Les croissancistes sont totalitaires, dans le sens où aucun courant politique d’envergure ne peut émerger dans notre environnement où ces idées sont inacceptables. Les syndicats par exemple refusent d’en entendre parler (ils soutiendraient l’emploi quitte à détruire ou affamer une moitié de la planète du moment que c’est loin)
Je n’ai jamais rencontré de décroissanciste totalitaire à ce jour. Mais il me paraît clair que la liberté individuelle de choix, dont ils se revendiquent, n’est pas compatible avec la notion de destin collectif qui soutient leur démarche. Confrontés à ce dilemme, ils n’ont pour l’iinstant aucune réponse.
Voilà qui pousse un homme comme Rabhi à soutenir la mondialisation (ONU) en imaginant pouvoir l’infléchir. Les mondialistes-pas-alter se frottent les mains de voir de bonnes âmes remettre pour eux les brebis égarées vers la droite ligne mondialiste...
Les idées de cet article ont une certaine séduction, parce qu’elles allient une idée de solidarité européenne avec une idée de la réduction numéraire des dettes (et donc l’inévitable et par ailleurs nécessaire dégonflement de la bulle).
Pour comprendre en quoi cette séduction est trompeuse, je vous propose de voir ou revoir la superbe explication de Charles Gave sur les différences de compétitivité, qui seraient masquées et de ce fait aggravées par votre approche.
Des personalités attachées aux institutions et au bon fonctionnement républicain, en cela c’est bien vu, mais aussi une ligne économique très soumise au système bancaire... Très « austéritariste ». Désolé, mais cela ne peut pas vraiment donner envie à beaucoup de monde et c’est ce qui explique l’affaiblissement du score de M. Bayrou à la présidentielle 2012.
Mais pouvait-il proposer l’audit des dettes, qui serait le bon complément à son républicanisme, alors qu’il co-préside l’alliance mondiale des mouvements démocrates avec la sous-secrétaire d’Etat US au contrôle de l’armement et à la sécurité internationale ? Quel degré d’indépendance aurait eu le Président Bayrou vis-à-vis de M. Geitner par exemple ?
Je précise qu’Ellen Tauscher n’est en aucun cas une personne infréquentable ou dont les opinions politiques seraient en elles-mêmes désastreuses, mais je pose la question du degré d’indépendance par rapport à des impératifs économiques et/ou militaires qui ne seraient pas ceux de notre pays.
Oh oui, ce serait fou, ne serait-ce qu’à cause de la vassalité envers les Etats-Unis (sans parler du principe de coller la même monnaie à des pays de mentalités, besoins et démographies opposés). N’oubliez pas que l’Allemagne reste démilitarisée et que l’armée allemande, c’est l’OTAN. Les empires n’ont jamais d’alliés, ils ont des vassaux.
François Hollande est Young Leader de la French American Foundation (promo 1996) - comme Juppé, Montebourg, Henri de Castries (Axa), Emmanuel Chain, Nathalie Kosciusko-Morizet... (site officiel de la FAF)
La construction européenne dans son ensemble a été financée et largement pensée par la CIA et les américains estiment maintenant être en droit d’obtenir un retour sur investissement. (site Historia)
Autrement dit, le ministère des affaires étrangères US en 1965 (!) a demandé à Marjolin (Wikipedia : commissaire européen, vice-président de la CEE chargé de l’économie et des finances.) de préparer une union monétaire de façon dissimulée et d’empêcher tout débat jusqu’à ce que l’adoption soit inéluctable.
Les différents présidents des Etats-Unis ont toujours poussé à la roue pour que l’Europe se fasse et s’intègre toujours plus. Qui peut imaginer une seconde qu’ils voudraient d’un concurrent capable de leur tenir tête et de les surclasser ?
C’est pourquoi maintenant, on voit surgir des scénarios de fin de l’€ sans renversement des rapports de force (tel celui proposé récemment par Alain Cotta (Trilatérale), des industriels allemands et J.J Rosa). La fin de l’€ est aussi inéluctable que l’était la fin de l’Union Latine, mais les Etats-Unis refuseront que les européens recouvrent leur liberté.
C’était cruel de ma part de placer dans le rôle du résistant un aussi fidèle collaborateur que M.Hollande, mais certaines personnes ayant voté Mélenchon au 1er tour ont ensuite voté pour M. Hollande au second, sans pouvoir mesurer l’abysse entre leurs voeux et leur vote...
Vrai pour la soupe à la grimace. Mais l’agonie sans espoir qu’on leur fait subir actuellement ne leur permet pas du tout de repartir et ne leur évite pas non plus ladite soupe. Lorsqu’ils boiront le bouillon, ils seront juste encore plus affaiblis.
La Grèce a le tourisme pour se relever.
La question, c’est le rapport de force qui existera lors du changement monétaire. Il déterminera la suite des évènements ; et j’ai voulu introduire l’idée que les rapports de force ne sont pas aussi figés qu’ils le semblent.