ObjectifObjectif, je souhaiterai néanmoins vous poser une question :
Et bien non, les centrales nucléaires m’intéressent aussi passionnément.
Ce qui m’interpelle c’est que sur cet article dont le sujet est une charge contre le nucléaire, vous n’ayez pas réagi sur ce sujet et vous n’ayez réagi qu’à certains posts sur le solaire photovoltaïque. Je conviens que certains posts évoquaient le solaire qui semble être un sujet qui vous passionne, mais tout de même, l’essentiel des interventions concernaient le nucléaire. Ma question n’est en rien agressive, mais convenez que dans le contexte de ce fil, vos arguments semblaient plus une charge consensuelle, non ?
Quoique que je déplore son côté brouillon et fourre-tout, merci pour cet article qui présente avec courage, et ca a toujours de l’intérêt, un point de vue différent.
Je ne suis en rien spécialiste du climat mais je me permettrais cette objectif de physicien : la biosphère est un système auto-régulé : il s’adapte en permanence aux conditions du système pour optimiser, en fonction de l’énergie disponible, son fonctionnement. La preuve, la vie existe depuis 4 milliards d’années, malgré toutes les perturbations (solaires, géologiques, chutes de météorites...)
La conséquence est que, même en augmentant nos rejets de carbone, le climat ne devrait justement pas beaucoup changer (et c’est ce que je n’ai jamais compris dans les films à la al gore : leurs correlations linéaires n’ont pour moi pas beaucoup de sens, mais bref). Les arbres devraient pousser un peu mieux, en sommes.
Par contre, le fait de changer dans une direction les paramètres du système, déplacent notre point de fonctionnement, et toujours dans le même sens : il y a le risque« d’effet falaise » c’est-à-dire que nos système biosphère passe un seuil et se mette à diverger vers un autre état thermodynamique plus stable : l’état de notre planète lors de sa formation, ou une condition vénus. En d’autres termes, les « puits de carbone » deviennent des « sources de carbone » annulant les rétro-actions favorables.
La vie est robuste. Mais jusqu’à quel point ?
Dans l’espoir de recevoir votre réponse, votre culture sur le sujet me semblant plus développée que la mienne, peut-être pourrez-vous répondre à mes interrogations de « bon sens physique » ?
La fusion nucléaire, voilà la solution à long terme.
Je vous proposerai même mieux : utiliser le meilleur réacteur nucléaire qui existe dans l’univers : le soleil . Il nous bombarde en permanence de radiations dures, mais ca au moins, c’est « naturel ».
Ma proposition est la suivante : construisons un ou plusieurs ascenseurs spatiaux (d’après la nasa le premier coûterait 100 millards $, soit un huitième d’un plan de relance américain, faudrait que je retrouve la source d’ailleurs) et plantons à 10 millions de kilomètres du soleil d’immense corolles photovoltaïques, qui là-bas, seront diablement efficaces. On transmettra l’énergie par laser ou par antimatière (en alimentant un accélérateur placé jusqu’à côté). Le flux énergétique disponible est gigantesque : toute l’énergie du soleil.
Ca c’est du projet optimiste pour l’avenir. Ca donnera des emplois à des milliards d’humains pour un certain temps.
Et en attendant de le terminer (car c’est une échéance à un ou deux siècles) nous pouvons utiliser des centrales à fission à neutrons thermiques, à neutrons rapides et des réacteurs à fusion. Dont nous optimiseront la durée de vie des réserves grâce aux énergies alternatives, à chaque fois qu’il sera pertinent de le faire.
Le risque avec les énergies alternatives, c’est que leur rendement global soit si faible, qu’on retombe à une intensité énergétique qui diluent tous nos efforts, ne permettent pas de dégager des marges de productivité nécessaires pour sortir hors de notre planète. Et alors, il ne sera plus possible d’utiliser le pétrole (il y en aura plus) ni le nucléaire (pas assez de marge de productivité). Nous serons donc bloqués sur terre ; le problème serait non pas qu’on n’en aurait envie ou pas, mais que nous aurions définitivement fermé, et pour toujours, cette possibilité.
Cette discussion est donc partie d’un mauvais pied. Je m’en excuse. Je dirais que c’est le risque : cet article est un ensemble de mensonges et tout du moins d’approximation, et des articles comme ceux-là il y en a à la pelle : c’est réellement épuisant.
Nous avons peut-être donc à faire des choses sur le sujet... ma
proposition d’échanger via Avox nos adresses e-mail pour travailler sur
ces questions-là tient toujours : je ne peux pas vous promettre une
disponibilité parfaite, mais je pense qu’il en est de même pour vous.
Dites-moi si cela vous intéresse, je transmettrais votre accord et mon
accord à Avox.
« C’est cela le boulot du lobby »pro-renouvelable« » : personnellement, je ne suis d’aucun lobby,
Ce mot n’est pas forcément négatif, de plus je suis certain que vous avez une préférence. Vous savez, la prétention d’objectivité n’a pas beaucoup d’intérêt. Vous semblez savoir beaucoup de choses sur le solaire et en avez parlé à chacun de vos posts. Vous devez un peu aimer ca, non ? Eh bien, monsieur, tant mieux ! Si vous êtes passionné, vous aurez des choses à m’apprendre, et le plus grand risque que je prend c’est que vous me passionniez.
Si vous souhaitez vraiment avancer, alors commencer vous même à répondre à vos propres questions, et à les poser pour les technologies disponibles.
Certes.
(D’ailleurs je ne sais pas depuis combien de temps vous essayez de vous renseignez sur le solaire, mais, il y a quelques années, c’était beaucoup plus facile : un google et vous trouviez rapidement des sources techniques et scientifiques... Aujourd’hui, c’est terrible, c’est spammé de sites commerciaux ou de copie de copie de news AFP...)