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ernst

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  • ernst 5 juin 2007 16:51

    Magnifique article, formidable documentation.

    Mais que faut-il synthétiquement en penser ?...Que la guerre foide reprend ou bien qu’elle n’a jamais cessé ?...Qu’il y a substitution du KGB par la Mafia ou bien que l’un et l’autre ne sont qu’une seule et même entité ?...Quel intérêt a le MI6 à rendre publique l’accusation de meurtre de Litvinenko par les russes, sinon le chantage à la mise en Bourse des Sociétés russes ?...C’est juste une histoire de sous ?...

    Faut-il en conclure que la presse n’est qu’une immense entreprise d’intox, de désinformation et ce depuis toujours, le 9 Novembre 1989 compris ? J’entends la presse russe mais complaisamment relayée par la presse internationale ?...C’est donc à nous, lecteurs nantis d’un droit de jugement que ces discours s’adressent ?...Ce sont à nos avis que sont soumis tous ces articles contradictoires, faits dans le but unique d’influencer l’opinion publique que nous sommes ?...Avions nous conscience, à titre individuel, que notre congrégation de consciences collectives étaient à ce point la femme à séduire et à convaincre ?...Selon quel ordre chrétien de bienséance de pensée ?...

    Interessant...intéressant...merci.

    Mais , par suite, quelles informations nous sont données, vraies ou fausses, y compris les vôtres, dans le but de nourrir nos convictions ?...le jeu devient trop ardu.

    Merci quand même.



  • ernst 5 juin 2007 15:51

    Je suis bien aise de voir votre révolte.Mais quel effort avez-vous fait pendant vingt-cinq ans pour essayer de débrouiller l’écheveau inextricable (et pourtant bien clair ) des malversations de nos dirigeants ?... 54% pour Monsieur Sarkozy prouvent assez que la pauvreté, les flots migratoires, les pot-de-vins, certes, cela n’est pas bien, mais finalement, tout le monde s’en fout. Pauvre Éva !... Elle écrit, elle témoigne, elle est mise à la retraite, elle est renvoyée chez elle, elle est persécutée par son Procureur. Tout cela vous le lisez, cela vous tire des larmes, mais que faites-vous, citoyens ?...

    Une seule solution : la Démocratie directe, la grande peur des politiques. Lorsque le 49.3 sera remplacé par un referendum, lorsque l’Assemblée sera à la proportionnelle, lorsque les juges franc-maçons seront tenus de se désister dans une cause opposant une partie maçonne, lorsque les marchés d’État, les grands travaux seront tenus de publier leurs appels d’offres et soumis à referendum, croyez-moi, on y verra déjà plus clair.

    Et c’est à vous de l’exiger, par vos écrits, par vos conversations, au comptoir des cafés...

    Et d’abord, c’est quoi, ce mini-traité qui va remplacer la Constitution giscardeuse refusée à 55% ?...C’est cela qu’elle attend, Éva, elle attend votre réveil, pas votre commisération.



  • ernst 31 mai 2007 02:54

    Je vais essayer de vous aider dans votre démarche concernant la Gaule. Je suis curieusement arrivé à la Gaule, tout comme vous, par l’intermédiaire d’Hérode. Mon enquête a d’abord porté sur Agrippa.Triumvir - César. Agrippa, nom d’emprunt, relatif à un ancien sénateur de la Plèbe deux siècles avant notre ère. Son amitié avec Hérode m’avait d’abord parue diplomatique jusqu’à la découverte de leur commun professeur de physique et mats engagé à Petra avant son engagement dans l’armée romaine. Dans l’armée ?... Marcus V Agrippa. Marcus Vercianus Agrippa.Origine obscure. Comment se fait-il qu’un empereur de Rome ait une origine si obscure qu’on n’y fasse pas la moindre allusion ?... Un fils d’esclave eut été moqué, un affranchi aussi. Un empereur, à tout le moins un triumvir ne manque pas de détracteurs, facile à trouver dans les milliers d’écrits , de graffiti, apocryphes ou non qui se trouvent à Paris, Rome, Turin ou Cambridge. J’ai fait le tour. Rien. Dans les lettres de Ciceron, on fait allusion à la mort de Jules César. « Le fer était un fer gaulois ». Marcus V. L. F. indique le fronton du Panthéon, oeuvre de Marcus, fils de Lucius, père de Lucius. C’est dans Seneque que j’ai trouvé un bout de la solution. Lucilius se demande quelle tenue il va porter pour sa prise de toge. Les traducteurs, les copistes ont bafouillé les pistes de telle façon qu’on peut imaginer que ce poète (? ) dut un jour enfiler la toge sénatoriale. Je me suis demandé pourquoi un sénateur se posait cette question incongrue. J’ai eu l’intuition qu’il s’agissait d’un adolescent au moment de la prise de sa toge virile. Ce qui expliquait le diminutif, impensable pour un sénateur adulte. Quel Lucius historique pouvait-il avoir un rapport avec Sénèque le Père ?... Sinon le fils de Marcus V. promis à la royauté conjointe avec son frère Caïus, élèves de Sénèque le Père. Le fils, Sénèque également, d’où la fréquente confusion, aura publié les lettres de son père à son élève en fuite après l’assassinat d’Agrippa, père du dit Lucilius, perpétré par Octave. L’histoire se reconstituait beaucoup plus facilement et le texte, pour peu qu’on le remette dans le bon sens, prenait toute son ampleur tragique et littéraire. Et historique. On ne pouvait ignorer que la parution de ce texte avait valu à Sénèque la condamnation au suicide dont on a un récit horribilis. D’autre part, dans la guerre des gaules, Dumnac se dit résolument contre ces « marchandages » et voudrait continuer la conquête. Quels marchandages ?... Quelle conquête ?... Mon idée ?.. Après Gergovie, César en déroute avec une armée gauloise prise sur le terrain qui s’est retournée contre lui au moment de la bataille (Pompée lui a refusé les deux légions qu’il réclamait ), n’a d’autre choix que de continuer vers Rome contre Pompée.Il demande un otage pour s’assurer de la fidélité de ses troupes « étrangères ». On lui donne en garantie le chef : Vercens. Celui là même auquel son fils, Marcus Vercianus Agrippa dédiera une médaille votive en or (qui d’autre qu’un empereur a le droit de frapper monnaie ? ) intitulée Vercin ge (ni) tor rex.Qui d’autre qu’un fils peut intituler un tel « genitor » ?...Le n de genitor apparait en petit sur une médaille, ne laissant aucun doute sur le mot genitor. Vous savez ce que les savants de Napoléon III ont fait de ce Vercens.

