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Eloi

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« Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croît »

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  • Premier article le 04/10/2008
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  • Eloi Eloi 30 octobre 2009 11:43

    Au final je réaffirme que si les scientifiques se finançaient normallement, et que l’état ne s’occupait pas de problème scientifiques, alors les choses avanceraient mieux. Et donc oui avec plus de liberté, du libéralisme quoi, de nouvelles énergies apparaitraient. Peut être pas tant que le prix du pétrole serait bas ou moyen.

    Je ne me contredis en rien, puisque faire du libéralisme en france sur la politique énergétique alors que tant d’autres pays au monde font de la stratégie (USA, OPEP, Chine) est bien une connerie monstrueuse. Alors certes vous pouvez rêver d’un monde où il n’y a plus de stratégie dans l’énergie, mais honnêtement, je préfère me baser sur la réalité et avoir de l’énergie. Votre libéralisme économique est une lubie qui nous coûte aujourd’hui en europe, alors que tous les pays du monde (dont les plus « libéraux ») sont en train de faire de la dévaluation compétitive. Quand personne ne joue vos règles, et que ces règles ne vous donnent aucun avantage, quel gain à les garder ?

    Et, oui, l’état ne devrait pas financer les « énergies renouvelables ». Quelle légitimité ont les Sarkozy ou les Rocards pour décider quelle énergie il faut utiliser ? Je vous rappel que ces deux tristes sir croient que le CO2 trou la couche d’ozone.

    Je vous retourne la question : 90% des gens ne comprennent rien aux questions énergétiques, voire s’en contre-foute. Quelle est leur légitimité à en décider de l’arrêt d’une ou de l’autre ?
    Les effets de seuil de la reconversion énergétique provoquent des coût bien trop élevés pour intéresser le privé, dont l’objectif est de maximiser la rentabilité de son outil énergétique. Ce n’est pas que le marché n’a pas le droit de financer cette reconversion, c’est juste qu’il n’en a pas le pouvoir. L’évaluation d’un risque industriel pour dans 50 ans le rend exorbitant (d’autant plus que les instabilités internationales se multiplient).



  • Eloi Eloi 29 octobre 2009 23:10

    ObjectifObjectif,

    comment stockez-vous l’énergie pour la nuit, quand il n’y a plus de soleil ? Quel est son rendement ? La solution par air comprimée que vous proposez parait pas mal, mais quelle est la capacité, en france, de stockage dans les cavernes ?
    combien de temps par an avez-vous votre puissance crête ? Par combien devez-vous mulitplier (rendement du stockage compris, rendement du réseau compris) la surface installée (et donc le prix) pour compenser le fait que l’on ne puisse avoir la puissance crête tout le temps ?
    en combien de temps la filière peut-elle se développer ? En combien de temps cette filière peut-elle remplacer et le pétrole, et le nucléaire ?
    quel est le coût des transformateurs ? quel est le coût d’adptation du réseau à des variations brusques et aléatoires de l’électricité produite ?
    quel sera l’impact climatique de réfléchir la majeure partie de l’énergie solaire arrivant sur la surface des villes ou des parkings ?
    Le procédé de fabrication produit quels déchets ? Sont-ils toxiques ? Sont-ils stockages, destructibles, gérables ? Quel est le coût énergétique de leur retraitement ?

    Notons le prix du combustible nucléaire est très faible devant l’investissement de la centrale. Enfin, le stockage pendant des millions d’années n’existe pas puisque l’uranium 238 (99.5% de l’uranium) est une source d"énergie valorisable, que le plutonium (MOX) est recyclé, et que les réacteurs à neutrons rapides peuvent recyler les actinides mineurs. Il ne reste, à la fin, plus beaucoup de déchets très actifs.

    Enfin, si votre solution est valable, pourquoi ne serait-elle pas un complément à l’énergie nucléaire ? Le marché de l’énergie est immense, et nucléaire et énergies alternatives ont un immense potentiel de développement pour remplacer l’écrasante prédominance du pétrole, du charbon et du gaz.

    Pour les accros à l’impact planétaire : le carbone que vous relâchez par votre voiture se répand sur toute la planète en moins d’un an. Il lui faudra plus d’un siècle pour ête assimilé. Certains processus comme la fonte des calottes polaires, ou la dilatation thermique des océans, ont des inerties supérieures au sicèle. Le risque ultime du carbone, c’est la condition Vénus, qui était la condition originelle de notre planète, avant que la vie stocke le carbone.

    Il y a trop de choses à faire pour s’entredéchirer...



  • Eloi Eloi 29 octobre 2009 22:34

    j’ai choisi un opérateur alternatif qui me fournit 100% en energies renouvelables

    Quand il fait nuit et qu’il n’y a plus de vent, comment avez-vous de l’électricité ?



  • Eloi Eloi 29 octobre 2009 17:14

    - Quel sera le stock d’uranium dans 50 ans ?

