Quand un article
(celui de Le Temps) commence par un mensonge aussi grotesque que :
’’Le régime chaviste a réagi à la victoire de
l’opposition aux élections législatives en réduisant les
prérogatives du parlement. Comme il a tenté, depuis son
installation, d’affaiblir tous les contre-pouvoirs potentiels...’’,
on
est en droit de douter totalement de l’honnêteté de son auteur. Et
vous ajoutez :
’’(j’allais écrire « dictature »... me suis ravisé de
justesse, et pourtant…)’’.
Justement,
et pourtant ...
La
constitution du Vénézuéla (orthographe
’’à la française’’),
approuvée par référendum en 1999, sous Chavez, instaure la
possibilité pour le peuple de convoquer un référendum révocatoire
qui permet de destituer
n’importe quel gouvernant, fonctionnaire ou administrateur public, y
compris le Président, avant la fin de son mandat. Ce référendum
révocatoire doit être demandé par une pétition respectant un
certain quorum (nombre
valide de signatures). Cette nouvelle procédure a été mise en
œuvre pour la première fois lors d’un référendum en 2004, qui
visait à destituer le président Chavez. Cependant, le référendum
n’a pas rassemblé une majorité nécessaire pour destituer le
Président.
Dans
son article 71, cette constitution prévoit que : Les
matières de droit international pourront être soumises à
référendum consultatif sur l’initiative du Président (e) de la
République en Conseil des Ministres ; après accord de
l’Assemblée Nationale, approuvé par un vote à la majorité de ses
membres ; ou à la demande d’un nombre qui ne saurait
être inférieur à dix pour cent des électeurs et électrices du
registre d’état civil et électoral.
Dans
son article 72 : Toutes les charges et magistratures de
l’élection populaire sont révocables. Passée la moitié de la
période à laquelle a été élu le ou la fonctionnaire, un nombre
qui ne peut être inférieur à vingt pour cent des électeurs ou
électrices inscrit(e)s dans la circonscription correspondante pourra
solliciter la convocation d’un référendum pour révoquer son
mandat….
Article 73 : Seront soumis à
référendum les projets de loi en discussion à l’Assemblée
Nationale, décidés par au moins les deux tiers des membres, si le
référendum est adopté avec une participation de vingt-cinq
pour cent des électeurs et des électrices, inscrit(e)s sur le
registre de l’état civil et électoral, le projet correspondant
sera, érigé en loi.
Les traités, conventions ou accord internationaux qui pourront
compromettre la souveraineté nationale ou transférer des
compétences à des organes supranationaux, pourront être soumis à
référendum sur initiative du Président ou de la Présidente
de la République en Conseil des Ministres ; par le vote des
deux tiers des membres de l’assemblée ; ou par quinze pour cent
des électeurs ou électrices inscrit(e)s sur le registre d’état
civil ou électoral.
Article 74 : Seront soumis à référendum, pour être
abrogées totalement ou partiellement, les lois dont l’abrogation est
demandée sur l’initiative d’un nombre qui ne peut être inférieur à
dix pour cent des électeurs ou électrices inscrit(e)s sur le
registre d’état civil et électoral ou par le Président ou la
Présidente de la République en Conseil des Ministres.
Pourront également être soumis à référendum
abrogatoire les décrets ayant force de loi que dicte le Président
ou la Présidente de la République en utilisant les attributions
prévues dans l’alinéa 8 de l’article 236 de cette Constitution,
quand il serait sollicité par un nombre qui ne peut être inférieur
à cinq pour cent des électeurs ou électrices inscrit(e)s sur le
registre d’état civil et électoral.
Pour valider le référendum abrogatoire, sera
indispensable la participation de quarante pour cent des électeurs
ou électrices inscrit(e)s sur le registre d’état civil et
électoral.
Alors soit vous êtes un imbécile qui ne connaît rien du sujet
dont il parle, soit vous êtes un perroquet propagandiste qui reprend
le discours médiatique convenu des chiens de garde sur le Vénézuéla.
Vous poursuivez par : ’’Moi ce qui m’a frappé
dans cette article, c’est la description d’un bidonville de
Caracas, haut-lieux des partisans chavistes : ces gens ont
l’aire si pauvres et démunis, je n’ai pu que me demander ce
qu’avait bien pu faire pour eux le pouvoir chaviste durant toutes
ces années... la réponse qui m’est venue à l’esprit est :
rien, sinon pas grand-chose... Et pourtant, ils continuent à y
croire.... comme vous manifestement…’’
Je
n’ai pas trouvé dans cet article ’’la description
d’un bidonville de Caracas, haut-lieux des partisans chavistes’’ ,
mais il convient de commenter
votre ’’pas grand-chose’’.
Le ’’pas grand-chose’’ c’est
l’inscription dans la constitution que : Pour garantir le droit
à la santé, l’État créera et exercera l’action Directrice et
gérera un système public national de santé, de caractère
intersectoriel, décentralisé et participatif intégré au système
de la sécurité sociale, régi par les principes de la gratuité
universelle … (Article
84)
Le
’’pas grand-chose’’ c’est aussi l’article 103 qui dit que toute
personne a droit à une éducation complète, de qualité,
permanente, égalitaire dans ses conditions et opportunités, sans
autre limitation que celles découlant de ses aptitudes, sa vocation
et ses aspirations. L’éducation est obligatoire à tous les
niveaux, depuis la maternelle jusqu’au niveau moyen diversifié ;
l’intégration dans les institutions de l’État et la gratuité
jusqu’au niveau post-universitaire.
Si
le Vénézuéla (qui partait de très loin) n’a pas une économie
florissante, c’est moins dû aux graves erreurs économiques de
Chavez qu’à la chute des cours du brut et à la guerre économique,
pour ne pas parler de sabotage, que lui mènent les USA, et les
riches Vénézuéliens qui n’ont jamais admis que le pouvoir puisse
leur échapper. Il est
extrêmement facile de plonger un pays fragile dans le chaos
économique, on se souvient de la ’’grêve des camionneurs’’ au
Chili.
La schizophrénie est une psychose dans laquelle le sujet perd le contact avec la réalité et n’est pas conscient de son trouble. Vous pensez que c’est le mot correct dans votre phrase ?
Pourquoi une pantalonnade ? C’est une justice paritaire dont les conseillers savent de quoi il est question quand on vient leur exposer un litige. De plus c’est une justice qui commence par essayer d’amener les parties à la conciliation, ce qui est une excellente chose.