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Geneste

Jean-François Geneste
Ancien représentant de la CFTC à fédération européenne de la métallurgie.
J'ai un vif intérêt pour la science en général, les maths et la physique en particulier.
Auteur de 5 ouvrages :
"Logique de défense : 30 idées en 200 pages" Bénévent mai 2008
"Ainsi marchait l'humanité" Bénévent janvier 2009
"Physique : de l'esprit des lois" Cépadues novembre 2010
"Politique industrielle : des idées neuves pour demain", CFTC, novembre 2010
"Petit traité de philosophie moderne du libre arbitre" 2011 disponible uniquement sur Kindle

Tableau de bord

  • Premier article le 18/12/2008
  • Modérateur depuis le 10/01/2009
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Derniers commentaires



  • Geneste 28 septembre 2011 13:12

    Vous dites beaucoup de choses vraies dans votre texte. Néanmoins, mon sujet n’est pas celui que vous traitez pour l’essentiel. En effet, le système anglosaxon à 30 000$/an aujourd’hui n’est pas soutenable. Je pense avoir souligné la raison pour laquelle le système coûte cher alors que vous reconnaissez vous-même que les profs étant mal payés, ce ne sont pas leurs salaires qui font le coût. Ma première proposition est donc de décoréller enseignement et recherche. Cela a d’autant plus d’importance que la recherche aujourd’hui est avant tout technologique et que la durée de vie d’une technologie est de 5 à 10 ans. A quoi bon apprendre cela à l’université ? Par contre, une théorie, elle, vit une bonne centaine d’années, cf. la théorie de la relativité par exemple, etc.
    Le deuxième point que je traite dans mon texte est celui de l’évaluation de l’université. De quel niveau viennent les élèves et à quel niveau ils sortent ! C’est cet effort qu’il faut évaluer et récompenser le cas échéant, ce que personne ou presque ne fait alors que socialement, c’est un point particulièrement important. Le but de l’enseignement, de mon point de vue, n’est pas de donner un métier, mais de donner aux éleves les points suivants :
    - Apprendre à apprendre
    - Avoir un niveau (c.-à-d. une culture litéraire, scientifique..)
    - Avoir une idée de comment on applique le savoir théorique à la vie pratique

    Et c’est tout ! Le reste, c’est la vie comme on dit en France.

    Vous remarquerez que je me suis bien gardé de parler de la qualité des profs, que je n’ai pas abordé le débat université grande école, etc. Vos commentaires, intéressants au demeurant, ne concernent donc pas mon texte pour l’essentiel.

    Par contre vous affirmez certains points qui me semblent très discutables. Je ne vois pas comment un système d’examen (qui existent par ailleurs partout) peut favoriser les gens friqués. Si vous ne suivez pas de cours supplémentaires, vous pouvez quand même réussir et je connais bien des cas de gens brillants qui n’ont pas pris ces cours supplémentaires et ont quand même réussi. Le système universitaire, d’ailleurs, lutte contre ce système parallèle et avec un certain succès me semble-t-il.
    Quand vous dites que mon système tue la recherche, vous sortez du cadre strict de l’article. J’ai juste dit que le système de recherche dans les universités ne doit pas être payé par les étudiants qui viennent pour chercher une prestation d’enseignement. En plus, je ne vois pas pourquoi on paierait pour chercher, on devrait plutôt se faire payer pour cela.
    Quant à l’évaluation, il faut bien que quelqu’un la fasse et qu’il soit relativement impartial. L’Etat me semble être le meilleur acteur possible, à condition, bien entendu, qu’il s’en donne les moyens et je vous concède qu’en la matière il est en général très mauvais. Espérons donc une amélioration de ce côté là.
    J’en viens au mérite. Le mérite, selon moi, se mesure par l’efficacité, laquelle se mesure par le niveau moyen d’entrée, le niveau moyen de sortie et l’énergie qu’il a fallu fournir pour arriver au résultat. Il n’y a pas d’objectif à fixer, il est tout trouvé.
    Je remarque, pêle-mêle une contradiction dans votre texte. Les stars de la recherche n’enseignent pas, mais pour enseigner il faut chercher(?). Mais les stars chercheuses sont dans le système universitaire. Qu’y font-elles ? Rappelons que du niveau BAC à BAC+5 on ne fait qu’apprendre ou presque et que cela suffit bien à la peine des étudiants. En plus on apprend en général des choses connues depuis longtemps et ce n’est pas tant l’apprentissage qui est difficile que la maîtrise du sujet et l’imprégnation de l’étudiant par un état d’esprit.
    La compétition entre les profs, dont vous parlez, me semble être une bonne chose. C’est d’ailleurs une bonne chose en tout. Pourquoi certaines personnes seraient-elles en concurrence, dans leur travail, avec des personnes payées un bol de riz par jour quand d’autres seraient exmptées de compétition ?
    Je terminerai sur votre vision de l’étudiant client. Je trouve cela détestable. L’étudiant, de mon point de vue, est un citoyen à qui la nation paie, via la redistribution et l’impôt, une opportunité de connaître disons un domaine de l’activité ou de la connaissance humaine de façon approfondie de façon pour qu’à son tour, quand l’étudiant sera dans la vie active, sa productivité augmentée par ses études, il puisse contribuer au bien commun.



