Et qui sera pénalisé par les pénuries de carburant : tout le monde et en particulier les travailleurs qui ont besoin de leur voiture pour aller au boulot, et aussi tous ceux qui vont manifester.
En revanche, Sarkozy et toute sa clique, ça ne les concernent pas vu qu’ils ont à leur disposition les moyens de l’Etat.
Je pense au contraire que bloquer le pays ne peut que se retourner contre ceux qui bloquent et démolir le mouvement social, c’est ce qu’escompte le gouvernement parce qu’en fait il lui est très facile de contourner le problème en demandant aux compagnies pétrolières d’importer du carburant ou plus simplement en tapant dans les stock stratégiques (3 mois de consommation). C’est comme pour la Corse, il n’y a rien qui dit que les bateaux doivent
partir du port de Marseille pour la ravitailler, ils peuvent très bien
venir d’Italie c’est plus prêt donc c’est moins cher.
Si la pénurie de carburant se produit effectivement c’est que le gouvernement parie que la radicalisation du mouvement lui sera bénéfique.
Un impôt sur le chiffre d’affaire est impossible à mettre en œuvre : - comment savoir si le pourcentage prélevé est inférieur ou supérieur aux bénéfices - ça accélérait la faillite des entreprises déjà en perte - au bout de plusieurs intermédiaires dans une chaîne le prix à payer ne contiendrait plus que des impôts, car ceux-ci ne manqueraient d’être répercutés dans le prix
Un bon moyen d’augmenter les impôts pour les entreprises délocalisées sans toucher les entreprises nationales, c’est de transférer les charges sociales de l’entreprise vers le consommateur en introduisant une TVA sociale, ainsi : - globalement le prix des produits fabriqués en France resteraient au même niveau tandis que les produits fabriqués à l’étranger seraient augmentés de la TVA sociale - le coût des produits des entreprises employant beaucoup de main-d’œuvre en France baisserait ce qui permettrait d’augmenter les salaires et/ou d’embaucher plus et/ou de baisser les prix. - on pourrait moduler la TVA sociale - comme l’autre - en fonction des produits pour favoriser un secteur et/ou une catégorie de consommateurs en fonction des besoins
Pourtant les syndicats et les partis de gauche sont contre par idéologie
au motif qu’un impôt proportionnel est injuste, alors que bizarrement
ils ne critiquent pas les charges sociales qui sont proportionnelles et
incitent les patrons à avoir le moins de salariés possible.
Un autre moyen de rétablir l’équilibre entre entreprises nationales et délocalisées est de transférer les charges sociales de l’entreprise vers le contribuable au moyen de la CSG : - le prix des produits français baisserait ce qui compenserait la perte due à l’impôt supplémentaire mais pas celui des produits délocalisés - il serait possible d’introduire la progressivité dans la CSG comme pour un impôt normal - les entreprises à forte main d’œuvre française seraient plus avantagées que les autres
L’inconvénient de la méthode CSG - qui est prônée par le PS - c’est qu’elle ne permet pas pas la modulation entre les secteurs d’activité.
L’avantage des deux méthodes c’est qu’elles ne nécessitent pas ou peu de
concertation entre les partenaires sociaux pour rétablir les comptes en
cas de déséquilibre.
De mon point de vue le plus malin serait de panacher les deux méthodes puisqu’elles ont des avantages complémentaires. Et ça serait très facile à mettre en œuvre car les mécanismes existent à condition toutefois de le faire progressivement et de ne couvrir que les dépenses de santé qui n’ont rien à voir avec le fonctionnement des entreprises mais tout avec le citoyen-consommateur en particulier retraité.
Ce que vous écrivez Login est très intéressant mais le problème est que cette capacité d’organisation en dehors du système politique existe déjà depuis la nuit des temps et qu’elle est fondée sur le capital, la maîtrise des flux financiers et les réseaux d’influence.
Un système politique repose sur les même fondamentaux : ses leviers sont l’impôt, les lois et la force publique.
La différence entre l’un et l’autre est que pour l’un on autant de bulletin de votes que d’actions tandis que pour l’autre il n’y a qu’un bulletin par électeur.
Je n’ai pas dis que j’étais d’accord avec la réforme proposée mais : - qu’une réforme est nécessaire à cause des déficits actuels et futurs - qu’on ne peut pas attendre d’un gouvernement de droite qu’il fasse une réforme de gauche
Enfin, une bonne partie de ceux qui ont voté Sarkozy en 2007 et qui se plaint vainement aujourd’hui votera Sarkozy ou s’abstiendra en 2012.
Vous pouvez toujours manifester, il n’en sortira rien.