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FAUST

FAUST

Ingénieur - social démocrate - français - 42 ans - Midi Pyrénnées
Pour : Allemagne, Europe, Histoire, Sciences, Arts, Humour, Humanisme, Cuisine, Politique, Syndicalisme, Engagement
Contre : sottise, généralitudes, préjugés, esprit tribal, extrêmes, tf1

Supporter - afficionado de : Arte - Pierre Bonnard - Rammstein - Jean Dieuzaide - Mikhaïl Botvinnik - Jacques Mitsch

"l’écriture sans réflexion est l’éxutoire du crétin"

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Derniers commentaires



  • FAUST FAUST 31 août 2007 22:02

    hum hum hum. Le président ne devrait pas intervenir auprès d’un syndicat, sans le faire auprès des autres : car il règne jusqu’à présent une règle d’or dans ce pays qui s’appelle le paritarisme. Je souhaite aussi faire remarquer que le MEDEF ne représente pas les salariés mais les chefs d’entreprises donc s’il vous plaît ne compter pas 15 millions de salariés, ce serait le comble. Le MEDEF ne représente aucun salarié. Qu’il soit responsable via ses membres de millions de salariés, oui, c’est un fait. J’insiste sur le paritarisme, car c’est un bien. J’ai participé cette année à la conférence nationale pour l’emploi, en juin, en compagnie des représentants des cinq confédérations syndicales (SUD, UNSA et d’autres que je ne connais pas très bien ne sont pas des confédérations et n’ont pas de sièges dans ces commissions et conférences, cela peut changer si les lois à venir sur la modernisation du dialogue social y contribue). Ces réunions sont essentielles car elle constitue des « sommets » nationnaux (ou régionnaux) où sont évoqués les situations (emploi, industrie, commerce) et les perspectives, ainsi que des points précis de la vie professionnelle ET entrepreneuriale (j’aime peu ce mot) tel que la formation, les qualifications, les retraites et bien sûr les salaires. Le MEDEF est puissant par ses relations privilégiées avec les dirigeants nationaux ou transnationaux. Les autres syndicats (salariés) sont puissants par leur représentativité et le nombre des adhérents. Ainsi, un syndicat qui aurait disons environ 1 million d’adhérents constitue une force plus importante en terme de « votants » que les membres du MEDEF. Chacun ses forces et ses appuis. L’important est qu’il y ait équilibre, car de cet équilibre nait la négociation et donc les compromis. Comme en politique, les situations de blocage ne sont pas bonnes. Je pense que ce happening du MEDEF est assez nouveau, je m’attacherai à en lire les comptes-rendus avant de me prononcer sur l’intérêt de la chose. Il faudrait vérifier mais je n’ai pas vu dans la liste des intervenants extérieur de représentant de syndicats patronaux étranger. C’est dommage si c’est le cas, car ils sont ainsi que les syndicats salariés contraints aujourd’hui dans le contexte mondialisant de se rapprocher des autres. L’ouverture internationale est certes faite via un onusien, via Baroso. Mais ce sont là des politiques. Je m’interroge sur la mixité politique - patronat. Elle est connue, mais pourquoi l’accepter si d’un autre côté on reproche à des syndicats salariés leur « proximité » avec des partis ou hommes politiques ? je pense qu’il est très difficile de rester neutre. Les deux mondes sont en contact permanant. Mon avis-conclusion est que le MEDEF cherche à se donner une image plus dynamique moins conservatrice et plus moderne. Tant mieux surtout si cela va au delà de l’image. Et de mon côté, à mon échelle et avec mes petites pattes et mon énergie, je fais de même, modernisation et ouverture, le tout en conservant les vertues « basiques ». (la défense des droits du salarié, la protection des acquis élémentaires, la promotion de la diversité et de l’égalité, la défense de l’industrie locale, puisque je suis dans une branche industrielle) A titre strictement personnel, j’ai eu le sentiment quand j’ai rencontré les membres du MEDEF d’avoir des gens responsables et intelligents. Pas d’accord avec moi, certes, mais pas bloqués. Le sentiments n’est pas le même avec des politiques... Je conserve enfin une petite dent aiguisée contre Misses Parisot et son goût de la précarité. Puisque je dois être précaire (en tant que salarié à contrat), qu’elle le soit aussi. (mais sans parachute à bretelles dorées ni retraite à vie payée par les actionnaires ou voiture de fonction) A l’auteur : applaudir c’est s’engager... (mais ce n’est pas grave non plus !) Meilleures Salutations à tous, et félicitation pour la nature du débat, qui n’est pas tombé trop dans le ping pong sectariste.



