Entre humains eux-mêmes, il n’est pas possible de transplanter les organes (cœur, rein, sang...), est-ce pour autant que les humains non compatibles entre eux ne sont pas de la même espèce ?
Vous confondez proximité génétique et rejet de greffe d’organe. D’ailleurs je même vous dire que la greffe de corail pour remplacer des os du crâne marche aussi très bien, vous en concluez quoi ?
En fait si ça marche avec le porc, c’est parce que d’important efforts ont été faits dans cette direction car on dispose de porcs en quantité illimitée, alors que l’intérêt économique et pratique des singes pour la greffe est nul étant donné qu’ils sont en voie de disparition (ils ne sont même pas assez nombreux pour assurer un trimestre de greffes mondiale).
Ultimement, il reconnut à la théorie de la sélection naturelle le
statut de science véritable : il l’estimait entre autres capable
d’expliquer les multiples processus de « causation vers le bas ». Une
position que sa propre métaphysique évolutionniste ne pouvait que
renforcer.
"Vous parlez de l’absence de chainons manquants entre l’homme et le singe
mais il y a des manques du même acabit dans presque tous les règnes,
comment l’expliquez vous ? «
L’expression »chaînon manquant entre l’homme et le singe" est un
locution piège du fait que les deux sont contemporains. La rigueur
impose de dire "chaînon manquant entre l’homme et des ancêtres communs
avec le singe".
A partir de là c’est très simple à expliquer, les chaînons manquants sont à la fois : - dus au fait que la fossilisation n’est pas un phénomène linéaire dans
le temps car des conditions particulières doivent être réunies
simultanément : en particulier les organismes doivent assez rapidement
échapper à l’exposition ce qui n’arrive généralement qu’à la suite
d’évènements ponctuels qui les piègent. A partir de là rien ne garanti que toutes les époques seront couvertes - un artefact : par construction entre deux époques différentes il y aura toujours des chaînons manquants - et surtout un objectif scientifique : la caractérisation d’un chaînon manquant matérialise le pouvoir prédictif de la théorie de l’évolution et la possibilité de la tester, la découverte d’un fossile correspondant à cette caractérisation la valide tout simplement et l’absence totale de fossile correspondant l’invalide s’il aurait du s’y trouver dans des sédiments contenant l’écosystème auquel il est adapté (même zone géographique, conditions de vie similaire,...)