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epapel

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51 ans marié 2 enfants
Un brin provocateur, je me fais un devoir de démonter les approximations et les erreurs.

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  • Premier article le 26/10/2010
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Derniers commentaires



  • epapel epapel 16 octobre 2010 00:32

    Les conséquences d’une pénurie de carburant ne dépendent pas de la cause de la pénurie, le résultat reste le même pour tous : on ne peut plus faire le plein et je plains ceux qui attendu la dernière minute pour remplir leur cuve de fioul.

    En revanche, si une catastrophe naturelle arrivait en plein blocage des raffineries et grève des routiers, il se passerait quoi à votre avis ? Hé bien, le gouvernement ne pourrait rien pour vous parce qu’il serait trop tard pour refaire le plein des pompes, et l’amélioration différée de votre sort serait entre les mains des grévistes.

    Quant au « gaspillage irresponsable » des stocks de réserve par Sarkozy, sachez que tous les pays occidentaux en ont et qu’ils sont liés par des accords de secours mutuel en cas de problème. C’est grâce à ces stocks et ces accords que les USA ont pu combler leur manque de carburant après Katrina (l’Europe leur a livré l’équivalent de 3 millions de barils par jour pendant 6 mois).

    Je ne suis ni Sarkoziste ni de droite, mais aussi ni n’importe quoi.



  • epapel epapel 15 octobre 2010 21:52

    J’ajouterai que l’augmentation de la productivité - qui a un coût d’investissement - est totalement vaine s’il elle n’entraîne une diminution suffisante des coûts unitaires de production pour permettre l’amortissement du capital investi. C’est ça qui est explique les difficultés de l’agriculture et en grande partie le succès des délocalisations : nos coûts unitaires ne baissent pas suffisamment par rapport aux prix du marché mondial.



  • epapel epapel 15 octobre 2010 21:35

    Je le répète, la croissance à deux causes :
    - l’augmentation de la population active
    - les gains de productivité

    La cause des gains de productivité c’est la modernisation de l’appareil de production suite aux progrès techniques, et les gains potentiels sont d’autant plus élevés que l’écart entre l’existant et le nouveau est important. C’est ce qui s’est passé après guerre pour l’Europe qui a du rattraper le situation provoquée par la guerre (destruction + obsolescence de l’appareil de production), depuis que ce rattrapage s’est terminé à la fin des années 60, les gains de productivité plafonnent à 1,5%/an parce qu’il faut bien amortir les investissements et qu’il n’est pas rentable de changer son appareil de production tous les 2 ans (par exemple une chaine de fabrication de moteurs est faite pour durer jusqu’à la fin de la production du modèle considéré soit 15-20 ans, donc durant cette période la productivité de la chaine variera peu).

    D’autre part, la tertiairisation de l’économie est frein à l’augmentation de la productivité, parce que les services sont plus difficiles à automatiser (développement informatique, médecine, restauration, tourisme) , voir quasiment impossibles pour certains (aide à la personne, enseignement, expertise,...). Donc plus on va vers une société de services, ce qui bien est notre cas avec le développement des services à la personne, la santé et du tourisme dans la période précédente, moins la productivité augmente et plus le revenu moyen stagne.

    Enfin, l’augmentation de la productivité n’offre pas toujours la garantie d’un augmentation des revenus comme le montre le cas de l’agriculture qui a vu sa productivité multiplié par 10 en 50 ans soit 5%/an en moyenne (et la sidérurgie).

    La forte croissante des pays émergents est due au fait qu’il partent de très bas et qu’il sont en rattrapage comme le montre le PIB moyen par personne (1/10 de celui du français pour un chinois). Par exemple, si vous mettez entre les mains d’un agriculteur des semences dernier cri, des engrais, des traitements et des machines les plus modernes et que vous lui donnez 3 fois plus de surface, sa productivité est instantanément multipliée par 10 si ses méthodes précédentes sont ancestrales.

    Pour revenir à la France, l’éradication du chômage d’ici 40 ans n’apporterait que 0,25% de productivité supplémentaire (en admettant un chômage réel de départ de 15% et final structurel de 5%). Donc 1,5+0,2=1.75% si on est optimiste.
     



  • epapel epapel 15 octobre 2010 18:31

    Effectivement, personne ne peut sûr de ce qui se passera dans 10,20 30 ans. Mais contrairement à ce que certains affirment, les hypothèses du gouvernement pour l’avenir sont optimistes à l’exception de l’augmentation d’espérance de vie.

    Or le problème démographique, ce n’est tant l’augmentation future de l’espérance que l’arrivée en retraite de classes nombreuses de 2005 à 2035 (baby boom) alors que les retraités qui sortent viennent de classes creuses qui se sont prises une guerre dans la figure.

    En France depuis 1970, l’évolution tendancielle de la croissance est la diminution nous sommes passés de 4% en 1970 à 2% en 2000, donc c’est une erreur de prolonger ces 2% pour les décennies qui viennent.

    Comme l’a dit justement quelqu’un plus haut, une partie de la croissance venait de l’accroissement de la population active, mais cette dernière est condamnée à stagner pour les 25 prochaines années parce qu’il y a désormais - en fait depuis 2006 - plus de personnes qui partent en retraite que de jeunes qui entrent sur le marché du travail, et si la population active se maintient encore c’est à cause de l’immigration de travail.

    Avec une population active qui stagne, la croissance est égale en moyenne aux gains de productivité soit 1,5%/an (valeur qui n’a pas variée depuis 30 ans). Et le seul moyen de corriger ça, c’est de diminuer le chômage, mais ça ne fait qu’un bonus global de 10% maximum.

     



  • epapel epapel 15 octobre 2010 18:07

    Ils plus qu’imbriqués car les ressources qui sont affectées à un secteur ne peuvent plus l’être à un autre. Or l’article parle de l’utilisation des gains de croissance de façon globale sans voir qu’une partie importante de ces gains est utilisée pour autre chose : donc le raisonnement est biaisé dès le départ.

    Pour raisonner juste il faut d’abord retrancher ce qui pris pour les autres besoins, quand on fait ça on voit bien qu’il y a un problème alors que quand on ne le fait pas le problème disparaît comme par enchantement.

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