J’ai aussi respect pour les opinions d’autrui. En terme scientifique, je demande aussi des preuves pour accepter une opinion comme vraie (du moins pas trop fausse). Je n’accepte que l’on fasse prendre des hypothèses pour des vérités. J’aime bien que l’on présente distinctement ce qui relève du fait et ce qui relève l’hypothèse. Il me semble qu’il n’y a pas de preuves définitives que le pétrole soit biotique. Gay-Lussac ou Mendeleïev soutenaient le contraire par exemple.
Que les sachants connaissent la théorie courante, quoi de plus normal. L’interrogation des vérités révélées par les professeurs n’est pas la vertu de beaucoup de savants. Pourquoi donc interroger ce que l’on sait ? Pour réfléchir ? C’est tellement confortable de jouir du savoir acquis.
En France, je constate que les sources naturelles de pétroles sont près des failles (Limagne / Escandorgue / Alsace).
Le forage Russe sg3 (12 km de profondeur) a mené à une surprise de taille : Les boues d’extraction « bouillonnaient » d’hydrogène. Un chercheur Ukrainien (Vladimir Larin) a émis l’hypothèse suivante, le coeur de la terre serait composé en particulier d’hydrures métalliques, et l’hydrogène s’évacuerait périodiquement du manteau (Théorie de la terre hydrurée), soit sous forme d’Hydrogène moléculaire (H₂), soit sous forme de méthane (CH₄) ou encore de Silane (SiH₄), plus volatile que les autres matières du manteau. Il dégage en particulier l’équation chimique suivante --------------------------------------------- SiH₄ + 2.O₂ → SiO₂ + 2.H₂O -------------------------------------------- C’est extrêmement intéressant, car on obtient tout d’un coup le principal élément des roches de la croûte (la silice SiO₂) et le principal élément liquide (l’eau H₂O) à partir d’un supposé gaz venu des profondeurs lors de son contact avec l’atmosphère oxydée.
Cela reste hypothétique, il est vrai.
Mais le fait qui semble découvert c’est le fort dégazage d’hydrogène lors du forage sg3, en Russie. Et ça, en matière énergétique, ce serait une très bonne nouvelle. Mais les Russes ont creusé 30 ans, jusqu’à 12 km de profondeur...
Il me semble donc que plutôt que de continuer de spéculer sur des théories sur l’intérieur terrestre, comme l’occident s’en contente, il faut dès à présent creuser le plus profondément dans la croute terrestre et voir si cette découverte Russe peut être confirmée. Y-a-t-il effectivement de l’hydrogène qui s’échappe ? Le volcanisme en tout cas ne contredit pas cette idée. Il y aura de très grandes surprises à la clé. L’intérieur de la Terre est le 6ème continent, le plus grand de tous, totalement inconnu. Il faut creuser. De tous temps, l’énergie a été découverte dans le sol.
C’est faux. Il y a de l’Uranium en Vendée et dans le Limousin. Mais c’est moins cher de faire creuser des travailleurs au Niger, donc cela a été fermé ces dix dernières années. D’ailleurs si toutes les mines de France ont été fermées, ce n’est pas qu’elles sont épuisées, mais que les mineurs français coûtent trop chers en réclamant des droits sociaux ! Il y a aussi du Thorium en Bretagne. D’autre part, il y a 3 sources de pétrole naturelles (Gabian, Clermont-Ferrand, Pechelbronn) et des schistes bitumineux vers Autun. On est très loin d’avoir sondé partout dans l’hexagone. Les extractions ont simplement été délocalisées et abandonnées. L’Hexagone est riche en minerais.
Owen, milliard de tonnes, j’assume et encore, je suis gentil... J’avais calculé qu’il fallait, au minimum 30 km² de panneaux solaires pour couvrir la demande énergétique courante en France. Si je prend 20 cm de métal ou de silicium pour épaisseur, en prenant une densité moyenne de 4000 kg/m³, cela fait environ 24000000000 kg de matière à mettre en forme, soit 24.000.000 tonnes de métal. Sachant bien-sûr qu’il faut extraire le métal du minerai brut et que pour avoir une tonne de métal il faut en bouger, disons, peut-être 100 de terre, cela signifie qu’il faut nécessairement bouger des milliards de tonnes... Et de les acheminer d’un point à un autre, les travailler, les mettre en forme... opérations qui à chaque fois demande de l’énergie... et du pétrole ou de l’électricité aujourd’hui.
