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Frédéric Alexandroff

Frédéric Alexandroff

Juriste de formation, écrivain non reconnu (et sans doute non reconnaissable), je suis, pour reprendre les superbes mots que Henri Verneuil met dans la bouche de Jean Gabin dans son film Le Président,« un mélange d’anarchiste et de conservateur... dans des proportions qui restent à déterminer. » Passionné de politique, et accessoirement de littérature fantastique, histoire d’oublier la grisaille et la médiocrité de notre misérable époque, je pense aussi qu’avant l’argent, Dieu ou le sexe, ce sont les mots qui gouvernent le monde. Aussi bien tenterais-je toujours de trouver les mots justes.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 04/04/2007
  • Modérateur depuis le 26/10/2007
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Derniers commentaires



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 27 juin 2009 10:14

    Effectivement, on peut se demander si, en fin de compte, les fameuses (et paraît-il, inexistantes, voire « fabuleuses », pour paraphraser le Guide Suprême de la Régression) rétrocommissions n’auraient pas été, finalement, versées à qui elles étaient promises.

    D’une manière plus générale, vous avez raison de poser la question fondamentale de cette affaire : qui cela intéresse-t-il ? Les journalistes français, les vrais, les durs, les authentiques (j’entends par là ceux qui disposent d’une carte de presse) ont toujours des sujets plus urgents à traiter : la pluie, le beau-temps, les chiens écrasés, la mort du prétendu « Roi de la Pop »... ce faisant, ils attestent, une fois encore, de leur cruelle incompétence en même temps que de leur profonde lâcheté. Tout est à revoir dans ce système, et c’est tout à votre honneur d’oser le préciser, « qui se prétend démocratique ».

    Mais le plus triste, c’est peut-être l’apathie du citoyen. On a les élites qu’on mérite.

    Frédéric Alexandroff



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandre 31 octobre 2007 12:14

    Bonjour Docdory,

    Tout à fait d’accord. Effectivement, j’avais aperçu cette proposition dans la liste des 77 mais ensuite oublié de la mentionner, tout comme j’ai oublié de mentionner une autre suggestion de réforme, qui va d’ailleurs dans le même sens, à savoir la proportionnelle à prix discount : 20 ou 30 sièges donnés en aumône aux petits partis tandis que les « grands », sureprésentés, se tailleront un peu plus la part du lion et verrouilleront définitivement le système.



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandre 26 octobre 2007 10:31

    Bonjour le Chat

    Ouaip, j’ai choisi le hamac comme emblème, avec une devise que je trouve particulièrement dans l’ère du temps : « dormir plus pour ronronner plus ».

    Tout à fait d’accord avec toi sur les motivations turques. Tiens, je me demande comment Georges Junior réagirait si Schwarzy faisait sécession.



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandre 15 octobre 2007 20:48

    - Sur les questions d’environnement.

    Il est vrai qu’on peut s’interroger sur la justification de la constitutionnalisation du Principe de précaution, dans la mesure où elle le fait passer du seul champ politique au champ juridique, l’érigeant ainsi en norme contraignante, d’autant plus difficile à appréhender et à utiliser qu’il n’a pas de contenu très précis. Il aurait peut-être judicieux, comme l’ont fait remarquer certains, de le laisser sagement dans la sphère politique, où il peut être apprécier de manière pragmatique, au cas par cas.

    De même, il serait désastreux de considérer le développement soutenable comme un corpus idéologique aux frontières bien arrêtées, en opposant ainsi les Modernes, estimant le progrès humain comme linéaire et irréversible, intrinsèquement porteur de beauté, de paix et de justice ; et les Anciens, assimilés au « objecteurs de croissance » les plus extrémistes, adeptes d’un chimérique retour à la nature, niant l’intérêt de toute forme de modernité, quelle qu’elle puisse être.

    - Sur l’antilibéralisme.

    Je sais que d’aucuns m’ont conseillé de ne pas répondre aux insanités de monsieur Frédéric Lyon, mais c’est tout simplement trop hilarant pour y résister. Moi qui disais plus haut que j’avais une collection de labels et d’AONC (Appelations d’Origine Non Contrôlée) à compléter, le voilà qui me liste avec Hitler, Staline, Pol Pot et Olivier Besancenot, qui serait sans doute tout aussi surpris que moi par ce soudain acoquinement idéologique. Que d’honneurs on me fait...

    S’agissant de mon antilibéralisme si primaire, qui peut donc nier que le libéralisme moderne -et quel que soit la dénomination choisie- a trahi l’esprit du libéralisme originel. On le voit bien avec la proposition d’autoriser la vente à perte, qui conduit à fausser la concurrence, cette même concurrence pourtant élevée au statut de principe sacro-saint. Le libéralisme a donc évolué -pour ne pas dire qu’il a été perverti, à l’instar des États-Unis qui servent de modèles, aujourd’hui comme hier, à ses thuriféraires.