  • Geneste 27 septembre 2011 22:12

    @JL

    la question qui est posée c’est : à partir d’où s’est-on fourvoyé ? Jusqu’où faut-il remonter en arrière dans les les théories pour revoir les choses en considérant ces nouvelles données.

    Le pb de la science, c’est que personne n’est disposé à abandonner son apport, sa ’plus-value’ dans cette marche vers la connaissance, plus-value qui était pertinente lorsque tous avaient une conception que de nouvelles observations rendent aujourd’hui obsolète : je ne parle pas de la théorie de la relativité mais de son interprétation : « c » est frontière ou limite.

    Je pense que l’erreur date du début, c’est-à-dire depuis la théorie de la relativité. Einstein lui-même a eu une idée de génie en théorisant la relativité du mouvement, mais, de mon point de vue, il s’est trompé sur la vitesse limite. La relativité du mouvement, de mon point de vue, implique des vitesses infinies. J’ai écrit en novembre 2010, un livre sur le sujet intitulé « Physique : de l’esprit des lois », qui traite ce point particulier dans la première partie. La deuxième partie est consacrée à une proposition alternative à la physique actuelle, proposition qui reste compatible avec toutes les expériences de physique faites à ce jour, mais qui contient des objets (qui ne sont pas à proprement parler des particules) qui peuvent aller à des vitesses infinies, et, bien sûr, je réintroduis le fameux éther, tué par Einstein, mais auquel ce dernier a cru jusqu’à la fin de ses jours contrairement à ce qui est enseigné par certains...

    Je suis d’accord avec vous sur le fait que personne ne veut abandonner son apport, mais ce qui bloque aujourd’hui, bien plus que les égos de certains, ce sont les enjeux financiers qui se cachent derrière la science. C’est cela qui entraîne l’orthodoxie et, au final, la stagnation.



  • Geneste 27 septembre 2011 21:28

    @JL

    Je ne pense pas que l’on ait vraiment fait d’erreur sur l’existence du neutrino, au moins celui impliqué dans la radiation bêta. Il a en effet été prévu bien avant d’être trouvé et c’est une histoire de conservation d’énergie qui est à l’origine de son existence. En d’autres termes, s’il n’existait pas, il n’y aurait pas conservation de l’énergie dans la radiation bêta.



  • Geneste 27 septembre 2011 21:26

    @biloute

    bon sinon je pense qu’il y a faux problème dans votre échange, historiquement einstein a bien posé une vitesse limite, c’était un axiome de sa théorie.
    Maintenant, une fois une théorie formalisée, on peut refaire le chemin à l’inverse, i.e. partir d’une relation comme E=mc^2 et en déduire qu’il y a une vitesse limite (car augmenter la vitesse revient a augmenter l’énergie E donc augmenter m => plus on va vite, plus il est difficile d’aller plus vite)

    C’est exactement ce que l’on fait. Une fois les équations des transformations de Lorentz trouvées, la théorie de la relativité devient une théorie des invariants de cette transformation. Par ailleurs comme je l’ai déjà dit, Lévy-Leblond a fait une démonstration directe ou presque des transformations de Lorentz à partir de considérations purement géométriques sur notre espace et non plus du postulat sur la lumière.



  • Geneste 27 septembre 2011 14:15

    @JL

    Je ne vous prends pas pour un débutant, mais j’avoue avoir du mal à comprendre votre cheminement. Un des deux postulats de la relativité c’est qu’aucune source d’énergie ne peut voyager plus vite qu’une vitesse limite considérée aujourd’hui comme étant celle de la lumière, notamment, car la masse du photon serait nulle. Comme je vous l’ai dit auparavant, on peut arriver à partiellement justifier ce postulat par la méthode exposée par Lévy-Leblond en 1976.

    Une fois cela posé, le neutrino ayant une énergie non nulle, si sa vitesse est effectivement supérieure à celle que l’on considère comme limite, la théorie est objectivement en défaut. Le « rustinage » ne servira à rien.

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