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Equinox

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  • Premier article le 26/09/2009
  • Modérateur depuis le 23/10/2010
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Derniers commentaires



  • Equinox 26 septembre 2009 19:44

    Oui vous avez probablement raison, la peur de la mort peut expliquer, en dehors de la fin des grands récits, le comportement hédoniste des personnages. Par contre les professeurs universitaires font-ils partie de la haute bourgeoisie au Canada ? J’ai quelques doutes...

    Ce goût démesuré pour le sexe ou la cuisine, fait penser immédiatement aux pages que Rousseau consacre à l’empire romain pour expliquer son déclin. Je défends l’idée que Denys Arcand est plus malin : il n’y a pas déclin mais perception par certains personnages du déclin. C’est toute la différence.

    On sait par ailleurs, que les Etats-Unis ont à maintes reprises dans leur histoire été menacée par le spectre du déclin : dans les années 1980, Paul Kennedy dissertait sur la fin de l’Empire, avant que les années Reagan puis Clinton, démontrent finalement le contraire. Ce qui me frappe c’est la capacité extraordinaire des Américains de surmonter les difficultés. Leur optimisme est leur force. Voyez le New deal de Roosevelt, voyez l’Amérique actuelle de Barak Obama !



  • Equinox 26 septembre 2009 19:00

    Bonjour Gerlando,

    D’abord merci pour ce message très chaleureux ! Effectivement, j’avoue découvrir ce site dont je salue l’existence, en même temps que ce forum qui me permet réellement de prolonger ce texte et de confronter mes impressions.

    J’ignore si on doit parler véritablement de guerre ou de luttes des classes, à la fois dans le déclin de l’empire... et dans les invasions barbares, car la guerre des sexes semble davantage préoccuper Denys Arcand (que tout comme vous, j’aimerais rencontrer et dont je traque les apparitions sur le Net....). 

    Au fond, ce film m’a fait penser aux derniers textes très controversés (mais peu commentés, surtout par les admirateurs...) de Michel Foucaut, prononcés pourtant dans une noble institution (le Collège de France). Il y déclarait qu’à la fin des grandes idéologies, succéderait inévitablement le retour de la guerre des races (thème cher à Gobineau que j’évoque dans ce texte...). Dans le cas présent, il s’agit de guerre des sexes.

    S’agissant de la jeunesse, ce qui me frappe, c’est la difficulté à communiquer entre les générations. D’abord pour une raison simple : la fille de Rémy ne peut pas aller voir son père mourant, car elle poursuit un tour du monde à la voile... Quant au fils, il n’a jamais ouvert un livre de sa vie, ce qui pour un père universitaire est évidemment très agaçant... L’amour finit par les réunir à nouveau...

    A la réflexion, je vous rejoindrais tout de même sur la guerre des classes, mais par le biais d’une sorte de critique sociale en filigranne dans le film. On oppose par exemple les hôpitaux publiques surchargés, dominés par la bureaucratie et les syndicats, aux riches cliniques privées américaines pourvues de la dernière technologie. L’auteur dénonce une deuxième inégalité entre le salaire d’un universitaire pourtant en fin de carrière, et celui d’un spéculateur financier... Le mérite ne fait pas le salaire. De façon générale, dans les films de Denys Arcand, quand on parle anglais, c’est souvent pour décrire l’opulence, et à l’inverse le français rime avec pénurie de moyens, et misère sociale...

    Vous pouvez me rejoindre sur Equinox, je serais heureux d’avoir votre avis sur d’autres textes. http://jazzthierry.blog.lemonde.fr/

    Cordialement, Equinox.



  • Equinox 26 septembre 2009 18:24

    Je perçois moins de désespoir que vous dans les « Invasions barbares ». Bien sûr, le sujet est grave (la maladie, la mort) ; vous avez aussi la grande désillusion par rapport à l’utopie communiste - je pense notamment à ce passage où le héros raconte que voulant séduire une chinoise, il fait l’apologie de la Révolution culturelle... C’est évidemment une catastrophe ! - On a donc des personnages qui rejettent avec beaucoup d’ironie le maoisme aveuge d’un Philippe Sollers, mais en revanche une sorte de réconciliation des générations entre les enfants et les parents à la fin du film, laisse planer une lueur d’espoir... On renonce également aux drogues en même temps qu’aux idéologies, au profit de l’amour tout simplement.

    Concernant le Canada, j’entendais il y a quelques semaines, l’économiste Olivier Blanchard, déclarer que ce pays était mystérieusement épargné par la crise actuelle (ou en tout cas moins touché que son voisin), sans d’ailleurs pouvoir vraiment l’expliquer à l’époque...



  • Equinox 26 septembre 2009 16:43

    Bonjour George Yang,

    merci pour ce témoignage ; je désespérais pour tout vous dire, de rencontrer quelqu’un qui me donne tout simplement son avis sur le film...

    En effet, vous avez raison, et je crois pour ma part que le titre nous détourne du vrai sujet du film qui est à mon sens, la guerre des sexes et la montée inéluctable des revendications féministes. On peut tout de même penser que s’il y a comme vous dîtes dévirilisation des sociétés, le probème de la guerre des sexes devrait se régler par lui-même ?

    Pour nuancer toutefois votre analyse, je dirais que les femmes dans le film, ne s’opposent pas totalement aux hommes : on perçoit bien par exemple les rivalités dans le camp des femmes (entre celles qui ont privilégié leur carrière professionnelle, et d’autres, leur vie familiale) alors que celui des homme semble particulièremnt souder.



  • Equinox 26 septembre 2009 16:30

    Croyez-vous sincèrement fouad, qu’une société américaine dominée par exemple, par des latinos serait plus pacifique ?

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