Plutôt que se perdre à combattre les vilains penchants de la nature, mieux vaudrait en profiter (l’enfant hérite d’une intuition qui résume les connaissances paternelles, d’où, par exemple, les générations de mathématiciens tels les Bernouilli ou encore les générations de musiciens tels les Bach, les Couperin ou les Mozart). C’est un peu l’histoire du verre à moitié vide.
Heureusement, la société a besoin d’une immense variété de fonctions, lesquelles supposent une grande variété de connaissance. Il faut donc proposer aux jeunes des parcours qui correspondent à leur héritage (car chaque enfant a un héritage culturel, même si celui-ci n’est pas forcément adapté aux désidératas de l’EN).
Si on laisse aux élèves le soin d’apprendre par eux-mêmes, il leur faudrait environ 3000 ans pour parvenir à retrouver les connaissances actuelles (depuis le début de la science à nos jours...).
Vous êtes dans un combat assez vain, en particulier par défaut de connaissance sur les conditions nécessaires au vivre ensemble dans les collectivités humaines (lisez Lévi-Strauss).
Les divergences au niveau de la définition de ce qui est Bien sont mortelles pour les sociétés : c’est la raison pour laquelle toute société repose sur une conception de ce qu’est la normalité (en matière des moeurs, de comportements). C’est la raison pour laquelle toute société ne peut se fonder durablement que sur une religion ou une tradition culturelle, lesquelles proposent une normalité à suivre aux membres de la société (une définition normalisée de ce qui est Bien, une conception commune du Bien).
Une société travaillée par diverses religions ou diverses traditions culturelles verra ainsi émerger diverses conceptions du Bien, ce qui fera augmenter le sentiment d’étrangeté en interne, d’où l’accroissement mécanique du racisme en son sein.
Vous êtes dans la position de ce mauvais chimiste qui prônerait de mélanger du soufre, du salpêtre et du charbon, tout en prônant d’interdire à cette poudre d’exploser...Mais c’est que vous n’avez pas connaissance des principes qui font d’un peuple une communauté soudée, et encore moins des effets d’un mélange de diverses populations.
Vous avez tous les deux torts : Faire Nation n’est possible à long terme qu’entre ceux qui adhèrent au même bien commun, ce qui implique nécessairement des moeurs compatibles et un sentiment d’appartenance commun.
On ne pourra faire Nation avec les autres pays européens (car la continuité de la pratique de la langue fait partie du Bien commun). D’autre part, la lubie multiculturelle est l’assurance que la Nation française se dissolve totalement, car le Bien Commun sera alors fractionnés en de multiples Biens communautaires.
Nous allons donc vers une UE qui sera une version continentale du Liban ou de la Yougoslavie.
L’alternative est plutôt, à mon avis, à la partition de la France en plusieurs entités politiques : une fédération des Frances musulmanes, une fédération des Frances gnostiques, une fédération des Frances chrétiennes, chaque commune se rangeant par référendum local dans l’entité de son choix.
Tu vois cela avec tes yeux d’aujourd’hui, où le procès de Nuremberg et les manuels scolaires le raconte abondamment, mais je ne crois pas que les camps de concentration étaient tellement connus à l’époque.
S’il était d’avis d’expulser les juifs vers la Palestine, je comprends bien qu’il lui eu semblé invraisemblable de séparer les familles pour garder les enfants ici. J’aurais eu la même position.
La question préalable, avant de se lancer dans des jugements anachroniques, est de savoir si Brasillach connaissait la nature réelle de la destination (personnellement, je l’ignore).