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  • ffi ffi 27 décembre 2012 10:09

    Il faut prendre en compte l’affinité des élèves.
    Il est clair qu’un élève qui aime la science progresse plus vite en ce domaine.
     
    Mais d’autres choses entrent en ligne de compte. L’étude scientifique est perçue comme le meilleur passeport pour faire des études dont les diplômes sont très valorisés sur le marché. Pensez donc à un ingénieur polytechnicien, ses études seront un moyen de... ne pas faire de science, en dirigeant des grandes entreprises, par exemple...
     
    La filière scientifique offrant de meilleurs débouchés, dans tous le secteurs de l’activité, y compris les secteurs non-scientifiques, cela pousse donc beaucoup de jeunes à la rejoindre, même s’ils n’aiment pas vraiment la science.

    Le prestige des filières scientifiques aboutit à une hausse de la demande d’accès, auquel le politique, pour la rendre possible, dans un formidable élan de démagogie, répond par la baisse du niveau...
     
    Paradoxalement, c’est le prestige de ces filières qui fut le prélude à leur affadissement...
     
    Il faudrait donc déjà revaloriser les humanités, afin que tous ceux qui ont des affinités pour ces disciplines puissent entamer ce cursus avec confiance quant aux débouchés.



  • ffi ffi 27 décembre 2012 09:34

    Cette thèse du polythéisme pacificateur, quand on voit les guerres chez les Grecs, chez les Romains, chez les Aztèques, chez les Mayas, elle se détruit d’elle-même...
    L’homme n’a jamais été en paix, du fait de sa situation.
    Attribuer la guerre au monothéisme est sacrément gonflé...
     
    Attribuer l’intolérance à l’idée qu’il y ait une seule vérité est aussi une erreur.
    Qu’il y ait, sur un fait, une seule vérité, est d’une part exact, et d’autre part ne mène pas à l’intolérance. On peut tolérer que les gens se trompent parfois (errare humanum est).
     
    L’idée qu’il y ait une seule vérité est l’origine même de l’idée de causalité.
    Voudriez-vous jeter la causalité par la fenêtre ?
     
    La vérité, c’est un discours conforme aux faits.
    Il y a, d’une part, plusieurs manières d’exprimer la vérité :
    Sur un fait, plusieurs discours peuvent être conformes, ce sont les discours synonymes, identiques sur le fond, mais variés dans la forme.
    Il y a, d’autre part, une distinction à opérer entre ce qui est de l’ordre de l’opinion, discours fondé sur ce que je crois, lié à une connaissance en mémoire ou une perception, et la vérité elle-même : Or, mon opinion peut être erronée. Le dogmatisme intellectuel vient de ce que certains croient toujours avoir raison et sont dupés par leurs opinions, ce qui n’est pas du tout une caractéristique propre aux pratiquants de tel ou tel religion (il suffit de s’intéresser aux débats scientifiques ou philosophiques)

    Ensuite, la prétention à la vérité du catholicisme n’est effective que sur l’interprétation de la révélation biblique. La notion d’hérésie ne s’applique valablement qu’à des discours qui se clament chrétiens, mais qui n’en sont pas. L’Eglise est fondée à déclarer telle ou telle opinion hérétique à ses yeux car elle est la garante de la doctrine chrétienne. L’Eglise peut dire : ceci est conforme à la révélation, ceci n’est pas conforme à la révélation, exactement comme tout parti peut affirmer : ceci est conforme à la ligne du parti, ceci n’est pas conforme à la ligne du parti.
     
    Le problème du sectarisme dans l’humanité est un problème très général, qui se retrouve dans tous les aspects de la vie humaine, que ce soit dans la science, la religion, la politique, la philosophie, l’art,..etc. Vouloir y voir la cause unique dans une théologie monothéiste est en soi une ineptie qui relève de la mauvaise foi et d’un parti-pris idéologique manifeste. C’est une réduction du problème qui écarte toute possibilité de prendre en compte ce genre de problème de manière correcte.
     
    Si de plus, en vertu de ce faux prémisse, vous en venez déduire que toute idéologie sectaire serait secrètement influencée par le monothéisme, comme le communisme, idéologie athée, ou encore le nazisme, idéologie athée, avec l’impression qui plus est de tenir cela pour une vérité, c’est vraiment que vous êtes un philosophe fort peu rigoureux...
     
    Vous pratiquez le syllogisme suivant :
    Toute intolérance découle du monothéisme.
    Or le communisme fut intolérant.
    Donc le communisme découle du monothéisme...

