Tous ces ... de pays ont une natalité à 1,4 enfant/femme depuis 30-35 ans contre 1,8 à 2 actuellement pour la France. Données : - Allemagne : 82 millions d’habitants, 660 000 naissances/an (8/1000) - Italie : 60 millions d’habitants, 580 000 naissances/an (9,5/1000) - Espagne : 46 millions d’habitants, 490 000 naissances/an (10,6/1000) - Belgique : 10,5 millions d’habitants, 120 000 naissances/an (11,4/1000) - France : 62 millions d’habitants, 830 000 naissances/an (13,4/1000)
Alors quand le pouvoir affirme que le problème est purement démographique la solution qu’il met en place ne peut pas être plus défavorable ni même identique que dans ces ... de pays, mais pourtant le résultat c’est qu’avec cette réforme nous aurons le système le plus dur et le moins équitable d’Europe alors que ce n’est pas justifié.
Encore faut-il que nous soyons réellement dans un système démocratique car cette affaire ne se limite pas à des élections libres. Plusieurs autres conditions indispensables doivent-être réalisées : - représentativité suffisante, ce n’est pas le cas en France : en vertu du système majoritaire et des découpage électoraux 1/4 des électeurs qui votent ne sont pas représentés tandis qu’un petit 40% de votants dispose de 60% des sièges à l’assemblée nationale, sans parler du sénat dont le mode d’élection est totalement folklorique si ce n’est fantaisiste - système parlementaire, ce n’est pas le cas en France : maître de l’ordre du jour l’exécutif propose 95% des lois et impose leur vote grâce à la menace du 49-3, nous avons structurellement une majorité de godillots et une opposition dans l’impossibilité de s’opposer , de plus la main mise de l’exécutif sur le législatif est renforcée par la séquence électorale qui donne la primauté à l’élection présidentielle alors qu’il faudrait des élections simultanées comme au USA - s’agissant de la réforme des retraites, l’argument est invalide car elle ne faisait pas du mandat : le candidat puis président Sarkozy s’étaient engagés à ne pas y toucher - en particulier aux 60 ans- la moindre des choses aurait été d’engager un véritable débat qui n’aboutisse pas à faire porter la totalité de l’effort sur les salariés car contrairement à ce qui laissez entendre l’immense majorité de la population souhaite que le système soit réformé
Je suis désolé mais le pouvoir actuel nous assène depuis 6 mois la formule de Tatcher : « There is no alternative ». C’est ça la pensée unique : affirmer qu’il n’y a qu’une solution possible pour résoudre un problème et dans le même mouvement que ceux qui proposent de faire autrement sont des imbéciles ou des irresponsables. Voilà comment sont traités les 70% de personnes qui sont contre cette réforme là.
Débat d’autant plus vain que la querelle est plus sémantique que de fond : pour un salarié il n’y a pas de différence pratique entre plus de trimestres de cotisations pour obtenir la même chose et l’allongement de la durée de vie au travail qui en est la conséquence car personne n’a envie de cumuler un taux de retraite plus faible avec une décote. D’où l’opposition au recul à 67 ans pour un départ en retraite sans décote.
Et puis, le gouvernement lui-même et l’opposition avec parlent bien de l’allongement de la durée des cotisations, sous-entendu pour obtenir une retraite à 75%, ce que tout le monde a bien compris.
Vous n’êtes pas obligé de lire RUE89, non plus : vous avez le Figaro avec les arguments inverses si vous préférez..
Blague à part, remplacer un débat sur la réforme des retraites par un débat sur les commentaires portant sur la réforme des retraites, je n’en vois pas l’intérêt.