"Ils ont une autre
raison pour nier l’optimum médiéval car s’ils le prenaient en
compte, ils devraient l’intégrer dans leurs théories et à ce
moment_là nous leur dirions que dans l’histoire, il existe d’autres
périodes de réchauffement et que vous devez aussi les prendre en
compte.«
C’est totalement faux, à tel point que la semaine dernière c’est un sceptique qui l’a minimisé quand je lui ai fait observer sur le graphique de Solanski ceci :
»Je remarque dans le graphique que la période dite du « petit optimum » du
moyen âge (800-1300, pic entre 1000 et 1100) qui a été presque aussi
chaude d’actuellement au pic et nettement plus chaude que
les siècles précédents correspond à une période plutôt de faible
activité solaire, du moins significativement plus faible, et en plus avec
un minimum durant le pic de température, que les deux derniers siècles (XIX et XX) et
beaucoup plus faible que les siècles précédents (VII-VIII) ce qui tend à réfuter la
corrélation entre activité solaire (irradiance, nombre de
tâches, magnétisme) et niveau de température moyenne terrestre.«
Réponse du sceptique : »La remarque est juste, mais d’une part la globalité de l’optimum médiéval est encore débattue (Grudd a épinglé Allègre pour l’avoir méconnu en utilisant sa courbe la
plus récente « bidouillée ») et d’autres facteurs ont pu intervenir pour
épauler un effet solaire. L’épisode n’est pas décrit d’ailleurs comme un
plateau de températures chaudes."
Traduction : il n’y a pas vraiment eu d’optimum médiéval et puis si ce n’est pas le soleil alors c’est autre chose, autrement dit je botte en touche.
C’est ce qui arrive quand on ne s’intéresse qu’à une petite partie des données.
« le soleil n’y est pour rien car l’augmentation du flux solaire est minime (qq pour mille) »
Ce n’est pas exactement ça qui est écrit, je cite :
« L’énergie totale rayonnée par le Soleil est dominée par la partie visible du spectre et a très peu varié au XXe siècle si on fait la moyenne sur les cycles d’activité de 11 ans. La variation relative de cette énergie durant ces cycles est de l’ordre du millième. Le forçage3 correspondant, de l’ordre de 0,2 W/m2, est 10 fois plus faible que celui dû à l’augmentation de l’effet de serre lié aux activités humaines. »
Il s’agit des variations constatées au XXème siècle, et non pas en général, ce qui change tout. Et c’est une évidence que dans ce cas quand les variations sont minimes les effets sont minimes. Et ce n’est pas qq pour mille mais de l’ordre du millième c’est à dire 1 pour mille.
Et un peu plus loin :
« L’activité du Soleil ne peut donc être le facteur dominant de ce réchauffement, même si des corrélations entre l’activité solaire et certaines variations à court terme de la température terrestre ont été mises en évidence... »
Il est écrit « de ce réchauffement » avec donc des variations de 1/1000 et non du réchauffement en général. Si ce n’est plus 1/1000 mais par exemple 3/1000 en négatif sur 20 ans alors le forçage serait de 30% en négatif de celui des gaz à effet de serre donc significatif d’où un ralentissement du réchauffement.
Bon alors soit je ne comprends pas le français, soit notre chère
académie des sciences a réussi à dire blanc et noir dans la même page ..
« Si le CO2 est majoritairement responsable alors qu’il croit de façon exponentielle comment le réchauffement peut il ralentir ? »
Si vous aviez bien lu le rapport, il ne vous aurais pas échappé qu’il faut un doublement de la quantité de CO2 pour augmenter la température de 1,1°C +-0,2 (page 8 du rapport), ce qui signifie qu’il faut que la croissance du taux de CO2 (et des gaz à effet de serre en général) soit exponentiel pour avoir aune augmentation linéaire de la température.
Dans le rapport il est écrit que la concentration de CO2 augmentent continument, ce qui ne veut pas dire de façon exponentielle. De fait, la courbe d’émission de CO2 qui est proportionnelle à la consommation des énergies fossiles se tasse avec le temps (il y a 40 ans c’était 2,5% de croissance par an, depuis les années 2000 c’est 1,5%), et le rythme de déforestation qui représente 1/3 des émissions de CO2 n’augmente plus, on est donc plus proche dans la période récente d’une augmentation linéaire qu’exponentielle. D’autre part la concentration de méthane (principal autre gaz à effet de serre) qui avait augmenté de 140% s’est stabilisée depuis 2000 (c’est écrit dans le rapport page 4) .
Logiquement, il s’en suit que l’augmentation de température ralenti.