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Equinox

Equinox

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  • Premier article le 26/09/2009
  • Modérateur depuis le 23/10/2010
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Derniers commentaires



  • Equinox Equinox 15 novembre 2010 21:05

    Je partage assez ce point de vue de Morpheus (sans doute parce que j’aime les rythmes ternaires du jazz qui donnent l’impression que tout est toujours prêt à basculer...).
    Dans le fond, on pourrait presque soutenir le raisonnement inverse des frères Cohen (à supposer que mon interprétation soit juste).
    Je m’explique : pendant très longtemps les grandes civilisations se sont fondées sur un ordre ternaire, le guerrier, le paysan, et le moine (c’est la grande leçon de Dumézil et de Georges Duby). On avait semble-t-il atteint un certain équilible alors, mais force est de constater que depuis deux ou trois siècles la France privilégie le chiffre deux :

    catholiques contre protestants ;
    droite contre gauche ;
    Mac contre PC ;
    Bordeaux contre Bourgogne ;
    Paris contre province ; etc.

    La liste est longue... On comprend que le chiffre deux, en refusant la complexité est plutôt source de conflits multiples. Acceptez le chiffre trois, c’est reconnaître tout simplement la diversité et faire fi de tous les manichéismes. C’est finalement opter pour la politique contre l’idéologie (qui affectionne souvent le 2).



  • Equinox Equinox 15 novembre 2010 16:32

    Si l’on considère que les frères Cohen sont des artistes majeurs, alors on ne doit pas à mon sens, renoncer à chercher le sens d’une telle répétition. Je crois qu’à l’instar de Kubrick ou de Terrence Malik pour citer d’autres cinéastes, les frères Cohen n’ont rien laissé au hasard et que réfléchir à ce problème, c’est très certainement comprendre le message du film.

    Ce qui me surprend, ce n’est pas le procédé utilisé par eux (on trouve aussi dans le film « Matrix », une passionnante symbolique des chiffres), mais plutôt le fait que personne jusqu’à présent, pas même des critiques connaissant par coeur leur biographie et leur oeuvre, n’ait abordé ce point qui me paraît capital. 



  • Equinox Equinox 15 novembre 2010 15:29

    Quand un lecteur me dit, « votre article me conforte d’acheter le DVD » ou même de revoir le film d’une façon ou d’une autre, c’est le plus beau compliment qu’on puisse me faire.

    merci voxagora.



  • Equinox Equinox 23 octobre 2010 23:05

    Réponse à Musima.


    Je comprends votre colère mais je voudrais faire deux remarques : 
    En premier lieu, je le répète, le racisme n’est pas une opinion : c’est un délit. Du reste, si on ne le dénonçait pas, certains pourraient légitimement penser qu’il y a en France, des gens au-dessus des lois. 

    Deuxièmement, mon texte n’est pas un commentaire de plus sur la fameuse phrase de Guerlain. Vous me faites donc un très mauvais procès... Ma préoccupation, dois-je encore le rappeler, consiste à essayer de comprendre l’absence de réaction du journaliste. La thèse est pourtant explicitement formulée... Je me trompe peut-être mais j’y vois une forme de snobisme particulièrement pernicieuse pour les journalistes en France. 


  • Equinox Equinox 23 octobre 2010 18:39

    Je veux rappeler ici les intentions d’Equinox : mon idée était effectivement d’aborder l’affaire sous un autre angle car beaucoup de gens se sont exprimés pour dénoncer les propos de Guerlin. Audrey Pulvar en fait naturellement partie.
    Je n’appartiens pas à cette catégorie de gens qui s’ingénient à limiter la gravité de ce qui s’est passé soit parce qu’ils partagent les idées du célèbre homme d’affaires soit pour nous expliquer que tout ceci est ridicule et ne mérite pas de commentaires. Je rappelle que le racisme n’est pas une opinion mais un délit et si le laxisme triomphe encore, on ouvre la porte à tous les débordements verbaux.

    Pour autant, ce texte vise plutôt à profiter de cet incident pour engager une réfléxion parallèle et plus générale sur ce qu’on pourrait appeler les mécanismes de pensée, les automatismes, qui empêchent les journalises de faire leur métier. Très souvent on donne l’exemple du politiquement correct, ou de la pensée unique mais on songe rarement au snobisme qui sévit depuis toujours et qui réduit la réactivité des journalistes ou les empêche tout simplement de dire ce qu’ils pensent. 

    Enfin, je connais évidemment la définition classique du snobisme, qui est également devenu, je le signale au passage, un objet d’étude pour les historiens. Mais il me semble que celle de Jean-François Revel permet d’aller plus loin : inspiré par Proust, il élargit le snobisme à toutes les classes sociales et nous aide à comprendre par exemple, que la bourgeoisie n’a pas le monopole du snobisme. Chacun peut être snob, moi le premier ! C’est pourquoi lorsqu’on a Guerlain devant soi, il faut je crois se concentrer sur ce qu’il dit et non sur ce qu’il est. Sinon, on fait du journalisme de révérence.

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