Pour la PPE, je ne pointais pas la nécessité matérielle, qui pouvait être couverte de 1000 manières (ex : revenu étudiant) ; je pointais le mécanisme psychosociologique associé à cette forme d’aide en particulier : infantilisation, argent de poche, aumône, charité. Sans compter l’invention de faire partager aux pauvres une toute petite niche fiscale, pour leur faire croire que les niches fiscales, il faut les protéger....
Cela a aidé à construire plus tard a notion de ’niche fiscale et sociale’, pratique pour appauvrir la population.
Encore un point sur lequel M. EtazUny pour l’UMP, et M. Deutschlande du PS se rejoignent, avec quelques nuances symboliques.
je m’arrête cependant sur un argument qui me paraît plus faible : « Tu étais prêt à marner pour tant, net ? Eh bien, je te réembauche pour la même somme, en net. »
Je ne nie pas les réflexes humains : mais il y a les conventions collectives, qui contraignent à un certain brut pour quasi chaque profession, qui empêchent cette dérive. Aussi je pense que la baisse des cotisations salariales est de loin préférable à la baisse des cotisations patronales. Elle permettrait de décongestionner l’économie réelle et en particulier locale.
La PPE est indécente : elle donne dans son principe, l’idée que l’Etat octroie une aumône aux travailleurs pauvres, les transformant en mendiants. Elle n’a jamais été un moyen républicain d’augmenter le niveau de vie, elle rappelle la féodalité ou la royauté.
Mais baisser les cotisations salariales pour reprendre la PPE, c’est juste changer pour ne rien changer... Au final, les deux propositions ne sont que de pâles imitations de la proposition originale du FN sur la baisse de la part salariale. Les deux partis majoritaires se montrent à la traîne face à une idée novatrice et incapables de réagir correctement.
Ces éléments de langage sont une invention relativement récente datant du CNPF époque Yvon Gattaz (premier que j’aie repéré à utiliser ce terme, lors de la campagne de 1986 qui a mené à la première cohabitation Mitterrand/Chirac)
Le parti auquel vous appartenez ne commet pas de dérapages. Il a une origine et des projets racialistes, à tendance raciste, depuis toujours. On se souvient du « bruit et de l’odeur » de M. Chirac, des auvergnats de M. Hortefeux...
Ce parti est façonné à l’image de la jeunesse de M. Guerlain, ’raciste malgré lui’ et presque à son insu, sous un vernis civilisé. L’idéologie du sous-homme et du surhomme imprègne l’UMP : dans son discours sur le chomeur, sur le délinquant, sur l’immigré, sur le nomade, sur la liberté d’expression sur internet, sur le fait de gentiment demander aux chefs d’entreprises de bien vouloir s’auto-règlementer par un code de bonne conduite (privilège des surhommes, capables de raison, sur le commun des mortels régis par le droit pénal et fiscal - car comme des animaux, ceux-là ne respecteraient que la punition).
L’UMP contient nombre de gens respectables, en particulier parmi les élus locaux, et de gens qui ferment les yeux sur cette dimension fondamentale. Mais cette hiérarchie de l’humanité, c’est la substance idéologique sans laquelle aucune unité ne tiendrait dans ce parti. Il vous appartient, à vous et à vous seul, de tirer les conséquences de votre prise de conscience. M. Dupont-Aignan a su prendre ses distances, tout comme Mme Lepage, M. Asselineau voire Mme Boutin.
Il est d’ailleurs frappant de constater que les propos de M. Guéant seraient facilement partagés par M. Valls, par un M.Gérin, mais on les imagine assez mal dans la bouche de Mme Le Pen, qui montre dans ses prises de parole plus de respect pour la diversité... tout bien considéré... M.Bayrou non plus ne dirait pas ces choses-là.
Ceci dit, une dimension non perçue dans la remarque de Claude Guéant : peut-être voulait-il dire, non pas que d’autres civilisations nous seraient inférieures, mais qu’une civilisation en particulier serait supérieure à la nôtre : il serait intéressant de lui demander laquelle, et en quoi.
Vous semblez plutôt humaniste : je vous souhaite de vous émanciper vers un parti quel qu’il soit, qui vous ressemble, et qui respecte la devise de notre pays...
Bel article, qui explique bien l’opposition des deux camps actuels !
Bonjour, voici l’une des principales failles du raisonnement de Phil : "Phil : « Je vais te dire pourquoi la nationalisation de
la création monétaire ferait baisser la valeur de la monnaie. C’est
parce que la valeur de la monnaie est un prix de marché."
Phil lui-même n’y croit pas. Les tenants du système actuel ne veulent surtout pas que la monnaie papier occidentale soit en concurrence libre et non faussée avec l’or ou l’argent, ils vont jusqu’à truquer le cours de l’or ou de prendre des lois limitatives. C’est une arnaque de prétendre que l’euro obéit à une valeur de marché : si tel était le cas, à la publication du bilan 2011 de la BCE, les marchés auraient drastiquement dévalué l’euro.
Voici pourquoi : A son arrivée à la tête de la BCE, Mario Draghi a ’blanchi’ des quantités invraisemblables de créances
irrécouvrables en les transférants dans son propre bilan, en échange
d’argent scriptural tout frais créé. Ce faisant, il a ’sauvé’ les bilans des banques privées, ou plus exactement il a efficacement acheté du temps. Acheté, oui, et cela n’a pas encore eu de conséquences. Mais.
L’euro et le dollar sont en réalité en valeur truquée, hors-sol ; et si l’inflation ne se produit pas, c’est grâce à l’inutilité de ces tombereaux de fausse monnaie déversés fin 2011 . Tant que ces sommes ne circulent que dans le circuit financier, tout va ’bien’ pour le modèle de Phil et l’arnaque reste discrète. Cela a un prix : les banques gèlent les crédits aux particuliers et aux entreprises, car il est plus rentable pour elles de laisser en circuit spéculatif.
Résultat : on crée et on entretient volontairement une nouvelle bulle, spéculative, qui engendre de nouvelles pressions sur les monnaies : nouvelles pressions sur les systèmes sociaux, etc.
La valeur d’un Euro-Banque centrale et celle d’un Euro-temps de travail se déconnectent de plus en plus, au point qu’un Euro-finance est en train de se créer, abondant et fluide, tandis que l’Euro-temps de travail est rare, cher et ne circule pas.
Le mensonge véhiculé par Phil, qui est de prétendre se référer au libéralisme pour couvrir ceux qui jouent au bonneteau, est en fait une clef importante de l’argumentaire. On sent en filigrane l’argumentaire imparable ’TINA’ (Il n’y a pas d’autres alternative puisque c’est le marché qui décide), alors qu’en fait il y a duperie dans le but de ne pas laisser le marché faire son oeuvre et maintenir artificiellement un système en coma dépassé.