Tu veux incriminer à tout prix les religions, mais pourquoi ne pas élargir le problème aux sociétés humaines ?
Il y a eu aussi des idéologies athées assez criminogènes.
Je crois que les sociétés humaines ont toutes été violentes, d’une façon ou d’une autre, au cours de l’histoire. Que ce soit du temps de Babylone jusqu’au XXème siècle. Rares furent les sociétés en paix.
De plus, je voudrais noter que la révolution chrétienne a tenter de refonder les moeurs sur l’amour (à la place du Talion), ce qui a permis de pacifier la société en partie, ce qui libéra la créativité et fut générateur de multiples inventions. Le Christianisme est directement inspiré de Platon, un des dispositifs philosophique les plus complet jamais fondé.
Mais l’homme est ce qu’il est.
Vu l’état actuel du pays, vu que le christianisme n’y a rien à voir, je comprends mal cette manie de diaboliser l’église. Mais il est vrai que la République est un peu de mauvaise foi par rapport au christianisme, vu qu’elle s’est construite en opposition à lui. Mais il faut reconnaître que les 200 années de République n’ont pas été moins violentes que les 1200 ans de christianisme qui l’ont précédé. (voir plus : pensez au festival des décapitations lors de la terreur...).
@JC Allard, vous imputez à la jeunesse de l’Islam ses déviances, mais c’est du fait de votre foi en la vision marxiste d’une évolution historique, automatique et linéaire, des civilisations vers une pensée matérialiste et agnostique.
Mais l’Islam se définit comme la première religion et la dernière, et il dresse ses ouailles à cette fin : l’Islam se définit l’origine et le but, il est donc par définition intemporel et sans évolution possible (hormis une accumulation de lois). Ainsi, il n’y a pas eu de débat sur le sexe des anges en Islam, la raison n’y est pas tolérée pour penser la foi. Dieu a écrit le Coran, il faut lui obéir, il n’y a rien à questionner.
Vous tendez en fait à voir un combat gagné sur le christianisme comme une généralité historique. Or rien n’assure que ce combat sera effectivement gagné contre l’Islam. Votre foi marxiste vous étourdit.
@JC Allard Pour compléter : vous inversez la chose parce que vous omettez l’histoire d’un être. L’âge de raison commence vers 7 ans, avant l’enfant imite. Toutes les structures préexistantes de l’enfant, qui vont se compléter plus tard, ne sont pas fondée sur la raison, mais sur la foi que l’enfant a en l’exemple que lui donne son entourage. Cela formera son intuition.
Bref, je ne nie pas l’intérêt de la raison, mais je conteste de négliger la foi.
(St Augustin, plutôt que jésuite) Bref, il faut considérer que l’intuition (vérité révélée) précède la raison (vérité réfléchie), ceci du point de vue de la rapidité (flash / pensée).
Pour prendre un exemple : imaginez quelqu’un ayant des problèmes psychologiques. Il a des croyances erronées (ou des pensées envahissantes) qui lui posent des problèmes dans ses rapports aux autres. Le chemin pour se débarrasser de cette gêne, c’est de réfléchir, de raisonner, de prendre conscience, pour se corriger intérieurement.
C’est un chemin très long et fastidieux de tenter de remettre de l’ordre dans des croyances erronées.
En effet, il y a des chemins non conscients qui président à l’élaboration de nos actes, un peu comme le réflexe écartant la main du feu (phobie / philie). Ceux-ci sont quasi immédiats.
Le violoniste virtuose, par exemple, ne pense pas aux mouvements de ses doigts, il n’en a pas le temps, tout procède de l’entendement.
Bref, nombreux sont les moments, où l’homme agit sans raison (pas le temps), mais se fie à ce qu’il croit, sans le démontrer chaque fois.
Nier le rôle de la croyance, n’est pas raisonnable, car qui se croit sans croyance, croit tout savoir. Or le savoir n’est rien d’autre qu’une croyance que l’on ne questionne pas. Si, par malchance, un savoir devient erroné, mais que l’on ne considère pas de le questionner, alors, à chaque fois, l’action sera erronée.
D’où, c’est la croyance qui est première, la fonction de la raison étant de l’ajuster. La raison procède lentement et la mémoire flash.
Ainsi, si vous vous croyez sans croyance, donc que vous vous pensez savant en tout, alors vous n’utiliserez des possibilité de la raison qu’un de ses sous-ensembles, celui qui se rattache au domaine des déductions logiques à partir de prémisses auxquels on fait foi.
Personnellement, je ne méprise pas le domaine des vérités révélées, car j’y vois des connaissances qui découle d’une intuition : un discours fait de métaphores permet à l’esprit humain de réfléchir sur lui-même sans heurt par la médiation d’une tierce personne illusoire.
Les problèmes viennent en revanche lorsqu’un doctrine s’interdit tout questionnement (mauvaise foi).