N’ayons pas le nez dans le guidon : le commentaire ci-dessus de M. Villach souligne simplement que c’est comme dire « faut faire la guerre aux terroristes » le lendemain du 11/9.
Quel que soit le sujet, un référendum doit être fondé sur la raison, non sur l’émotion. Sinon, on tombe dans la démagogie.
« il est donc possible de faire le chemin inverse en moins de 10 ans. »
Avant de parler d’idéologie ou d’économie, parlons de physique : il n’est pas possible, physiquement, d’entretenir un parc d’éoliennes ou
de panneaux solaires avec l’énergie fournie par des parcs d’éoliennes
ou de panneaux solaires : on peut le déplorer, mais c’est la quantité d’énergie fournie par une société du pétrole et du nucléaire qui nous permet aujourd’hui de fabriquer des éoliennes et des panneaux solaires.
Le mouvement perpétuel (maintenir la production d’une quantité d’énergie donnée avec l’énergie produite par le système) n’est pas possible dans l’univers physique. Et c’est pareil avec la fission : il n’est pas possible d’entretenir des centrales nucléaires de 3è génération avec des centrales nucléaires de 3è génération : une plus grande quantité d’énergie est nécessaire.
Le seul endroit sur Terre où il est possible de « faire le chemin inverse », c’est à Hollywood.
"Je ne vois pas en quoi il y a incompatibilité avec ce discours. Rome ne
s’est pas faite en un jour et le nucléaire non plus n’était pas rentable
au départ."
Le point que je soulevais n’est ni idéologique (pour ou contre le nucléaire) ni économique (rentabilité), mais physique : il n’est pas possible, physiquement, d’entretenir un parc d’éoliennes ou de panneaux solaires avec l’énergie fournie par des parcs d’éoliennes ou de panneaux solaires.
• Contrairement à l’EPR d’Areva, d’une technologie dépassée et dopée d’informatique et de tuyauterie, le HTR
est basé sur une maîtrise supérieure des lois de la physique : la
sécurité y est intrinsèque et ne nécessite aucun dispositif compliqué.
• A la différence des « grands crayons » de combustible des centrales nucléaires classiques, le combustible du HTR
est formé de microbilles d’uranium enrobé de carbure de silicium et de
carbone pyrolytique, puis assemblées avec du graphite pour former des
boulets de la grosseur d’une balle de tennis.
• Ces boulets sont recouverts de céramique et sont conçus pour résister
sans se déformer à des températures largement au-dessus de celles que
pourrait atteindre le réacteur (1600 °C) en cas d’incident. Si la
température devait augmenter de manière excessive, la réaction
s’arrêterait automatiquement car le réacteur est conçu pour dissiper de
manière naturelle la chaleur accumulée. Aucune intervention active de
l’homme n’est requise. Tous les risques d’accident sont ainsi éliminés à
la source.