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Citoyen en observation passionnée du comportement des masses sociales au travers de comportements individuels et de l’acte politique. Comment la masse s’approprie-t-elle une idée ? Peut on parler de physiologie de la societé lorsque la raison et le sens sont couverts par une poussée idéologique quasi "hormonale" qui occulte parfois le bon sens et bâtit ses murs et ses limites sur la désignation d’un " ennemi " ?

Activités : Musique / Afrique / Ecriture
 

Tableau de bord

  • Premier article le 10/11/2008
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Derniers commentaires



  • GRL GRL 20 mars 2008 14:20

    servitude volontaire ... mais encore ?



  • GRL GRL 20 mars 2008 12:20

    Salut Bernard !

    Un peu de douceur dans ce monde de brutes dis tu ?

     

    ... Tu parles !

    On agite la marionnette , on défocalise du même coup , le français du suivi morose de l’affaire France , on lui fait du bien , en même temps , c’est juste , on ne peut pas prendre que le poids des choses . Mais tout de même , rgarde ce qu’écris O.Cabanel hier , on en a d’autre , des sujets de divertissement , de relaxation , de plaisir , ailleurs qu’autour des chiffons et des SMS de la dame de France , des montres de son mari et j’en passe . Non , tu sais quoi , c’est lassant , ce truc , et pour le comprendre t’as qu’à te dire ceci . Penses à la personne qui en ce moment voit sa vie changer ( chomage , perte du statut d’intermittent du spect ... ok ok .. ) pense à elle , elle a les boules , elle lit le people , elle voit son pays barré la dedans, et elle a le dégout . " On s’en fout de ta vie " tel est le message sous tendu à cette litanie de l’ennui qu’est le people , pour celui qui dans le même temps , est dans la galère et regarde autour de lui parce qu’il a besoin des autres. " On s’en branle que tu coules , que tu rampes ", elle a un coté tranchant qui fait du mal , cette presse , et ce que je te raconte , je l’entends régulièrement dans la bouche de ceux qui ont besoin , plus que les autres peut etre , de trouver des valeurs à l’interieur de ce qu’on appelle France en ce moment , et qui ne trouvent qu’abrutissement collectif et deconnexion alors qu’entraide ou solidarité , les mots qui font rire aujourd’hui , sont demandées au parloir , dans la réalité sociale française j’entends, et ce plus que ce tout ce que nous connaissons depuis nos naissances.

    Ainsi , la marionnette qu’agite la presse people est aussi culture de la déconnexion , c’est encore une fois , comme le fait abondemment la télé , taper dans l’impact émotionnel , dans le transfert , comme dans un feuilleton à la con, elle est dans la spirale de la perte de " pouvoir " , de puissance , elle déploie les moyens du résultat immédiat , du ralentissement de la chute , et elle informe et analyse beaucoup moins, quoique tout les journaux ne soient pas égaux dans ce sens , mais allons , dès le premier truc bien nul et un peu nouveau , ils sautent tous dessus. Naze , car la presse est encore une unité de propagation informelle à dimension nationale , elle déssémine donc de la culture et influence des groupes , des portions importantes d’individus de par la teneur de son message.

    Par le passé, elle pouvait remonter de vrais scandales en espérant de l’impact , lorsqu’elle ne se vautrait pas dans le présumé inutile comme aujourd’hui. Et aujourd’hui, donc, lorsqu’elle tente de le faire , quel impact a t elle sur le lectorat  ? Beaucoup moins , car beaucoup plus dur de faire dépasser une affaire au dessus de la " haie de connerie " , en imageant ainsi le signal informel et emotionnel véhiculé par une publication quotidienne, lorsque celle ci est engraissée à l’émotion et dépourvue d’information . L’intensité du signal informel est fruit d’un prise de conscience , d’un plaisir non immédiat . L’intensité du signal émotionnel est lui , par contre , tres court sur son temps de réponse à la lecture. As tu remarqué ?

