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  • ffi ffi 11 février 2011 03:09

    De plus, je rappelle que juste avant 1789, la France venait d’inventer :
    - le vol (frères mongolfier)
    - le moteur (Denis Papin)
    - la voiture (le fardier de Cugnot)
    - la Chimie (Lavoisier)
    - les techniques d’extraction du pétrole (pechelbronn)
    et avait commencé à mathématiser l’électricité (Coulomb).
    ...
    Si cela n’est pas une façon de laisser s’exprimer le peuple, quand on voit la chape de plomb tombé sur la science contemporaine...

    Pour info, la révolution a dissout les académies.

    Elle a dissout aussi, toutes les organisations ouvrières, les universités, les parlements : tous ces multiples lieux où le peuple pouvait exprimer ses intérêt. Par quoi l’a-t-elle remplacée ? Un parlement unique parisien où les « représentants » s’arrogent le droit de parler pour les autres...

    La démocratie effective a énormément diminuée à cette période. Certes, en théorie, les citoyens peuvent intervenir sur tout, par l’intermédiaire de leurs représentants, mais en pratique, ils ne peuvent même plus intervenir sur ce qui les concerne... C’est pour cela que les royalistes ont gagné les élection de 1797, obligeant Bonaparte à faire son coup d’état.

    Bref, je n’ai pas nécessairement le besoin de donner mon avis sur des sujets politiques dont j’ignore tout et pour lesquels je ne suis pas compétent, surtout qu’il ne sera même pas entendu. Ce que je veux absolument, c’est que le pays soit prospère et que là ou je suis, pour ce qui me concerne expressément, j’ai mon mot à dire et que celui-ci soit écouté.



  • ffi ffi 10 février 2011 20:16

    Justement si, sauf que ce n’est pas la même. L’ancien-régime était constitué de multiples corps intermédiaires et de parlements, ou chacun pouvait faire valoir directement ses intérêts. Il y avait des élections dans les paroisses. Rien n’empêchait les gens de s’organiser démocratiquement s’ils le voulaient, et fut souvent le cas.

    La monarchie historiques s’est fondée sur les universités (qualité de s’unir vers), assemblées d’hommes s’étant librement organisés en corps sociaux pour faire valoir leurs intérêts (les corporations ouvrières, par exemple). Celles-ci ont été dissoutes à la révolution, laissant les ouvriers à la merci des grands bourgeois avec le XIXème que l’on sait.

    La monarchie peut être vue comme une anarchie, excepté pour la protection du bien commun (la République), qui est placé sous l’autorité d’une personne indépendante de tout corps social.



  • ffi ffi 10 février 2011 19:51

    La démocratie est fondée sur l’argument, très recevable, mais théorique, de mettre le meilleur au pouvoir pour obtenir le meilleur gouvernement possible.

    En pratique, il est difficile d’affirmer que les hommes que le processus démocratique mène au pouvoir soient les meilleurs... Le processus étant corruptible à à peu près tous les niveaux.

    De même que les hommes politiques contemporains sont secondés dans leur tâche par leur cabinet et administration, de même l’est le monarque. Sa mission d’autorité est de garantir le bien commun. Il est en position d’arbitre, au-dessus des lobbies et partis, et il a même intérêt à une société pas trop inégalitaire pour qu’aucune oligarchie ne lui fasse de l’ombre.

    Plus que l’homme détenteur de l’autorité, c’est l’institution permettant sa transmission et son exercice qui compte. Un homme excellent secondée par une institution médiocre, sera tiré vers le bas. En revanche, un homme certes moyen, mais secondé par une excellente institution, exercerait de manière acceptable l’autorité. La démocratie élective est polluée par trop de blabla, de promesse, donne trop d’activités annexes à l’élu pour garder son autorité toujours précaire, faisant qu’il peine trop à réfléchir en tant soit peu au-delà des apparences et de ses appartenances pour que son gouvernement soit de qualité. Tout le monde comprend bien qu’un travailleur précaire est d’une efficacité moindre qu’un travailleur aillant la sécurité de l’emploi, car il est bien tenu.

    D’où, l’autre intérêt de la monarchie, qui est la continuité de la politique à long terme, ce que ne permet pas la démocratie, qui procède d’élections en élections.

    Il suffit de voir le patrimoine que nous avons hérité de ce système, et de le comparer au patrimoine créé par la démocratie... Il n’y a pas photo.. Entre des merveilles culturelles et des banlieues, que choisissez-vous pour l’avenir ?



  • ffi ffi 10 février 2011 19:13

    Il est toujours comique de voir les adorateurs de la terreur révolutionnaire pester contre le capitalisme qui est pourtant son aboutissement logique, comme de voir les adeptes des philosophes des lumières se lamenter du libéralisme qui est pourtant l’application la plus stricte de leur programme.

    Comme quoi, rien ne sert d’avoir une tête sur les épaules à celui qui en ignore le mode d’emploi, le résultat étant une agitation frénétique et insensée.



  • ffi ffi 10 février 2011 16:16

    La réflexion au niveau du principe, au-delà du cas concret, n’est pas inutile. Ce n’est pas de la rhétorique, c’est d’ailleurs la raison des discussions bioéthiques.
    .
    Que des individus manipulent d’autres individus en les utilisant comme instrument à des fins personnelles, c’est une chose.

    Mais que la loi de l’Etat légalise la possibilité d’utiliser - sans consentement - certains êtres comme instrument, en est une autre.

    Dans le premier cas, puisque c’est une action personnelle, elle n’engage pas toute la société, seulement la responsabilité de l’auteur.

    Dans le second, puisque c’est une loi de l’autorité publique, elle permet de déresponsabiliser ceux qui voudrait agir ainsi, engage toute l’administration, et permet certaines politiques systématiques.

    De plus, la loi est sujette à des raisonnements « a pari » (par analogie). Le principe de permettre d’utiliser un être sans son consentement, peut, par analogie, être étendu à d’autre cas. C’est la raison pour laquelle, d’un point de vue juridique, le principe est plus important que le cas concret.

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