« La Chine fait une pose dans son programme nucléaire »,
peut on lire dans la presse occidentale. Ce que cette dernière oublie
de préciser, c’est que la décision chinoise n’a rien à voir avec un
quelconque abandon d’une politique en faveur de l’atome, mais, tout à
voir, au contraire, avec un engagement pour un « nucléaire du futur » offrant des avantages incontestables.
Ainsi, alors que le monde entier se préoccupe de la sécurité des centrales nucléaires, la Chine, a décidé d’accélérer son projet d’un réacteur de quatrième génération de fabrication chinoise.
D’après le journal China Business News, les autorités
chinoises viennent de donner leur aval à la construction, à Rongcheng,
dans la province orientale de Shandong, d’un réacteur de quatrième
génération d’une capacité de 200 Mégawatts. Ce réacteur sera construit
en quatre ans et coûtera 550 millions d’euros. Ma Zhanying, le directeur
général de China Nuclear Engineering Group a précisé que cette centrale
répondra à des critères de sécurité plus élevés que ceux de Fukushima
(réacteurs à eau bouillante de première génération).
En cas d’accident, le cœur du réacteur chinois de quatrième
génération est conçu pour résister à des températures supérieures à 1600
degrés pendant plusieurs centaines d’heures sans faire fondre la cuve.
La construction de ce prototype de réacteur à haute température (HTR),
utilisant de l’hélium comme fluide caloporteur, doit débuter dès le mois
prochain.
Alors qu’Areva et Westinghouse se disputent la première place
mondiale pour devenir les champions du nucléaire de IIIe génération,
l’Inde, en développant des réacteurs au thorium et la Chine, en prenant
le devant dans le domaine du nucléaire de IVe génération, investissent
dans l’avenir.
Certains proposent de penser non pas en termes d’économie, mais de prospérité.
En hauts lieux ils sont haïs car ils redonnent leur dignité aux êtres humains. Mais un courant de pensée vieux de 3.000 ans, ça ne disparaît pas parce qu’un empire le voudrait :)
La loi pour annuler les dettes illégitimes (emprunt à des intérêts privés forcément spéculatifs) s’appelle Glass-Steagall. Pas une seule fois mentionnée dans l’article. Etraaaannnge :)
Le cours du matin commença comme à
l’accoutumée. Le professeur avait ouvert la porte de la
classe, et, juste au moment où il montait sur l’estrade
et ouvrait la liste des élèves pour faire l’appel,
une intense lumière blanc-bleu inonda la classe.
L’instant d’après, la porte de la salle de classe
fut violemment soufflée et projetée. Dans un bruit
épouvantable qui fit vibrer tout mon corps, la classe fut
envahie par un vent terrible chargé de poussière. Il
était 8 h 06 le 6 août 1945. J’avais seize ans
et c’était ma première rencontre avec
l’énergie nucléaire.
[...]
Sur le mémorial de la bombe atomique à Hiroshima,
les mots " Qu’ici les âmes reposent en paix ;
car nous ne répèterons pas le mal " sont
gravés. Puisque la violence engendre la violence et que la
vengeance engendre la vengeance partout dans le monde, la
réponse du Japon, qui a été la première
nation à souffrir des bombes atomiques, a été
d’une toute autre dimension. Comme pour concrétiser la
prière pour la paix du mémorial, le Japon a pris acte
de l’existence de l’énergie nucléaire nouvellement
acquise par l’humanité et a entrepris deux actions qui
peuvent être qualifiées d’historiques.
La première de ces actions a été sa campagne
pour la paix, dans le but d’éliminer les bombes atomiques
et les bombes à hydrogène afin que les tragédies
d’Hiroshima et de Nagasaki ne se reproduisent jamais. La seconde
est de séparer l’énergie nucléaire du monde
de la guerre et du carnage afin de promouvoir son utilisation
à des fins pacifiques, en la transformant en moyen de
contribuer au bonheur de l’humanité. En tant que preuve
vivante ayant assisté en personne aux horreurs
d’Hiroshima, je suis immensément fier de la façon
dont le Japon a fait ce choix constructif et rationnel dans ces temps
troublés, alors qu’il portait encore les cicatrices de la
défaite, et de ce qu’il a adhéré sans
faillir à ces nobles aspirations jusqu’à
présent.
"Et les problèmes des déchets nucléaires n’est toujours pas réglé,
laissant planer une épée de Damocles sur les générations présentes et à
venir. "
En France, en 1997, le Gouvernement Jospin, sous pression des Verts, a fermé le prototype Superphénix sous prétexte qu’il n’était pas rentable. Depuis quand un prototype doit-il être rentable ?