  • FAUST FAUST 31 août 2007 10:56

    Interressant le commentaire d’Aegidius Rex. Je le rejoins : j’ai beaucoup de mal avec la fausse fraternité de façade qui règne ; dans une boîte US comme celle où je travaille, c’est le tutoyement systèmatique, sauf pour moi... 1) dans mes contacts avec les dirigeants, du fait de ma position syndicale, je n’utilise que le vous, pour deux raisons : je respecte mes interlocuteurs, tout en marquant une distance nécessaire, cela conserve l’intégrité du personnage public ; en retour, j’ai aussi « vous » et donc la marque de respect et la distance en retour. Avec les collègues, c’est impossible. Si je vouvoie, je passe pour un hautain. Déjà que je suis en décalage par ma position ! ça rejoint aussi l’évidente différence culturelle entre anglo saxons et latins. La culture de l’entreprise à l’américain est pleine de paradoxes. La tendance fâcheuse pour les européens à adopter ces comportements ajoute au malaise structurel actuel, lié lui uniquement aux mutations professionnelles (la vitesse, le stress, la responsabilisation, l’individualisation, la fin des groupes, le mérite etc.) Dans la com’ venant du headquarter US, le mot « famille » revient, en motif constant : nous sommes ensemble, on a une mission commune, on est tous solidaires. Les indiens sont mes cousins, les russes mes brothers et au Danemark j’ai plein d’amis qui pensent à moi. Sauf que ces rapprochements sont factices et imposés par la nécessité de compenser l’individualisme forcené dans cette structure. Aujourd’hui, l’un des mots clefs que j’entends, c’est « collaboration » : parce que dans les faits, tous jouent leur carte personnelle. Le SC prolifère, la structure épuisant les gentils contributeurs « sincères » au profit des « nuisibles ». On ne reste donc pas sincère longtemps et on rejoint la cohorte des SC. Et je tutoie un gars auquel je ne vais pas faire de cadeau, parce que mon boulot je le garde tant que personne n’a les infos que je conserve. Et tac. Le positif c’est que chez les jeunes, on trouve sous le verni superficiel (le même que celui que j’avais au même âge...) une aspiration au groupe, à l’esprit collectif. L’humain mouton certes mais parfois il est préferable d’avoir un groupe de moutons qu’une bande de loup (qui se mangent entre eux). Bonne journée !



