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Frédéric Alexandroff

Frédéric Alexandroff

Juriste de formation, écrivain non reconnu (et sans doute non reconnaissable), je suis, pour reprendre les superbes mots que Henri Verneuil met dans la bouche de Jean Gabin dans son film Le Président,« un mélange d’anarchiste et de conservateur... dans des proportions qui restent à déterminer. » Passionné de politique, et accessoirement de littérature fantastique, histoire d’oublier la grisaille et la médiocrité de notre misérable époque, je pense aussi qu’avant l’argent, Dieu ou le sexe, ce sont les mots qui gouvernent le monde. Aussi bien tenterais-je toujours de trouver les mots justes.
 

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  • Premier article le 04/04/2007
  • Modérateur depuis le 26/10/2007
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Derniers commentaires



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 3 août 2009 15:22

    Absolument d’accord avec non666, et sur toute la ligne.

    Il faut vraiment être large -ou un tantinet simplet- pour voir en Dupont-Aignan, ou pire encore, en Villepin, un héritier même lointain du gaullisme. Car le général de Gaulle fut avant tout, un genre de rebelle, en opposition contre son milieu d’origine, qu’il fut social ou politique. Or Dupont-Aignan pousse de grands cries de vierge effarouchée devant l’atlantisme borné et le néo-libéralisme débilitant de Nicolas Sarkozy -ou de l’UMP en général- jusqu’au moment des élections législatives, où notre ami est bien obligé de renter à la niche s’il veut être reconduit. Quant à Villepin, il n’est en rébellion contre rien, hormis peut-être son destin présidentiel brisé : c’est un aristocrate, un pur produit du sérail, un zéalteur du système déguisé en opposant farouche, et rien d’autre.

    Et oui, un mur suffira.

    Frédéric Alexandroff.



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 30 juillet 2009 19:39

    « Là je crois que tout est dit. L’argent n’a pas d’odeur, mais il a maintenant une langue... »

    Bien dit. Mais il faudra un jour en finir avec ce mythe de l’importance de l’anglais dans l’entreprise. La plupart des entreprises françaises s’en cognent, passez-moi l’expression : il suffit d’avoir entendu Laurence Parisot baragouiner la langue de Shakespeare pour s’en rendre compte. Et à formation égale, la maîtrise d’une langue, voire de plusieurs, ne constituera jamais un avantage dans le cadre d’un recrutement.

    Frédéric Alexandroff



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 25 juillet 2009 13:56

    Bonjour.

    Article intéressant, car il a notamment le mérite d’aborder -encore que dans certains de ses aspects il ne fait qu’effleurer- un sujet d’une importance extrême : la validité des poncifs et des postulats qui font de la démocratie un système jugé supérieur, plus évolué, en clair la finalité même de l’évolution des régimes politiques.

    Car en réalité, Winston Churchill avait tort : la démocratie est le pire des régimes, AVEC tous les autres. Les philosophes grecs, et notamment Platon, l’avaient déjà compris et expliqué par le menu. Chaque régime politique s’appuie sur un pilier unique, une idée-force, un concept qu’il poussera jusqu’à l’extrême et qui finira par le corrompre et le détruire.

    Dans le cas de la démocratie, c’est le principe de liberté qui contient les germes de cette autodestruction inévitable. Car de cette liberté qui leur est accordée, les citoyens tirent la conclusion qu’ils ont le droit de faire tout ce qu’ils veulent et, notamment, qu’ils ont la liberté de se désintéresser de la chose publique, cette « res publica » qui est justement leur bien le plus précieux, avant leur liberté de « jouir », c’est-à-dire, à notre époque, de consommer.

    Le régime idéal n’existe sans doute pas, mais il y a des conclusions qu’aucun système politique n’a jamais su tirer de l’héritage philosophique grec, et notamment celle-ci : la forme du régime importe moins que l’efficacité de son organisation.

    Frédéric Alexandroff



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 25 juillet 2009 13:41

    Désolant... c’est juste DESOLANT.

    Si vous pensez vraiment que ces cabinets sont efficaces... eh bien, ma foi, c’est que vous n’avez jamais eu recours à leur service. Renseignez-vous donc sur les méthodes du cabinet Ingeus : vous verrez comme ils forment bien les gens. Et sur les « fonctionnaires de l’ANPE », bien que je ne porte pas forcément ces gens dans mon coeur (certains sont tout bonnement imbuvables... généralement parce qu’ils cherchent à singer les méthodes du privé, d’ailleurs), je dirais que vous vous bercez d’illusions : de l’emploi, il y en a, ou il n’y en a pas, point final. Les recruteurs privés ne disposent pas d’une quelconque baguette magique pour en inventer.

    Vous confirmez ce que je pense depuis longtemps : certaines personnes ne devraient pas être autorisées à s’approcher d’un isoloir à moins de dix kilomètres.

    Frédéric Alexandroff



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 25 juillet 2009 13:34

    Bonjour Gül,

    J’avais déjà lu l’article en question, et j’avais justement envie d’insister sur le fait que, en dehors du caractère déjà choquant d’un tel abandon (on ne peut plus parler de simple délégation à une telle échelle, d’autant qu’on pressent que l’expérience sera généralisée dans les années à venir), il y avait des gens bien placés (Soubie & Co.) qui profiteront de la misère humaine pour se gaver.

    Ah ! « Le revenu de vie » ! Vous me faites plaisir en l’évoquant. Voilà des années que je défends cette idée, jadis portée par une certaine Christine Boutin, d’un « revenu universel », qui ne relèverait ni de la solidarité organisée, et encore moins de l’« assistanat », comme on dit aujourd’hui, mais d’un simple constat : la création de richesses implique de moins en moins de travail. Donc, si l’on ne découple pas travail et revenu, on accepte une société de pauvreté endémique, à terme génératrice de violences. Les richesses créées doivent être partagées selon de nouveaux concepts, car le travail n’est une valeur que pour ceux qui n’en ont pas besoin pour vivre.

    Et ce n’est pas une idée de gauche : c’est une simple évidence.

    Et merci pour votre réaction.

    Amicalement,

    Frédéric Alexandroff

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