    Tout dépend de quoi vous voulez parler.
    * Pour les réacteurs à eau pressurisée ou à bouillants (réacteurs REP et REB), qui fonctionnent en spectre neutronique modérés (par l’eau), il reste, selon les analyses de l’OCDE et l’AIEA, 3.3 millions de tonnes d’uranium a « bas coût », soit avec une consommation annuelle de 60.000 t/an soit 55 ans de consommation [http://www.sfen.org/fr/question/uranium.htm,http://www.laradioactivite.com/fr/site/pages/RadioPDF/Energie_nucleaire_DEN .pdf]. Ca ce sont les réserves raisonnablement assurées. Les réserves spéculatives représentent 14 millions de tonnes [http://futura24.site.voila.fr/nucle/uranium_reserv_product.htm].
    * Pour les réacteurs à neutrons rapides, tel que superphénix, fonctionnant en surgénérateur, multipliez cela, pour l’uranium, par au moins 70 puisque l’on pourra alors utiliser l’uranium 238 non utilisable dans les réacteurs actuels et qui représente 99.5% de l’uranium disponible.
    * certains réacteurs GenIV type « molten salt » et les surgénérateurs à neutrons rapides que les indiens veulent construire, seront capables de fonctionner au thorium, ce qui reviendra à additionner encore un facteur 100 sur les réserves d’uranium [http://www.laradioactivite.com/fr/site/pages/combustiblesauthorium.htm].

    Le calcul montre 13000 années... Nous avons donc largement le temps d’apprendre à nous servir de notre meilleur réacteur nucléaire : le soleil, en plaçant des panneaux solaires un peu plus proches de lui que la terre, et où ils seront diablement plus efficaces.

    On a de quoi, la plupart des technologies existent et ont été éprouvées aujourd’hui. Nous avons en France une longue expérience des réacteurs rapides, avec la famille Rapsodie, Phénix, Superphénix. Les indiens ont pour objectif de devenir leader dans les technologies des réacteurs rapides au sodium : eux ont désespérément besoin d’énergie pour leur milliard et demi d’habitants, et il ne se posent pas vraiment la question de bidouiller du solaire ou du vent.

    Nous le voyons, c’est la surgénération qui compte pour le nucléaire. Notons que les scientifiques envisageaient la surgénération depuis les années 60. Ils n’envisageaient pas le nucléaire sans la surgénération. La fermeture de superphénix par le chantage électoral de Voynet, a fait perdre au moins 50 ans à la surgénération en France. En attendant de rattraper ce retard, on fabrique donc des EPR.

    Ce problème des ressources (50 ans) et le problème du non-recyclage de ce qu’il reste de déchets après retraitement (les actinides mineurs 1à 2%) est uniquement dû aujourd’hui à l’action non démocratique des antinucléaires. Ces personnes-là sont donc à l’origine du problème des déchets en France.

    - Aujourd’hui, l’EPR est-il en état de fonctionnement ?

    Aucun EPR n’est actuellement en état de fonctionnement : la construction a débuté en 2003 pour l’EPR de Finlande. C’est une tête de série : il est normal qu’il soit près de deux fois plus coûteux que les réacteurs qui sont prévus de le suivre, et que la construction prenne du temps. de plus l’industriel finlandais a pris du retard pour le rendu de ses rapports de vérification. Probablement aussi des difficultés d’organisation d’areva, qui n’a pas construit de réacteur depuis 20 ans.
    Si votre question est : l’EPR va-t-il fonctionner ? La réponse est oui, bien sûr, tout comme framatome a construit tous les réacteurs français, l’EPR fonctionnera. Il n’y a pas de principe révolutionnaire, dans l’EPR, c’est un réacteur à eau pressurisé optimisé (meilleur rendement) et rendu encore plus sûr (bac récupérateur, dimensionnement au séisme...). la question est plutôt : areva aura-t-il les reins assez solides pour terminer l’EPR de Finlande, c’est-à-dire à couvrir les coûts de sa tête de série. Areva fait encore des bénéfices, et provisionne beaucoup d’argent pour les prochains chantiers. La période est difficile, mais est loin d’être insurmontable.

    - Etes vous bien sur que les déchets à l’air libre ne sont pas dangereux ?

    L’uranium appauvri en russie, si c’est dont vous voulez parler, n’est pas à l’air libre puisqu’ils sont dans des (gros) containers étanches. Quand au danger terroriste : certes. Peut-être pourrait-on les enterrer. Mais honnêtement, le risque terroriste à servi à justifier les pires moments des dix dernières années.



  • Eloi Eloi 29 octobre 2009 16:28

    eloi ne soyez pas de mauvaise foi, une telle annonce ferait bien sur grimper les prix à très court terme, mais la production de masse les feraient s’effondrer très rapidement

    Vous avez raison, mais tout dépendra de la constante de temps du déploiement de cette filière. Avez-vous néanmoins des arguments sérieux sur le fait que le déploiement d’une production de masse est possible sur moins d’une décennie ?
    Mes questions sont nombreuses vous savez :
    * souplesse de l’approvisionnement en matériaux de base de qualité suffisante.
    * distribution géographique, conditionnant l’aspect stratégique des ressources disponibles.
    * taux de rebuts, taux de renouvellement des panneaux solaires déjà construit
    * taux d’auto-consommation pour la production, le transport, l’entretien et le recyclage des panneaux solaires.
    * l’auteur a montré que le solaire créait plus d’emploi ce qui implique plus d’ouvrier à se déplacer pour aller fabriquer, entretenir des panneaux solaires : impact de leurs trajets supplémentaires sur le rendement de la filière
    * coût tu traîtement des rejets d’effluents (les bains d’acide etc...).
    * approvisionnement en transformateurs de ce type (il me semble que le marché du transformateur est très tendu et confidientiel, mais c’est, bien sûr à vérifier)
    * adpatabilité du réseau actuel à un réseau fortement photovoltaïque
    * formation d’ingénieur et de techniciens qualifiés pour la production, l’installation, l’entretient, le recyclage des panneaux solaires.

    Vous proposez de construire toute une filière. En a-t-elle les reins aujourd’hui ?

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