Comme quoi tu as toujours besoin de quelque chose au départ, qui existe pour on ne sait quelle raison. Ici, tu pars du vide, chose première. Puis tu imagines son aptitude primordiale, la fluctuation, une aptitude qui peut faire naître des contraires à partir du rien.
Mais la question se pose, d’où vient ce vide avec cette aptitude à fluctuer ? Mystère...
C’est que tu prends le problème à l’envers. Pour explorer le passé logiquement, il faut d’abord nommer les inconnues, puis tenter de les déterminer pas-à-pas.
La substance immanente et originelle, je la nomme Dieu. Il est doté d’une aptitude créatrice.
On peut très bien étudier l’idée selon laquelle Dieu est le vide, et dont l’aptitude créatrice est la fluctuation. Ainsi « Dieu crée » = le « vide fluctue ». Tu ne changes donc pas la logique, mais juste les mots. Tu empruntes tes mots à la physique séculaire ; plutôt qu’à la métaphysique millénaire. L’inconvénient, c’est que tu te coupes de plusieurs millénaires de réflexion.
D’autre part, si l’intelligence est en creux dans l’univers, le vide a une intelligence, c’est-à-dire, pour utiliser le vocabulaire adéquat : le Dieu créateur a une intelligence.
Déjà, commence-donc par m’apporter une expérience montrant une génération spontanée. Ajoutes-y ensuite ma remarque ci-dessus.
Tu comprendra que le darwinisme correspond à tout sauf aux faits scientifiquement établis, qui sont : absence de génération spontanée et stabilité des espèces.
Certes on peut faire l’hypothèse que sur des centaines de millions d’années l’impossible pourrait éventuellement devenir possible, mais de là à décréter que c’est probable, c’est aller un peu trop vite en besogne.
D’ailleurs, les millions de fossiles analysés depuis un siècle confirment bien la stabilité des espèces, de même que l’apparition soudaine des nouvelles formes de vie, ceci sans intermédiaire. Les hypothèses darwiniennes n’ont pas été confirmées.
Note : pour ta « preuve informatique » ; Sache que l’algorithme évolutionniste a été testé sur des souches de bactéries qui se reproduisent à haute fréquence : aucun nouvelle souche n’est apparu. Après des millions de génération, c’était toujours la même espèce...
Être en avance hier, être en retard demain... Je ne suis pas non plus un spécialiste de la théologie chrétienne, et il y a divers courants.
Faut-il pour vous abandonner les « je, tu, il, nous vous, ils » et les remplacer par un unique « on » ?
Mais je ne vois pas bien votre problème quant à la pluralité des êtres. Quand l’être premier, crée la pluralité des êtres (vu sous la notion d’entéléchie), il le fait par amour, parce que cela lui plaît ainsi, cela ne lui ôte rien. Il reste le premier.
l’Homme, dit la genèse, fut modelé d’argile, puis Dieu souffla dessus. Si Dieu souffla dessus, c’est bien qu’il était à l’extérieur.
Je ne vois pas du tout quel problème vous pose l’idée de séparation. En effet, en christianisme, la séparation permet de multiplier les occasions d’amour, contrairement à dans nos polémosophies modernes où elle est considérée comme une occasion de conflits.
Personnellement, cela ne me pose pas de problème de me penser séparé de Dieu, ni des autres, je le vois au contraire comme un merveilleux don, celui d’être une personne, personne dont j’aimerai faire bon usage. Je ne me sens pas Dieu moi-même.
Donc en faisant longtemps se faire reproduire ensemble des chiens, on finit par obtenir des chats. En faisant longtemps se faire reproduire ensemble des bovins, on finit par obtenir des cochons.
Pierre-Marie : Notez que Jésus ne dit pas « Qui vous voit, voit le Père ».
Gollum : le christianisme ne pose pas les choses en terme de dualité, mais de pluralité. Il y a un créateur, et une pluralité de créatures. Donc oui, il y a bien séparation entre le créateur et ses créatures, car l’un crée, tandis que les autres sont créées.
En christianisme, chaque âme est personnelle, c’est-à-dire que chaque âme est libre, et elle dispose de sa propre intelligence et de sa propre volonté.
L’unité vient alors par accord unanime des volontés. S’accorder sans restriction à la volonté de Dieu, permet d’être en sa compagnie après la mort naturelle.
De fait, si nous n’étions pas une pluralité d’êtres, nous serions toujours d’accord sur tout. Or, manifestement, ce n’est jamais le cas.
Mais il y a néanmoins participation à la nature divine en christianisme, car, par l’eucharistie, le chrétien mange le corps du Christ, ce qui le divinise peu à peu.