La meilleure imposture c’est avec le mot universel...
universum en latin signifie « tourné d’un seul élan vers », c’est donc une question de but.. D’où l’université, « qualité de se tourner d’un seul élan vers », qui signifie vers le 12ème « assemblée, corporation ». Ce sens est resté dans l’expression universités d’été, un lieu et un moment d’un groupe qui s’assemble en conférences pour « s’unir vers ».
L’universel inversé, des progrès aux regrets.
Big brother est déjà passé par là, c’est la République. Tous les discours politiques sont devenus irrationnels. Et la France se décompose.
Il est vrai que la pensée de Morin est assez inutile en fait : un amalgame de principes logiques, souvent tirés de la science physique (chaos, quantique, relativité) et appliqué sans aucune précaution à d’autres domaines qui n’ont généralement rien à voir (sociologie, anthropologie, ...etc)
Après avoir lu ses divers méthodes, il ne m’en reste pour ainsi dire rien.
Mais bon, qu’attendre d’un membre du congrès de la liberté de la culture, membre de la fondation Saint-Simon, si ce n’est être le porte-voix de ces idées qui sont en faillites aujourd’hui ?
Bref, la pensée Morin n’aboutit à rien. « Le complexe » est devenu le nouveau mot fourre-tout pour parler sans rien dire, paraître savant sans rien comprendre.
Le photovoltaïque n’est pas rentable : c’est une énergie trop diffuse.
L’erreur est de croire que résoudre les problème énergétiques passe par capter une multitude de sources infimes d’énergie.
Or pour capter une multitude de source infimes d’énergie, il faut construire une multitude d’infrastructures. Et comme pour construire une multitudes d’infrastructures, il faut beaucoup d’énergie... ce n’est donc pas rentable.
Autant planter des arbres, au moins, ça pousse tout seul.
J’ai aussi un peu la nostalgie du paradis perdu, quand la cueillette suffisait à nourrir son homme.
Mais, plus la population est dense, plus l’homme devient dépendant des producteurs spécialisés de sa communauté, tout s’interrelie. Les populations amérindiennes semblaient moins denses (quoique Mexico était une immense ville en Amérique centrale) d’où l’idée qu’elles pouvaient vivre en harmonie avec la nature. Cependant, l’existence de guerre pour le contrôle des territoires entre les diverses nations amérindiennes (y compris parfois de langue similaire) montrent aussi qu’elles étaient confrontées à des problèmes de subsistances et de coexistence.
Le fait qu’elles n’aient pas su, en Amérique du Nord, construire une civilisation suffisamment bien organisée, comme l’atteste l’absence d’architecture, me fait imaginer que ces sociétés étaient très dépendantes des aléas de la nature, toujours confrontées à la rareté, ce qui ne put se traduire qu’en luttes intestines permanentes entre les différents groupes concurrents. Ces conflits continuels ne furent pas propice à une société d’invention.
La société européenne, s’étant organisée autour du travail journalier, contourna partiellement ce problème de la rareté : sa population augmenta beaucoup. Quoique souvent en guerre, les nations d’Europe purent jouir de longues périodes de tranquillité (c’était d’ailleurs surtout les nobles qui se battaient entre eux), d’où un raffinement permanent des techniques de production, mises à disposition de tous dans les corporations de métiers, ce qui finit par produire beaucoup d’inventions.
Le contact entre ces deux sociétés fut fatal aux nations amérindiennes, leur organisation étant bien moins efficace et leur nombre plus restreint. Que pouvaient-ils faire face à des cavaliers équipés de fusils ou tirant des canons, quand eux-même ne travaillaient pas le fer ?
Ils se sont probablement senti menacés par les arrivées de population d’Europe. Ils ont voulu s’en défendre et donc ils leur fallait attaquer pour repousser l’envahisseur. Les colons européens pouvaient-ils faire autrement que de se défendre avec leurs armes plus perfectionnées ?
Il aurait fallu les inclure petit-à-petit dans notre organisation sociale, sans trop coloniser les territoires et c’est ce qu’a tenté de faire la France (qui pourtant était la nation la plus peuplée d’Europe, concentrant la moitié de la population Européenne en son sein). Mais l’Angleterre post-Cromwell a joué sa partition, depuis lors favorite, s’appuyant sur les divergences et déportant les populations.