Seyed Mehdi Miraboutalebi, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran à Paris ne fait pas les choses à moitié. Mardi 13 avril, “pour approfondir les relations entre les deux peuples” et “parce que les médias injectent des idées préconçues dans les opinions publiques”, il s’est prêté à un jeu de questions-réponses dans un bar à vin parisien du 5earrondissement (qui, pour l’occasion, ne servait pas d’alcool) tenu par un ex-militant du Renouveau Français (groupe pétainiste et antisémite), ex-colistier de la liste antisioniste de Dieudonné, très proche des hooligans du PSG et des ultranationalistes serbes. Bref.
Cette “causerie” était organisée par le journal Flash, le bimensuel d’une extrême droite qui se veut “altermondialiste” et dans lequel écrivent, entre autres, Christian Bouchet, Philippe Randa, Alain Soral et Alain de Benoist. Ce dernier était d’ailleurs aux côtés de l’ambassadeur. Dans la salle, se trouvaient des têtes bien connues du milieu. Marc George, ex-secrétaire général d’Egalité et Réconciliation, Jacques Bordes, nationaliste-révolutionnaire, proche de feu François Duprat et très introduit dans certains cercles du Proche-Orient, Thomas Werlet du Parti solidaire français, groupuscule “nationaliste-socialiste“, Pierre Panet, ami de Dieudonné et auteur d’un texte intitulé “Faurisson, un humaniste”.
La clique des propagandistes des mollahs est sur le pont et elle rame !
A fond les manettes !
Pourquoi ?
Parce que chaque jour qui passe nous rapproche de l’instant de vérité.
De nouvelles sanctions économiques et juridiques vont être votées par le Conseil de Sécurité avec l’assentiment de la Russie et de la Chine dans quelques semaines et il est désormais bien clair que le monde n’attendra pas des années avant de passer aux mesures plus actives pour obtenir les réponses claires à ses interrogations sur le programme nucléaire iranien.
Amhadinejad n’est qu’un amateur lorsqu’il s’agit de brouiller les pistes.
Un enquête sur le 11 Septembre ?
Et sur l’assassinat du Commandant Massoud ?
Et sur la destruction des Bouddhas de Baniyan, que tout le monde a oublié au Maghreb mais dont des centaines de millions de Bouddhistes se souviennent ?
Amhadinejad se solidarise avec al Qaeda ?
Il existe un petite chance pour que les mollahs de Téhéran nous fournissent sur un plateau l’occasion de débarrasser le monde de leur régime anachronique. Après tout Saddam Hussein n’a pas calé, pourquoi caleraient-ils ?
S’ils nous fournissent cette occasion, ce qu’à dieu ne plaise, il faudra la saisir au vol.
Les affaires des terroristes, en Irak comme en Afghanistan, ne vont pas bien du tout.
Mais il n’est pas inutile, sans doute, rappeler qu’elles n’avaient que peu de chance d’aller bien.
En Irak, les tueurs sunnites ont beau massacrer les chiites et les kurdes aux explosifs, il coulera néanmoins beaucoup d’eau sous les ponts de l’Euphrate avant que les sunnites, qui ne représentent que 20 % de la population irakienne, deviennent majoritaires.
Les terroristes ont tué un million de civils en Irak, mais il en reste encore environ 20 millions à bousiller.
En Afghanistan, les Talibans représentent un clan minoritaire du peuple Pashtoune, lui même minoritaire au sein de la population Afghane. Autant dire que là encore il en faudra des attentats suicides avant de renverser les ethnies et les clans majoritaires qui sont représentés par le gouvernement de Karzaï !
Ces attentats terroristes inhumains, qui visent EXPRESSEMENT les populations civiles sont évidemment des crimes de guerre perpétrés par des combattants sans uniforme qui violent les conventions de Genève.
Ce sont des crimes de psychotiques, qui n’ont aucune dimension politique et n’ont aucun sens sur le plan militaire. On peut dire qu’il s’agit de crimes gratuits qui ne conduisent nulle part et ne servent aucun but.
Voilà pourquoi les erreurs de tirs et les dégâts collatéraux éventuels qui se produisent dans notre guerre contre le terrorisme impuissant mais terriblement meurtrier des islamistes n’intéresseront jamais personne.
Cet « article » de vulgaire propagande islamiste n’a donc pas d’objet non plus. Pas plus d’objet que les attentats des terroristes islamistes eux mêmes.