  • FAUST FAUST 30 août 2007 18:06

    Ô ! j’arrive avec mon expérience personnelle. Ta la la, ta la la. Je suis entré dans une big company il y a quelques années. J’ai eu un chef, un ultra bien (méfiez vous des ultra biens, ils sont tellement bons qu’on oublie les réflexes sécuritaires contre les S.C. décrits dans l’article, un peu comme si à force de beau temps on n’oublie le blizzard. Puis hop, le voilà parti. L’enfer démarra. L’ambiance fut congelée, salecongelée même. Du groupe, deux têtes sortirent dont la mienne, pour tenir tête justement au S.C. ; hélas : la hiérarchie ne se désavoue jamais. Je fus ainsi que mon co-résistant immédiatement ostracisé. Devenus une cible à pattes, nous nous rapprochâmes, effet interressant : un S.C. peut fédérer autour de lui s’il ne réussit pas à diviser avant. Dans le cas présent, je me fis un ami, c’est déjà pas mal. Celui ci s’enfuit, démissionnant pour trouver ailleurs un espace d’expression professionnel à la mesure de son talent et de son humanité. Moi je restai, faisant même le choix de l’activisme syndical, histoire de voir si avec mon bouclier en carton et mon sabre en bois je pouvais attaquer la bêêêête. Bon : j’ai connu quelques moments de gloriole, des revanches à deux francs et un peu d’estime en retour par des brebis de l’ombre qui ne disent mot mais n’en pensent pas moins. Bref : je suis un héros quasi foutu, mais avec une putain de cote de popularité dans ma sphère. Ceci dit : au bout du compte, je serais inéluctablement ’crabouillé, à moins que je ne prenne à mon compte les méthodes dénoncées des S.C. ou encore, que je n’ouvre de moi même la porte de sortie. Les S.C. sont aujourd’hui les nouveaux vainqueurs. La morale c’est que si un S.C. est dominant, il faut suivre ou crever. En suivant, on légitime le S.C. du point de vue de la hiérarchie règnante et on le conforte dans ses idées. En crevant, même la tête haute, on renforce même son prestigieux pouvoir : hé oui, on démontre que résister c’est crever. Mon karma est plutôt moche, oui, c’est la saison. J’ai eu ma part dans la résistance, j’ai assez de cicatrices pour frimer plus tard dans les soirées, et de quoi écrire un bon roman. (en cours, ...) L’enfoiré va me trouver désespèrant : c’est pas étonnant, j’suis désesperé ! La bise à tous, et vive l’émancipation des foules par l’usage de la lecture ! Votre Faust en inquiètante dérive défaitiste. smiley



  • FAUST FAUST 29 août 2007 19:53

    DW, enchanté de voir un hommage à Félicien Rops que j’aime beaucoup. Il y a eu une exposition au musée Seita il y a quelques années. Personnellement, je ne suis pas trop convaincu par les reconversion du porno vers la politique, pas plus que du cinéma vers la politique quoique l’inverse soit souvent possible au vu des excellentes prestations scèniques des règnants de ce monde (de ce département, de cette commune etc.) ; en fait, de l’origine et du passé des gens, j’ai tendance à me contre-fiche, pourvu que ce qui est proposé pour demain (j’ai pas dit pour demian hein !) soit interressant. Est-ce qu’on est plus marqué par son passé que par son aspiration vers le futur ? (poser une telle question après cet article c’est délicieusement décalé, whouhaou) Pour le reste, j’ai du mal avec la conclusion. Les corps sont dans not’ judéo-chrétienne civilisation placé très en retrait des esprits (ha le cognitif mon gars !!) et la sensualité derrière la spiritualité. Et en fait surtout : on s’évertue à séparer les deux. Si le corps c’est le sensuel et la tête le spirituel, je dirais que l’art c’est la réunion, enfin une forme « visible » de réunion. Pour faire une petite sélection personnelle, suite aux oeuvres citées par DW, j’ajouterais bien une Suzanne et les vieillard, par Blanchard (académique, certes), vue à Rennes au musée. La vraie pornographie était dans les regards des vieillard, un régal ce tableau ! Bien à vous chers amateurs de bon.



  • FAUST FAUST 29 août 2007 18:48

    A tous, auteur, lecteurs, commentateur, ...

    Je dirais qu’Agoravox n’est pas le lieu de ce genre de prose. si vous souhaitez lister les films (regroupés sous une étiquette, façon tiroir, ha, on aime ça nous les grenouilles !), le meilleur endroit reste Amazon. Sinon, on peut tenter sa chance sur les fils cinéphile ou cinéphage ou ciné ma. Autant je pense qu’on peut ici attaquer ou louer un film, un seul, parce que sur un sujet, parce que remuant une conception du cinéma, ou parce que fait l’objet d’une polémique ou d’une folie collective (en + ou en -), autant le principe de la collection n’est pas interressant. ça finit vite en foire. On ne sera jamais d’accord, et surtout, pas de ligne conductrice d’idée ne sera dégagée, et pas de débat. Or, ici, jusqu’à preuve du contraire, on cherche surtout le débat, l’échange, non ?

    Demain je publie « la liste des vingts recettes de cuisine qui feront revenir les américains à des principes d’ouverture vers le tiers monde ». ça va déménager !

    Sinon, j’ai vu des propos plus sauvages.

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