En terme de chiffres, l’analyse est juste le FN est encore loin des niveaux atteints dans le passé, mais l’essentiel n’est pas là.
La réalité, c’est que le FN a enrayé sa chute entre les européennes de 2009 et les régionales de 2010, mieux il est repassé au dessus de la barre des 10%. Cela à deux conséquences : - le FN reste un arbitre des élections à deux tours car il se maintient sur la plus de la moitié des circonscriptions où il peut barrer potentiellement l’UMP - le relativement bon résultat du second tour garanti au FN une succession en douceur entre le père et la fille Lepen : le FN est donc pérennisé pour les 20 ans à venir.
Si le FN n’avait pas eu ces bons résultats aux régionales, il s’en serait suivi une guerre de succession auto destructrice et sa marginalisation irrémédiable. Au contraire il a retrouvé sa capacité de nuisance vis à vis de la droite classique, la différence c’est qu’il le doit cette fois à la droite et non la gauche.
Pour ce qui est de l’avenir, compte tenu que : - Marine Le Pen va prendre la tête du parti et le rendre « présentable » - l’UMP s’est largement lepénisée - il n’y a plus rien entre l’UMP et le FN Il deviendra possible d’envisager des accords électoraux entre FN et UMP après une défaite de celle-ci en 2012.