Entièrement d’accord, il y a déjà eu le même genre de débat pour d’autres problèmes, l’amiante par exemple ou le sceptique de service était V. Courtillot (directement intéressé au problème) soutenu par son compère C. Allègre (décidément toujours les mêmes).
Entièrement d’accord, la polémique sur les causes du réchauffement climatique ne doit pas servir à occulter la cause commune à plusieurs problèmes majeurs et avérés. C’est le principal reproche qu’on peut faire à certains sceptiques, parce qu’au-delà du débat scientifique, la question est de savoir s’il faut prendre des mesures et leur réponse est non, or ces mesures sont nécessaires pour résoudre les autres problèmes.
Si les sociétés pétrolières se reconvertissent massivement vers d’autres sources d’énergie c’est : - parce qu’elles ont de moins en moins accès aux gisements des sociétés dites nationales - qu’elles doivent aller chercher les nouveaux gisements dans des zones de plus en plus difficiles d’accès et de moins en moins productives
Ces deux causes sont aggravées par un tableau de fond extrêmement pessimiste qui est l’épuisement de la ressource conduisant à un plafonnement de la production que tous les spécialistes du secteur et les analystes stratégiques prédisent entre aujourd’hui et 2015 (le pic de production de pétrole conventionnel c’est déjà du passé, il s’est produit en 2005).
Tous les gouvernements le savent (cf rapport de la Bundeswher et de l’US Army), c’est pourquoi ils mettent en place des mesures techniques visant à réduire la consommation de carburant (agrocarburants, voitures électrique, voiture à basse consommation) afin qu’on ne soit pas exposé au rationnement et à un changement brutal de comportement dans un futur proche.
Les élites américaines savent cela depuis plus longtemps que nous encore. Dick Cheney et son think thank avaient communiqué au gouvernement Clinton un rapport sur la question en 1998 - rendu public il y a quelques années - prédisant des problèmes d’approvisionnement sérieux avant 2025.