Désolé, mais la croissance matérielle exponentielle dans un monde fini est nécessairement limitée dans le temps, car on ne pourra jamais : - pêcher plus de poisson que l’océan n’en produit - extraire plus d’énergie (pétrole, gaz, charbon) qu’il n’y en a - extraire plus de métaux (fer, or, cuivre) qu’il n’y en a - etc
D’autre part : - le flux d’extraction d’une ressource non renouvelable en quantité finie commence nécessairement à zéro, passe par un maximum, puis tend nécessairement vers zéro. - le flux d’extraction d’une ressource renouvelable ne peut pas dépasser son taux de renouvellement
Les flux d’extraction maximaux mondiaux annuel sont d’ores et déjà derrière nous pour : - l’or (1990) - la pêche océanique (1995) - le pétrole « conventionnel » (2005)
Les flux d’extraction maximaux régionaux déjà dépassés : - Union européenne : toutes les matières premières - USA : quasiment toutes les matières premières (sauf le charbon et les métaux d’usage récent pour l’électronique) - Chine : idem USA
Les prévisions de flux maximum qui seront dépassés pour le XXI siècle : - quasiment toutes les matières premières (sauf peut-être le charbon et les métaux d’usage récent) dont environ la moitié avant 2050.
La fin de la croissance économique matérielle industrielle aura donc lieu : - certainement avant 2100 - probablement avant 2050 - possiblement avant 2030
La seule chose qui peut croître encore au delà du XXI siècle, c’est la surface agricole cultivée car actuellement « seulement » 1/4 du potentiel cultivable mondial est exploité. Ce qui ne veut pas dire pour autant que la quantité de nourriture produite continuera à augmenter en proportion car les rendements de l’agriculture industrielle dépendent de la production d’énergie et de l’eau disponible. Mais cette croissance : - à un revers dommageable pour l’humanité : la fin de la biodiversité - et une contrainte technique : il faut que la déforestation soit plus rapide que la désertification des terres cultivées.
Le GIEC n’est pas missionné pour faire des recherches scientifiques mais pour compiler, analyser et synthétiser l’ensemble des résultats de recherche validés par la communauté scientifique en rapport avec le climat.
Concernant le lien entre réchauffement climatique et activité solaire, des expériences pour le quantifier sont programmées pour cette année au CERN.
Concernant l’absence de preuve formelle au sujet du réchauffement climatique, je rappelle que pour incriminer scientifiquement le tabac comme cause du cancer du poumon il a fallu 40 ans (1988) après la mise en évidence de la corrélation (après-guerre).
Les politiques ont-ils eu tort de prendre les premières mesures anti-tabac 15 ans avant la preuve formelle ? Et s’il avaient eu tort, est-ce que ça aurait été un problème ?
Pour revenir au climat, en quoi la diminution des rejets de CO2 serait-elle néfaste dès lors que des solutions d’accompagnement existent ?
En d’autres termes, quel risque prend-on si on se trompe en pariant que : 1) il n’y aura pas de réchauffement climatique d’origine anthropique quelques soit les émissions de CO2 réponse : pari perdu = crise énergétique+climatique+océanique pari gagné = crise énergétique+océanique —> quoiqu’il arrive on perd
2) il aura un réchauffement climatique d’origine anthropique si les émissions de CO2 ne sont pas contenues réponse : pari perdu = crise énergétique+océanique évitées pari gagné = crise énergétique+climatique+océanique évitées —> quoiqu’il arrive on gagne
Changement climatique ou pas, le mode de vie changera de toute façon car il n’y a pas assez de pétrole ou de gaz pour permettre un énième doublement de la consommation d’énergie (tous les 30 ans en moyenne) tiré par la Chine et l’Inde.
Changement climatique ou pas, la moitié du CO2 rejeté est absorbée par les océans qui s’acidifient (même Allègre l’admet) au point de menacer très sérieusement les animaux à exo-squelette.
Quand à ceux qui prophétisent ce qu’on écrira dans les livres d’histoire au sujet du réchauffement climatique, ils sont infiniment plus ridicules que les spécialistes du GIEC qui essaient de faire des prévisions, le ridicule de la situation venant de ce que nous seront tous morts quand ça paraîtra.