Honnêtement, olivier cabanel, mes calculs me montrent 9 Mtep (10% du total), en supposant un rendement de la filière à 100%. Le rendement des GNV est de 45% (ce qui est par ailleurs exceptionnellement haut), cela signifie qu’il ne restera que 4.5 Mtep.
Sachant qu’il va falloir sillonner l’intégralité des 155000 km² de nos
forêt pour
récolter ce bois et le ramener dans les composteurs, puis les
distribuer. De plus,
ce 1.3 milliards de m3 de gaz devront être stockés à 200 bars (200 fois
la pression atmosphérique) dans des réservoirs très épais en acier qui
consomment une immense quantité d’énergie à fabriquer. Des 4.5 Mtep, selon moi, il ne restera plus grand’chose, à mon humble avis.
Ces chiffres sont valables pour l’exploitation de l’intégralité de la production de bois de toute les forêts de france. De manière très limite on pourra supposer qu’on n’a pas d’impact sur la nature si l’on utilise 10% de la production naturelle. Il ne reste que 0.45 Mtep, soit 0.5% du chiffre que vous avancez pour la consommation des transports.
Vous savez, le risque de tuer toutes les forêts de france me paraît colossal. Vous ne pouvez pas vous contenter d’une opinion.
Cela me fait dire que pour les gens ayant la chance de vivre près d’une porcherie et qui pourront y aller en tant que station service, c’est valable. Pour tous les autres...
Olivier Cabanel, je me pose une question d’impact environnemental :
les branches que l’on coupe, et que l’on ramasse, seraient de toute façon tombées, sans intervention humaine. Quel est l’impact de retirer à la forêt tout ce carbone et tout cet azote. Mon bon sens me fait dire qu’une forêt est un système auto-régulé : quel est l’impact de soutirer à la forêt toutes ces ressources ? Ne risque-t-on pas de raréfier carbone et azote, l’engrais des arbres et des jeunes pousses, nourriture pour tant d’animaux, et finalement désertifier les forêts ?
(je parle bien sûr dans ce cas d’une exploitation intensive, et non pas de l’utilisation locales de ressources disponibles par des populations « isolées » et qu’il serait trop énergétiquement coûteux de raccorder au réseau. dans ce dernier cas, je suis très favorable au développement de solutions locales d’indépendance énergétique)
Productivité porcherie : 160 m3/jour soit Pr=58400 m3/an/porcherie (vos données) Nombre de porcheries : n=23000 (vos données) Energie volumique de combustion du méthane : Ev=35.6 MJ/m3 Part du méthane dans le biogaz : p=70% Energie totale disponible sous forme de méthane, par an : E=Pr * S * p * Ev = 3.4e16 J = 0.8 Mtep
Je suis ravi que vous ayez enfin écrit un article sur ce sujet. Comme je suis un emmerdeur j’essaye de reprendre les calculs
Voici le suivant :
Productivité de biogaz par an : Pr=96500 m3/km². (je n’ai pas trouvé d’autre source que la vôtre, pourriez-vous me renseigner ?) Surface des forêts : S=155.000 km² Energie volumique de combustion du méthane : Ev=35.6 MJ/m3 Part du méthane dans le biogaz : entre 50% et 70%. Je prends p=70% Energie totale disponible sous forme de méthane, par an : E=Pr * S * p * Ev = 3.7e17 J = 9 Mtep
Je ne trouve donc que 9 Mtep/an avec toute notre forêt, à comparer avec les 271 Mtep/an d’énergie primaire consommée en france. Et là je compte un rendement de 100%, c’est à dire sans compter les trajets en camion nécessaires pour ramasser tout ca, et le poids d’acier (énergivore) nécessaire pour stocker (en toute sécurité) ces milliards de m3 de gaz.
Il est probable que j’ai fait une erreur de calcul. J’invite quiconque, et surtout olivier cabanel à le refaire, pour confirmer que je n’ai pas fait d’erreur.