Sans évoquer l’usure des infrastructures d’énergie renouvelable (20 / 30 ans).
Vous n’évoquez que le gisement des énergies récupérables, mais vous omettez totalement de considérer l’énergie qu’il faut pour construire les infrastructures en question (preuve s’il en fallait que vous n’avez en fait jamais envisagé de les construire).
Où est donc le problème logique dans votre réflexion ?
Et bien collecter une infinité de sources d’énergie peu puissantes, demande une énergie infinie, dont on ne dispose pas... Il n’est pas rentable de multiplier à l’infini les infrastructures pour récupérer tous les minuscules gisements qui existent, puisqu’il faudrait une quantité infinie d’énergie pour les construire et les maintenir.
La seule chose faisable, c’est de construire directement les infrastructures permettant de « brûler » les sources d’énergie à très haute densité (uranium, thorium, gaz). Considérez donc que 1g d’uranium produit autant que 1000 tonnes de bois.
Ainsi, il faut comparer des grammes de déchets nucléaires, à des milliers de tonnes de cendres et de gaz issus du bois.
Le thorium a l’air encore plus productif que l’Uranium, et semble bien plus courant (gisements en Bretagne semble-t-il).
Mais fondamentalement,vous ne savez pas si le pétrole est en ressources limitées. Certains l’affirment en disant qu’il est « issu de la décomposition des êtres morts », mais d’autres affirment que le pétrole est d’origine abiotique.
De tout façon, pour le gaz, le méthane, plus personne n’affirme qu’il est fossile, il est abiotique, comme le méthane est abiotique sur Titan. Donc, il n’y a pas vraiment de Pic en ce qui le concerne.
Donc, en vérité, vous spéculez sur un phénomène illusoire, prenant l’effondrement actuel pour le résultat des ressources limités, alors qu’il s’agit d’un problème politique qui continue de soutenir un système incapable de faire travailler les hommes dans le sens de leur survie collective : chômage énorme, aucun progrès collectif envisagé, etc...
Le calcul théorique de Cabanel est bien loin d’être une estimation chiffrée rigoureuse. Elle ne prend en effet pas en compte le coût de construction des infrastructures énergétiques (et oui, il faut de l’énergie pour construire de telles infrastructures), ni l’énergie nécessaire pour isoler les bâtiments. Construire des milliards de tonnes d’infrastructures (qui s’usent) pour collecter des énergies infimes (avec des pertes à tous les niveaux) n’est pas rentable, et, à priori, ce n’est pas rentable à moyen terme. Il n’y a rien qui démontre la faisabilité de ses vues.
De plus, il s’enfonce dans le n’importe quoi (et l’horreur) quand il écrit (je cite) : ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Lauri Venoy, un autre norvégien veut produire du carburant à partir de la liposuccion.
Il a déjà obtenu le droit de récupérer les 11 500 litre de graisse humaine produits par semaine par un hôpital de Miami, soit 550 000 litres de biodiesel pour un seul hôpital. lien.Lorsque l’on sait qu’il y a en France 4 millionsd’obèses (et 16 millions d’adultes en surpoids), on imagine la quantité de biodiesel qui pourrait être produit.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- L’homme mis au rang de potentiel énergétique ? Ben voyons. Utiliser la matière humaine pour faire du biodiesel ? Où s’arrête-t-on ? Faire des fours à foetus ? A partir de combien de mois ?
C’est la dérive prévisible de l’écologie. L’écologie étant le souverain bien, tout doit être fait pour la servir, l’homme n’y a pas sa place...
La vérité scientifique est que pour trouver de l’énergie, il faut creuser le sol et savoir brûler les matières qui s’y trouvent (charbon, pétrole, uranium, thorium, ...). Le thorium en particulier est très courant, paraît-il, et il est susceptible de fission nucléaire.