Si effectivement il y a erreur de
méthodologie de la part de l’IRSN, on s’étonne que la CRIIRAD ne remplisse pas son rôle minimal : fournir une « mesure indépendante »...
Elle est où la mesure ? Pourquoi la CRIIRAD ne fournit-elle donc pas une mesure de
l’activité de l’iode gazeux ?
Ou passe-donc l’argent de vos donateurs si vous ne faites pas de mesure ? Où est passé votre bonhomme avec son compteur ? toujours en en Russie ?
>>« Maintenant la
question va se poser de la « résilience » de nos centrales, ce que l’on peut
traduire par : Nos centrales résisteraient-elles à un séisme de 9 sur
Richet et à une vague de tsunami de 12 mètres ? // On peut aussi se poser
la question de la rupture de quelques barrages, comme Génissiat sur le Rhône,
quelle influence sur les centrales de la vallée du Rhône. »
De toute façon Fukushima sera
dorénavant un cas d’école pour la conception des centrales futures et la mise à
niveau des centrales actuelles. Si cela peut conduire à davantage encore de
sûreté, on ne peut rien trouver de négatif à ces tests (tant qu’on ne s’amuse
pas à débrancher des sécurités, comme à Tchernobyl !!)
Le risque, si de nouvelles normes
européennes draconiennes sont mises en vigueur, c’est que ce mouvement ne se
fasse pas dans le cadre d’un mouvement d’ensemble mondial, avec au final des
standards de sûreté toujours différenciés entre régions géographiques, et avec
au final des coûts de centrale inégaux, conduisant au final au choix, à
l’étranger, de centrales moins sûres.
Il reste à espérer que les
législateurs resteront sensible à la mesure, et ne conduisent pas à des
situations où, globalement, plus de sûreté entraîne moins de sûreté. Mais bon,
quand l’on voit certaines déclarations fracassantes de Verts allemands, ou
l’hystérie d’un certain commissaire européen (l’Apocalypse), c’est difficile de
se montrer optimiste.
>> « Comme on oublie
que le tsunami a fait dans les 20 000 victimes pour ne plus que comtempler son
nombril français.. C’est indécent !! ».
Le pire est qu’ils ne s’aperçoivent même pas de cette indécence. Cette indécence est typique des
opinions dogmatiques. C’est comme déclencher des croisades et des guerres
meurtrières au nom de « l’amour de dieu ».
JL le demande :
« qu’a-t-on fait pour en arriver là ? ». Si « là »
signifiait bien la crise nucléaire au japon, la réponse est simple : RIEN.
Il y a un 9 sur l’échelle de Richter, et on n’y peut RIEN.
Le « nucléaire »
apprendra de cet accident. Quant « au nucléaire japonais », il
s’adaptera aux nouvelles conditions imposées par ce séisme, le plus puissant
jamais enregistré au Japon.
Mais pour la pensée dogmatique,
il faut trouver un coupable, et « le nucléaire » est la victime
expiatoire, l’agneau dont il faut faire couler le sang pour apaiser les
dieux.
Espérons
que cette crise amènera plus de mieux.
Un bien bon courage pour la suite et merci pour vos interventions !