    Je vous fais mon histoire très courte, mais, vous vous en doutez, elle est beaucoup mieux étayée que cela, et amène un peu d’eau supplémentaire à votre moulin gaulois.



  • ernst 30 mai 2007 21:54

    Cher ami, vous vous interrogez sur la provenance de la richesse d’Hérode. Ce que je fis moi-même pendant de nombreuses années. Tout d’abord, commençons par son séjour à Rome où il montre un train de vie très opulent. N’oublions pas qu’il est fils de son père. Lequel fut en froid la dernière année de sa vie avec Hyrcan, pour la raison de son enrichissement personnel. Deuxièmement, petit-fils d’Arétas, le plus puissant roi de tout le Moyen-Orient. N’oublions pas que Pétra, carrefour obligé des grandes caravanes, était à l’époque le centre principal de commerce entre l’Angleterre et la Chine (route de l’étain et de la soie ). Troisièmement, arrivé au pouvoir, Hérode institua des droits de douane sur les exportations et surtout les importations venant de la Mare Nostrum. Les très nombreux sygilles des amphores retrouvées en font foi. Quatrièmement, son intérêt avisé sur la bourse des matières premières et en particulier sur les inondations du Nil, ses spéculations sur le nombre de récoltes sur les berges prospères. À cette époque-là, tout comme aujourd’hui, la qualité et la rapidité de l’information étaient capitales. Son système de relais par pigeon voyageurs - vous avez sûrement noté son don au Temple :« une paire de pigeons d’une race nouvelle » -ses excellents rapports avec Cléopâtre, puis après sa mort en -31, avec les gouverneurs sous les ordres de son meilleur ami Agrippa, empereur de Rome, général en chef de l’armée, amiral de la Flotte et vainqueur d’Actium. Ces deux-là eurent, à dix ans d’intervalle, le même professeur de mathématiques et se connurent et se lièrent d’une sincère et profonde amitié à Rome lorsqu’Agrippa n’avait que dix-sept ans. Jusqu’à la mort d’Agrippa en -12, Octave n’était que le nain du triumvirat.

    Quant aux colonies de la diaspora, et c’est là que votre thèse me parait un peu faible, Hérode eut la diplomatie de laisser leurs dons entièrement au Temple. Ma thèse tient compte du fait qu’Hérode ne fit jamais frapper monnaie, laissant ainsi aux Prêtres le soin d’établir le change indispensable aux dons - ces dons devaient obligatoirement se faire en monnaie locale, fort rare, donc fort chère - ce qui laissait au Temple la main sur une fortune. La diaspora était taxée à dix pour cent de ses gains de l’année à chaque Pâque.C’est à ce prix qu’Hérode obtint la paix sociale qui est notée par F. Josephe.

    Vous me dites que les Romains espéraient que l’esprit saint incarnerait le culte de l’Empereur. Je mettrais un bémol en insistant sur le fait que le culte de l’Empereur était culte d’État. Point d’esprit saint là-dedans du tout.

    Vous me dites qu’en Palestine, les juifs espéraient la venue du Messie. Ils l’espèrent toujours.C’est ce qui fait la différence entre un chrétien et un juif.

    Vous me dites qu’Hérode prit le nom d’Hérode en hommage à Horus. Je ne le pense pas. Hérode fut ainsi nommé par son père à sa naissance, comme tout juif à sa circoncicion. Et cela vient du grec, heroides, l’héroïque.

    Maintenant nous passons à la période post-Hérodienne. Le Christ apparait pour la première fois sur la scène politique au printemps de l’an 6. Il vient de faire sa Bar-Mitzvah, dans un hébreu parfait qu’il parle couramment, alors que c’est une langue morte, quasi plus employée, même par les Prêtres depuis quatre cents ans.Vous imaginez bien que cette apparition d’un fils de David, comme prédit par les prophètes, n’a pas dû passer totalement inaperçue.Les Prêtres sont même si interessés qu’ils vont interroger l’enfant pendant trois jours.

    Et c’est là que les choses vont se gâter. Ce que dit le jeune homme ne va pas du tout dans le sens d’un roi qui s’apprêterait à bouter l’ennemi hors du territoire. L’enfant propose une relecture spiritualiste de la Torah. Sacrilège. Il dira plus tard, la veille de son procès, de rendre à César ce qui appartient à César. Autant dire qu’il préconise de payer l’impôt à l’ennemi. D’où sa condamnation.

    Mais là, nous entrons de plein pied dans une autre discussion, qui est davantage encore de mon domaine.

    Dont je vous remercie d’avoir entamé le dialogue.



  • ernst 30 mai 2007 17:47

    Erratum.

    Mille excuses. À la place du prophète Élie, il faut lire Isaïe.

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