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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 27 mai 2014 13:30

    De deux choses l’une :

    - soit l’homme normal, pour ne pas dire banal, que des gens « responsables » ont placé à la tête du pays ne finira pas son mandat (« ouf, on respire les entendait-on dire » il y a deux ans...) ;

    - soit il vous faudra, vous et vos confrères « responsables », vous déplacer dans trois ans pour voter à nouveau soit pour le VRP du PS, soit pour celui de l’UMP.

    De nos jours, il me semble que « faire son devoir de citoyen », cela revient à botter en touche jusqu’aux prochaines élections. Avec la maigre satisfaction, pour certains, de ne pas faire de la « politique de comptoir »...

    Bien à vous,
    EG



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 27 mai 2014 13:10

    Heureusement que vous êtes là pour nous éclairer de vos lumières.

    Dans ma critique des élections européennes, je ne les vise pas en tant que telles.
    Je dis deux choses, si vous m’avez bien lu :

    1. Implicitement, que le principe de l’élection est, en soi, un acte marchand, très peu « démocratique », au vrai sens du terme ;
    2. Explicitement cette fois, que l’Europe est une entité vide de sens, ne reposant que sur des traités de marchands de tapis.

    Alors vous voilà bien avec votre proportionnelle à un tour et la pléthore des candidats...



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 27 mai 2014 11:14

    Bonjour votre seigneurie, et merci pour ce commentaire.

    Je ne vois aucune contradiction dans le fait d’admettre l’impuissance de nos gouvernants et celui de dire qu’on ne les en blâment pas complètement. Je serais bien malhonnête en leur trouvant des excuses, mais je me refuse à dire « tous pourris ». C’est la manière dont a été fondée le régime qui produit de la pourriture. Et dans ce cadre, les gens naturellement portés à se comporter comme des pourris s’en sortent mieux que les autres. J’ai beaucoup de respect - peut-être à tort - pour Nicolas Dupont-Aignan. Je le trouve sympathique, probe et courageux. Mais il n’a aucune chance : précisément parce qu’il est probe, trop probe pour un tel régime. La vertu ne paie pas dans ce que j’appelle la « démocratie cardinale », fondée en nombre, adossée uniquement au principe majoritaire, dépourvue du moindre jugement de valeur (au vrai sens du terme).

    Pour ce qui est de la seconde partie de votre commentaire, je vous trouve assez cavalier, et peu soucieux de vous renseigner au préalable. Qui vous dit que je ne me démène pas au jour le jour pour « construire ma pensée » (comme il y va lui !!) ? Le temps passé, jour et nuit, à tenter de comprendre le monde dans lequel on vit, l’argent investi dans de saines lectures, l’énergie dépensée à débattre sur Internet ou ailleurs, est-ce que tout cela compte pour du beurre ? Si votre reproche consiste à dauber sur les gens qui n’ont pas un esprit militant, qui ne manifestent pas dans la rue par le coup de force, alors oui, j’accepte votre critique, parce que c’est ce que je ne veux surtout pas être. Ces gens font à mes yeux beaucoup de bruit pour rien.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 27 mai 2014 10:09

    Morpheus, j’ai écouté votre compatriote. Merci encore pour ce lien.

    Je vais tenter de résumer mon point de vue en quelques mots (mais vous connaissez déjà mon sentiment à ce sujet) : Van Reybrouck nous dit en substance que le vote, d’essence hiérarchique, n’a plus lieu d’être car la société s’« horizontalise ». Et c’est d’ailleurs le point de vue de beaucoup de démocrates dépités par l’époque actuelle. Je crois au contraire que le régime représentatif a été mis en place en conciliant le besoin de « gouvernance » (professionnalisation) et le désir d’égalité (suffrage universel), et que si aujourd’hui il rend l’âme, c’est précisément parce que ce mariage de la carpe et du lapin était tout sauf politique. Je veux dire par là que le lien entretenu était purement marchand : VRP d’un côté, consommateurs de l’autre, votant pour tel ou tel candidat comme l’on opte pour tel ou tel produit lambda. Tant qu’il y avait du pain blanc à manger, tout le monde s’en accommodait. Aujourd’hui, la carence politique de ce système, son inanité sont criantes.

    Ce n’est donc pas, de mon point de vue, le principe de hiérarchie qui est en cause, mais plutôt le relativisme entretenu par une élite possédante au nom de la sacro-sainte croissance dont tout le monde, TOUT LE MONDE, était appelé à bénéficier. Nos hommes politiques ne sont pas davantage « élites » que nous ne sommes « citoyens ». nous sommes tous « consommateurs ».



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 27 mai 2014 09:56

    Bien vu Rounga. Hier soir aux infos (je continue à regarder Pujadas, honte à moi), on a pu voir à quel point les journalistes étaient soucieux de faire du vote FN un vote creux, purement contestataire, en allant interroger des gens certainement très braves, mais visiblement azimutés, dont le discours se limitait à « y’a trop d’étrangers, y nous piquent notre travail ». Que d’autres sympathisants FN puissent tenir un discours beaucoup plus construit, hors de question d’en faire état. Ce pourrait être contagieux !

    De manière générale, le fait de parler de « vote contestataire » est, à mes yeux, pléonastique. Le droit de vote n’a jamais été, dans ses gènes, la manifestation d’une liberté positive, constructive, mais plutôt celle d’une liberté négative, de défiance. À terme, il était évident que nous finirions toutes et tous par voter systématiquement « contre », et non pas « pour ».

    Selon moi, le droit de vote n’a jamais eu d’ambition politique, il s’est au contraire toujours fondé sur l’espérance d’une dissolution future de la politique... « dans les eaux froides... gnagnagna. »

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