    Pourtant, le communisme est athée, c’est un fait incontestable, et c’est donc contradictoire.
    Cela devrait vous alerter : ce syllogisme est un sophisme, car sa prémisse est fausse.
    Conclusion : toute intolérance ne découle pas d’un monothéisme.
    L’intolérance sectaire est un phénomène général dans l’humanité (lié à l’universel sens 1° = ὁμοθυμαδόν). Chacun veut aller dans une direction qui corresponde à ses affinités.
    Or la pluralité des personne implique une pluralité des affinités.
    Donc le sectaire nie les affinités de l’autre et in fine la personnalité de l’autre, car seule les affinités propres à sa petite personne compte pour lui : le sectarisme est une forme d’égoïsme communautaire. En cela, il est susceptible de toucher n’importe quel membre de n’importe quelle communauté, d’autant plus si cette communauté ne propose pas une spiritualité qui permette à se membres de se départir de cet égoïsme communautaire.
     
    Bref, voici encore un mauvais philosophe. Il ne tolère pas le monothéisme au son que celui-ci ne serait pas tolérant. La guerre, c’est le monothéisme. Le sectarisme, c’est le monothéisme. Le communisme, c’est le monothéisme. Le nazisme, c’est le monothéisme...
    En résumé : tout le mal, c’est le monothéisme.

    A mon avis, les choses sont un peu moins simplistes que cela...



  • ffi ffi 27 décembre 2012 08:35

    « A vrai dire, je pense que l’idée de religion universelle est un leurre. »

    Tout dépend de la définition d’universel. Si l’on se réfère à l’étymologie d’universel, c’est être « unis vers », le fait « d’aller dans la même direction ». De ce point de vue, toute religion est universelle, car elle crée des communautés de destin. Une religion unit les gens par des sentiments communs. Toute religion verse un ensemble de gens à l’unité politique.
     
    C’est que le latin universum a servi à traduire deux mots grecs distincts :
    - le grec ὁμοθυμαδόν, qui signifie « selon des sentiment communs ».
    - le grec
    καϑολον, qui signifie « en général, pour tous ».
     
    Du premier sens découle le mot université, dans le sens communauté, assemblée.
    Du second sens, découle le mot universalité, dans le sens « en général », dont le strict synonyme, tiré du grec, est catholicité.
     
    Maintenant, vous prônez une catholicité, une nouvelle religion générale, décrétée par des institutions mondiales,
    fondée sur le corpus juridique des droits de l’homme.
    Vous ne vous départissez donc pas de l’unicité d’une vérité qui devrait s’imposer à tous, ce qui fait que vous tombez sous le coup de votre propre critique...

    De plus, vous manquez encore d’unir l’humanité dans les faits : les gens, qui sont des êtres charnels et sensibles, ne peuvent s’unir réellement par l’artéfact d’un corpus juridique décrétés d’en haut : ils ne sont unis que s’ils ont des sentiments communs.

    En cela, l’universel ne se décrète pas. Si l’universel se découvre en effet dans l’univers des idées par la logique, tel n’est pas le cas dans l’univers des hommes.

    Dans l’univers des hommes, l’universel se constate, c’est un fait d’observation : On pourra dire que tel groupe d’hommes est uni par tel lien.
     
    Vous prônez donc de substituer la pluralité des universaux actuels par un seul et unique universel, donc catholique, fondé sur les droits de l’homme, par une autorité mondiale.
     
    Mais, ce faisant, en ne voulant le baser que sur la simple technocratie juridique, vous ratez ce qui fait le sel de l’humanité, à savoir les sentiments qui la nourrisse.

    Cela fait que vous manquez de former l’universel en pratique : cela fait peser un risque d’atomisation de toutes les sociétés, ce qui est un tel danger pour chaque homme, puisque chaque homme dépend de sa communauté pour survivre, que, ou bien cette solution aboutira à une catastrophe humanitaire, ou bien elle suscitera des réactions terribles.
     
    La seule véritable doctrine de l’universel catholique, elle est chrétienne : celle-ci ne méconnaît pas les divers liens universaux qui travaillent l’humanité : les liens familiaux, les liens de voisinage, les liens du travail, les liens dans la nation, les liens religieux. Nul n’est besoin d’abolir tous ces liens : ils sont. Leur existence indique des réalités concrètes, liées à la survie collective. Il s’agit donc d’assurer la continuité de tous ces liens, ne serait-ce que pour assurer la survie collective. Enfin, il suffit de les coiffer d’un petit chapeau supplémentaire, non lié à la vie ici-bas, mais à la vie après la mort (qui est notre universel commun : nous allons tous vers la mort) : le but de faire société avec Dieu.



  • ffi ffi 23 décembre 2012 01:35

    Tu accuses nos aïeux d’être des pillards ?
    Je ne crois pas, nos aïeux ont travaillé de manière organisée, d’où les progrès tous azimuts. Mathématiques, physique, chimie, médecine, géologie,...
    ces progrès dans le savoir, ont-ils été volés ?
     
    En revanche, il est vrai que les peuples fondé sur le pillage ont végété.



  • ffi ffi 22 décembre 2012 10:57

    Ils font tout un pataquès pour dénoncer les quelques riches qui partent, et mettent en place des stratégies pour les empêcher de partir.

    Mais ils ne disent rien sur les deux cent milles pauvres qui déboulent chaque année, et ne font rien pour les empêcher d’entrer...

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