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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 29 mai 2014 12:26

    Je vais faire le malin : j’ai laissé passer deux fautes d’orthographe et une faute de syntaxe.

    Merci pour ce message sympathique.
     smiley



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 29 mai 2014 09:48

    Bonjour et merci pour votre intervention.

    Je ne dis pas, certainement pas, que l’abstention puisse changer quoi que ce soit à l’état des choses, et je déplore d’être, de facto, mis dans le même sac que des gens qui, eux, se moquent totalement de la politique.
    Ma réaction du moment est dépitée, quoi que calculée, non désespérée.

    En toute sincérité, je pense que le changement va venir d’une nouvelle façon de faire de la politique, j’en suis convaincu, et il serait extraordinaire que la révision démocratique attendue s’amorce en France. On parle souvent de l’exemple islandais, mais l’Islande n’est pas la France : sa population s’élève à celle d’une ville comme Bordeaux et y est en outre ethniquement, culturellement homogène ce qui, il faut le reconnaître, facilite le consensus et la liaison sociale autour de valeurs communes. Pour que ce soit possible en France, pays de 65 millions d’âmes, il faut que l’on commence par s’interroger sur le bien commun, et le « bien commun » n’est ni le bien des plus riches, ni celui des plus pauvres, ni le bien des autochtones de longue date, ni celui des nouveaux arrivants.

    Le bien commun, c’est l’application des règles de la justice distributive, celle qui attribue et rétribue en fonction du bénéfice que la communauté tire des actions de chacun. Le bien commun considère donc une communauté de citoyens, non une société d’individus déliés, d’ayants droit soucieux de la taille de leur bifteck dans l’assiette. Si je suis dans le vrai, mesurez-vous le chemin à faire pour que nous y parvenions ? D’où des mesures qui en découlent selon moi : fin des partis politiques, de la professionnalisation et instauration d’un « temps politique » bénévole dans la vie des gens, entre le « temps professionnel » et le « temps domestique ». Je me suis escrimé à formuler tout ceci dans un livre que je tente actuellement de faire paraître.

    Donc non, je ne souhaite pas rejoindre ou soutenir un nouveau parti. Comment puis-je alors escompter le changement ? Là est le problème : je finis par ne croire au changement que dans la douleur et le désordre momentané, car la France est coutumière du fait. Un mal pour un futur bien en somme. Je ne dis pas que j’espère ce scénario, je dis que c’est celui qui a le plus de chances d’advenir. Je vais tenter un pronostic : considérons que notre Président « normal » aille au bout de son mandat (ce qui serait déjà un exploit dans l’état actuel des choses). Eh bien je pense que le scrutin présidentiel de 2017 aura ensuite de grandes chances d’être le dernier, car la droite prendra le relais et sera, elle aussi, incapable de redresser la barre. Idem pour Le Pen. Le problème est structurel avant que d’être conjoncturel.

    Bonne journée à vous,

    EG



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 28 mai 2014 14:49

    Arf, ce même Président avait déclaré, au mois de janvier dernier : « L’exemple tunisien pourrait inspirer d’autres pays comme l’Égypte ». Il faut rappeler que le Maghreb a une façon singulière de s’approprier la démocratie : quels que soient les résultats d’une élection, si au bout d’un an l’heureux élu ne fait pas l’affaire, il est mis dehors, manu militari (cf. Mohamed Morsi).

    Et si la France, elle aussi, s’inspirait de l’outre-mer ? Qu’en dirait François Hollande ? Le parallèle est frappant : Morsi a été élu démocratiquement deux mois à peine après Hollande, en obtenant lui aussi 51,7% des voix.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 28 mai 2014 14:34

    ... j’oubliais LE terme qui, une fois prononcé, vous place immédiatement dans le camp des justes : « nauséabond » ! Mais il faut que ça ait l’air pavlovien pour devenir impétrant, être accepté dans le cénacle des belles âmes. Il faut que vous crachiez ce mot à l’encontre de toute idée tant soit peu droitière, avec une petite moue et un frisson dans le dos afin que les gardiens du culte voient en vous l’un des leurs... Une habitude à prendre, mais qui permet ensuite d’aboyer avec la meute, sans le moindre effort intellectuel.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 28 mai 2014 14:13

    Bonjour.

    Tout à fait d’accord avec vous. Mais pensez-vous que les Français marchent encore dans la combine consistant à dissocier démocratie et extrême droite ? La démocratie moderne a autant d’égards pour l’extrême droite que pour n’importe quel autre bord. La démocratie moderne porte au pouvoir ce qui fédère le plus, sans autre jugement de valeur. C’est problématique, mais nos hypocrites, de droite comme de gauche, l’ont voulu ainsi et s’en sont accommodés tant que ce régime leur permettait l’alternance au pouvoir.
    Lorsque la démocratie ne va plus dans leur sens, généralement, c’est là qu’ils en appellent aux grands mots : « populisme », « dérapage », « antirépublicain », « idées d’un autre âge », etc.

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