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Frédéric Alexandroff

Frédéric Alexandroff

Juriste de formation, écrivain non reconnu (et sans doute non reconnaissable), je suis, pour reprendre les superbes mots que Henri Verneuil met dans la bouche de Jean Gabin dans son film Le Président,« un mélange d’anarchiste et de conservateur... dans des proportions qui restent à déterminer. » Passionné de politique, et accessoirement de littérature fantastique, histoire d’oublier la grisaille et la médiocrité de notre misérable époque, je pense aussi qu’avant l’argent, Dieu ou le sexe, ce sont les mots qui gouvernent le monde. Aussi bien tenterais-je toujours de trouver les mots justes.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 04/04/2007
  • Modérateur depuis le 26/10/2007
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Derniers commentaires



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 20 août 2009 19:28

    J’en conclus que pour vous, il n’y rien d’un tant soi peu choquant au fait qu’un homme, pas spécialement plus malin que la moyenne, qui n’a rien fait d’extraordinaire, dont les actes n’apportent rien de spécial, empoche de quoi faire vivre sa famille pour les quinze prochaines générations... tout en étant parfaitement conscient que cet argent sera plus sûrement dépensé de manière complètement folle.

    L’idée d’établir un salaire maximum fait son chemin : lentement, mais sûrement, et ce serait une avancée dans cette société où tout ce qui n’est pas interdit est ipso facto jugé moral. On ne peut pas compter sur les patrons, les traders et tous les goinfres de la société néo-libérale pour se limiter eux-mêmes... et on ne peut hélas guère l’espérer non plus des « gens d’en bas » pour ainsi dire, car ces derniers espèrent secrètement se retrouver un jour à la place des premiers.

    Quant à l’Abbé Pierre... bah, qu’il repose en paix.



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 20 août 2009 19:15

    Très bon article, qui démonte entre autres, et ce n’est pas trop tôt les arguties néo-libérales grotesques sur la prétendue « juste rémunération de compétences qui sinon iront voir ailleurs ». On se demande bien de quelles compétences il est question, et au-delà, quand la banque et le monde de l’entreprise en général cesseront de mettre des commerciaux là où l’on aurait besoin de gestionnaires sérieux.

    A noter que le plus triste, dans tout ça, est peut-être moins la rémunération folle de ce monsieur Andrew, que les commentaires qui justifient la chose et conspue l’auteur comme jaloux ou envieux. Les individus qui pensent ainsi -c’est une figure de style car ils n’agissent pas en individus pensants- empoisonnent la démocratie et la rendent caduque. Rien ne justifie qu’un homme gagne autant d’argent en si peu de temps, et les cimetières sont remplis de gens irremplaçables.

    Avis à tous : la « politique de civilisation » commendera le jour où un gouvernement aura le courage de plafonner les salaires.

    Frédéric Alexandroff



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 5 août 2009 14:23

    Bonjour Bernard,

    Un bien bel article, agréable à lire et passionnant de bout en bout... bien que je ne sois pas toujours d’accord avec ce que vous écrivez, notamment s’agissant des vertus d’un libre-échange qui serait libéré de ses tares.

    Je ne suis en effet pas convaincu que l’on puisse procéder à pareille réforme du Système économique, dans l’optique de revenir du néo-libéralisme triomphant vers le « vrai » libéralisme, celui qui suppose la rationalité des acteurs économiques, des règles garantissant une réelle concurrence, non faussée par des mécaniques d’aides publiques qui dégénèrent rapidement en prébendes.

    Car au bout du compte, la liberté laissée aux acteurs, ajoutée à la nature profonde de l’être humain, ne peuvent qu’entraîner excès, tricheries et conflits. Je pense pour ma part qu’un Etat fort (mais gouverné par des gens éclairés... je vous le concède, ça relève presque de l’utopie) doit imposer des règles, quitte à limiter la liberté « naturelle » dont les acteurs peuvent se prévaloir.

    De fait, il suffit d’observer les comportements de nos contemporains, du haut de l’échelle sociale jusqu’à ses marches les plus basses, pour se rendre compte qu’en matière de liberté, morale (ou éthique, si vous préférez) et loi sont séparées par une frontière bien épaisse : ce qui n’est pas interdit est permis, même si c’est immoral. On pourrait même y voir un raisonnement hobbesien : ce qui n’est pas interdit par la loi est forcément juste, car c’est l’Etat qui est garant de cette justice élémentaire. Mais le Léviathan de Hobbes, bien différent du monstre mondialisé auquel nous devons faire face, était justement tourné vers l’équilibre, et il se défiait des « vaines philosophies » et des « mots absurdes » répandus par ceux que vous nommez vous-mêmes, et fort justement « les vigies de l’opinion », embrumant l’esprit des citoyens dans ce que Hobbes, toujours lui, appelait « le Royaume des Ténèbres ». Les Ténèbres de l’Esprit.

    Bravo encore, Bernard. Et continuez de vous battre contre ces Ténèbres.

    Frédéric Alexandroff



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 5 août 2009 13:48

    Bonjour.

    Attali est un rigolo... je crois qu’il nous le prouve une fois de plus avec cette palinodie, cependant fort à propos.

    Car en dépit du côté puant du personnage, l’analyse est juste, et dévoile enfin un pan de ces vérités premières après lesquelles les citoyens impliqués courent depuis si longtemps. Oui, la classe politique, financière et médiatique, constitue dans nos prétendues démocraties un syndicat d’intérêts -oserais-je dire une mafia ?- qui n’a que faire de cette masse grise, sans saveur et anémique qu’on nomme le peuple.

    Et la première source de ces problèmes, que pointe plus ou moins directement Attali, c’est la promiscuité physique de ces individus : les mêmes écoles, les mêmes familles, les mêmes réseaux, les mêmes carrières. Au final, de cette promiscuité physique naît une promiscuité idéologique et des intérêts entrecroisés. La « révolution » préconisée par Attali passe au minimum par une rationalisation du système, avec l’établissement d’interdits stricts quant aux possibilités de changement de carrière de ces grands seigneurs du Nouvel Ordre Mondial. Et la nationalisation finira par s’imposer dans de nombreux cas.

    Sans quoi on pourra craindre une vraie révolution, avec du sang... et du sang.

    Frédéric Alexandroff



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 5 août 2009 13:30

    Bonjour,

    Un bel article qui pointe du doigt l’immoralité profonde, non seulement du système financier néo-libéral, mais au-delà de toute une classe politique et médiatique qui s’en fait le complice. Mais bien plus encore, il démontre que si l’Etat n’impose rien, rien ne se fait : la bonne volonté et la liberté ne font pas bon ménage dans cette société où tout ce qui est immoral sans être illégal est autorisé. L’auteur conclut d’ailleurs, à raison, sur ce point : il faudra un jour en venir à la nationalisation.

    Frédéric Alexandroff

     

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