer la route à l’expansionnisme supposé de Moscou ou de Pékin. Il s’agissait de placer un verrou interdisant que le Sud Est vire tout rouge.

    De même, les US avaient essayé de croquer Cuba uniquement par idéologie, pour ne pas permettre qu’un pays communiste les nargue de si près.

    Pour l’Afghanistan
    Le Nord de la région des pays en « istan » est gorgée de matières premières profondes ne nécessitant pas de colonisation de type Indochine mais uniquement des implantations de grosses compagnies technologiques. Les structures politique, culturelle, idéologique, économique de ces pays nous semble ténues, maîtrisables
    Il suffit d’y placer des Cies d’extration ....et de transport pour en profiter en toute maîtrise

    Mais il y a là un gros probème que le Vietnam ne posait pas. Il y a un énorme problème d’enclavement, de voie d’accès et surtout de sortie.
    Avec l’Iran à l’Est, ne pas avoir le Pakistan et l’Afghanistan dans la poche c’est devoir renoncer à ces réserves et drame des drames (Idéologique alors) on les abandonnerait alors aux Russes. Argggggrr pas question, ce serait trop grave de donner le moindre avantage aux Russes et de dépendre des caprices d’un Poutine !.On lui préfère GW Bush, bien plus marrant !

    Pour créer et poséder LA VOIE du sud, il ne faut surtout pas que le Pakistan tombe aux mains des rebelles (Exactement comme le Vietnam de Ngo Dinh Diem ne devait surtout pas tomber aux mains des rebelles communistes) et bien sûr, idem pour l’Afghanistan.

    En Indochine, et dès 1950, Ho Chi Minh avait pigé une astuce qui consistait à brandir ce drapeau rouge que brandissaitent parfois des Français en France (D’autant que c’est lui qui y avait co-créé le Parti Communiste Français) 
    Bien lui en a pris. Au fil des ans, jusqu’à 30% des Français brandissaient ici le drapeau rouge (Pour des raisons de classe sociale, de salaires, de misère).
    L’armée Française, toute en tricolore, était donc décriée depuis la France.
    (De plus, nombreux étaient les Viets qui adoraient les écrivains et penseurs Français)
    Résultat, lorsque Bigard encerclé par Giap a demandé des renforts, Paris n’avait plus le coeur à s’acharner et Dien Bien Phu est tombé

    Pareil lorsque les US sont arrivés. Giap a eu la bonne idée de brandir une idéologie compréhensible et adoptable par bien des Américains du genre Joan Baez. Giap a su diviser les Américains. Il n’a jamais eu l’idée idiote consistant à égorger un GI’s devant une caméra de télé. Les GI’s ont fini par se faire insulter par leurs propres compatriotes et ils durent évacuer à leur tour.

    Actuellement, les rebelles Afghans agitent un drapeau et une idéologie invendables dans le bloc Occidental. De plus, ils ressortent comme des pourvoyeur de drogue. Ils rôtissent donc tout autant que les Viet-Cong du Vietnam en 1970 mais ne provoquent pas du tout la même compassion. Au contraire.

    Il suffirait que les Talibans changent de drapeau et de chant, qu’ils se mettent par exemple à brandir le drapeau Gay ou du Tibet libre ou qu’ils portent un béret à la Che pour que soudain les opinions basculent, mais bon, on n’en est pas là car pour l’instant, ils en restent au turban, à la burqa, ils ont explosé des Bouddhas et sont loin d’avoir la stratégie globale de Giap.

    Personnellement, je cesserais cette sale guerre de plus en considérant qu’acheter mon pétrole via Poutine ou l’Iran ne me posera aucun problème insurmontable.

    Mais il se trouve que beaucoup d’entre nous ressentent une haine contre l’idéologie talibane, au point que nous sommes majorité à ne pas voir trop d’inconvénients à perdre quelques soldats pourvu qu’on enfume ces barbus. Cet ostracisme anti taliban ne touche pas tous les pays Occidentaux avec la même intensité.
    Alors que tous les pays Occidentaux sont concernés par le dilemme entre acheter le pétrole à Exxon ou à Poutine, il n’y a que les pays les plus braqués contre l’idéologie talibane pour préférer fumer de l’Afghan plutôt que d’abandonner toute velléité de contrôler les richesses de cette région.
    C’est une guerre qui a -comme souvent- des motivations cupides, mais qui, pour se poursuivre dans des conditons aussi pourries, est devenue très idéologique aussi. Nous avons très mal pris les scènes d’égorgements d’otages.

    Les Talibans ou en tous cas les Afghans qui se rebellent contre notre colonisation économique et militaire, ne me semblent pas intelligents. Ils ne réalisent pas qu’ils ont intérêt à se trouver des sympathisants externes. Ils sont très repliés sur eux-mêmes. Alors que pendant leur guerre contre les Russes, Massoud avait su se prêter à une portraitisation, à un marketing favorable en tous cas en France, ils ont depuis complètement perdu le contact, le bon feeling.
    Ils n’ont donc pas fini d’en baver
    Ce problème de sympathie s’était posé aux Natifs Américains contre les Colons qui débordaient constamment sur leurs territoires alloués. Ces Natifs ont souvent tenté de jouer la carte de la sympathie mais sans trop de succès. Ce sont les Giap, Ho Chi Minh, Che Guevara, Martin Luther King, Rainier de Monaco, Mandela et surtout Gandhi qui en auraient joué le mieux.


    Comme l’ont dit plusieurs intervenants, il est toujours possible, surtout quand on fait partie des pays riches, d’acheter ce dont on a besoin. Acheter et non voler au prix d’une guerre. 
    Mais dans le cas des richesses profondes et concernant ces pays en « Istan » qui sont pauvres, se pose tout de même la question du montant important des investissements à faire Même si on était potes avec eux, il faudrait tout de même y déverser beaucoup d’argent pour en extraire le jus.
    Alors investir comme on l’a fait dans le canal de Suez pour se voir du jour au lendemain nationalisé par un Nasser ?
    On prefère investir dans un pays qu’on tient sous notre influence, ...ou protection

    C’est pour toutes ces raisons que nous sommes là-bas et nous y resterons tant que les Ttalibans ou Poutine ne nous apparaîtront pas plus avenants
    On veut bien faire commerce avec un boutiquier sympa mais s’il semble antipathique, on préfère incendier sa boutique. 

    Au fait, quels sont les peuples avec lesquels, aujourd’hui, nous avons plaisir à commercer pacifiquement, même en étant plus forts qu’eux ?



  • easy easy 4 août 2009 01:16

    Sous cette proclamation hardie est incrustée une liste d’affections.

    Hardie ?

    Quels sont les risques majeurs pour un hebdomadaire ?
    Ne plus avoir suffisamment de lecteurs
    Ne plus avoir suffisamment de lecteurs

    Rien n’est hardiesse de la part d’un magazine sinon se couper de son lectorat.
    Bien des bêtises, bien des diffamations, bien des ridiculisations peuvent être entreprises par un magazine, pourvu que ça lui conserve son lectorat.

    Son lectorat aurait quelque envie de bouffer du bougnoule ? Il lui donne de quoi se défouler.. 
    Son lectorat aurait quelque envie de tourner le dos aux trusts pharmaceutiques ? Il va lui offrir de la druiderie.
    Son lectorat s’ennuie de Michael Jackson ? Il concocte de lui livrer son successeur.
    Son lectorat est frustré ? Il lui jette les salaires des riches en pâture.

    Où est le risque dans tout ça, où est la hardiesse ?

    Sera hardi le magazine auto qui titrera « Bon les copains, il faut passer au vélo »









     

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