    Et là encore, les idéologues du libéralisme omnipotent font mine de ne pas voir la réalité en face. Les États-Unis de 2007 ne sont pas ceux de la première moitié du XIXème que Tocqueville décrit dans De la démocratie en Amérique, notamment en ce qu’il pensait que le système américain, de par le maillage fédéral et la densité du tissu associatif, prémunirait la démocratie américaine contre le poison de l’individualisme. Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur le sujet, notamment sur le développement du communautarisme -autre forme d’individualisme- et sur l’évolution de la démocratie américaine, à l’intérieur de laquelle le principe de liberté l’a largement emporté sur celui d’égalité.

    En conséquence de quoi, le libéralisme de Tocqueville et des philosophes des Lumières, oui ; celui de Nicolas Sarkozy, de Jacques Attali et de Georges W. Bush... non, merci.

    Une dernière petite remarque sur l’ouverture sarkozyenne et son instrumentalisation : dans le dernier paragraphe de mon article, j’ai -faute impardonnable- oublié de mentionner Fadela Amara, qui met tant de jovialité à charcuter la langue française qu’elle fait oublier les fautes de grammaire à répétition et le vocabulaire, pas toujours très fin, de notre président.

    À ce sujet, que monsieur Frédéric Lyon commence par soigner son orthographe avant de me relancer sur mon style.



  • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandre 15 octobre 2007 12:50

    Un simple petit commentaire à ce stade pour remercier tout particulièrement monsieur Frédéric Lyon, qui a bien voulu jouer le rôle d’avocat du diable dans cette affaire. Las, votre plaidoirie hystérique n’est guère convaincante. En revanche, je la trouve plutôt drôle : on m’avait déjà traité de pas mal de choses dans ma vie, du néo-fasciste jusqu’au post-stalinien en passant par l’archéo-jacobin, le séguiniste, le royaliste (dans tous les sens du terme) , le sarkozyste (il fallait vraiment avoir un coup dans le nez, là) et le bayroulâtre. J’ai même un jour eu le grand privilège d’être taxé de « rejeton hobbesien ». Merci, donc, pour avoir rajouté « antisémite » qui manquait cruellement à ma collection. Si on prend en considération mon précédent article sur Agoravox (DSK : la rénovation socialiste se fera-t-elle à Washington ?) où l’un des commentaires m’accuse justement de sionisme, la chose devient particulièrement savoureuse. Quant à me qualifier d’« écolo de service », c’est bien simple : j’en pleure encore de rire !

    Néanmoins, et plus sérieusement cette fois-ci, l’autre pan de votre critique me paraît quant à lui totalement inacceptable. De fait, vous écrivez : « Et l’on voit un pur crétin, nommé Frédéric Alexandre, sorti de nulle part mais se prenant toutefois pour un journaliste, aux états de service parfaitement nuls, traîner dans la boue une des principales figure du monde politique et économique de notre pays, qui avait sans doute déjà réalisé plus de chose à l’age de vingt ans, que notre auteur n’en réaliserait s’il disposait de plusieurs vies. » Je trouve cette remarque acerbe plutôt singulière de la part d’un lecteur d’Agoravox. Le principe même de son existence n’est-il pas, justement, de considérer chaque citoyen, non seulement comme un « capteur d’information » mais, bien plus encore, comme un « vecteur d’idées » ? Dès lors, il ne saurait être question d’invalider les analyses ou les idées exprimées sous prétexte que l’auteur ne serait pas un journaliste professionnel.

    D’autre part... oui, vous avez raison : je n’étais qu’un vague éclair de concupiscence dans les yeux de mes parents lorsque Jacques Attali participait à la création d’Action contre la Faim. Cette remarque générationnelle qui est la vôtre me paraît tout à fait symptomatique d’une société dans laquelle l’équation (erronée) Expérience = Compétence est devenue fondamentale, jusqu’au ridicule, notamment en matière d’emploi. Et ainsi, sous prétexte que je suis un « jeune » (sans doute n’aurai-je pas dû le préciser dans ma biographie : un écrivain, c’est bien, mais un jeune écrivain, c’est-à-dire en mal d’éditeur, ne peut être qu’un parasite), je devrais fermer mon clapet et m’abreuver des paroles de Jacques Attali, y compris lorsqu’il nous assomme avec ses pires élucubrations sur le clonage humain ou le sens de l’Histoire, qu’il prétend avoir découvert.

    Navré de vous décevoir : ce n’est pas demain la veille que le chat rentrera ses griffes.

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