    L’information générale , toute catégories confondues dispose donc de son " bruit " lorsque les deux signaux qui cohabitent toujours , sont superposés . Je sais que tu me suis . Ne restent des pics informels souhaitables que ceux qui "dépassent alors de la haie ". Cest un premier point.

     

    Qui dépassent certes , mais pour combien de temps ?

     

    Autre donne , le signal de l’émotionnel cultivé jour apres jour tend à mon sens à produire un autre effet , car il est d’amplitude moyenne/haute et tres resséré , resseré au rythme d’un suivi des affaires people / fait divers quasiment quotidien. L’autre signal , le signal informel , possede des pics d’intensité tout à faits évenementiels. Avant , lorsque le people n’avait pas infecté la plupart des journaux , une affaire préoccupante pour le pays pouvait se traduire par un pic qui n’allait pas s’écrouler avant un moment , l’information était investie de la population qui allait suivre la chose pendant quelque temps , voire jusqu’au bout , selon la nature de la préoccupation. Mais peu de bruit parasite lui faisait perdre l’attention , le signal informel pouvait même tirer le signal émotionnel en phase et focaliser parfois tout le peuple sur l’information, sans lui interdire de s’émouvoir , et donc ...de réagir.... 

    Aujourd’hui , la haie de bruit dont je te parle tend à défocaliser le peuple d’une information importante dès que l’intensité du signal informel passe au dessous du niveau du bruit. L’attention est tres vite distraite, l’émotion tres vite détournée, la haie du bruit agit un peu comme un "limiteur" pour l’information, ( pas exactement , d’ac mais ... si il ne coupe pas les crètes , il les tire vers le bas dès que çà dépasse ) alors que le signal émotionnel véhiculé par la presse people semble plutôt etre passé au compresseur , avec des crètes parfois mais ne retombant jamais sous un niveau moyen ( contrôlé ? ) à cause de ce nouveau souci de la presse que de faire du people ( comme du fait divers d’ailleurs ) , un quotidien inévitable.

     

    En attendant et à nos portes , la pauvreté, le chomage , la descente sociale , la détresse , bien que presque devenues imperceptibles derriere la " haie " de bruit dont le people est un des engrais , existent , existent toujours et un peu plus chaque jour . Elles demandent , demandent au pays de se reconnecter , et il est plus dur de le faire dès lors que ce genre de " haies " sont dressées au travers des canaux d’informations unilatéraux que sont la presse , le radio, la télé .

     

    Et-celà-arrange-énormément-les-affaires-d’un-gouvernement-qui... lui non plus , .... n’ en a rien à cirer.

     

    La chose vue sous cet angle et avec un minimum de considération pour tous les humains qui vivent à nos cotés , ceux que l’on nomme , nos concitoyens , ainsi que pour nous même , demande alors que l’on cesse de taper sur des gamelles pour couvrir le cri de ceux qui cherchent le regard , la main , de leurs concitoyens , en ce moment même . Ne créditons PLUS , directement , indirectement, de fait et par nécessité, la presse people et l’avènement du fait divers.

    Merci Bernard smiley , merci de votre lecture.

    GRL.



  • GRL GRL 13 mars 2008 11:37

    Et bonjour encore aujourd’hui ...

    Je commence à comprendre , un peu mieux que dans les articles précédents , la modélisation qui te fait tout comme moi chercher des parallèles . As tu remarqué comme on a irrepressiblement besoin de modéliser les choses pour pouvoir développer les applications / actoins qui utiliseront le modèle. Ta comparaison aux systèmes informatiques est interessante , bien que je pencherai plus en te lisant , pour un parallele de type objet / IA plutot qu’algorithmique , juste à la lecture , comme çà mais ç’est un détail de langage , on parle de biochimie de biologie.

    Mais bien que pas du tout pointu en biochimie, j’ai tout de même des doutes sur un point . Les virus , ont montré depuis longtemps qu’ils développaient eux même une faculté d’adaptation rapide aux vaccins. L’effet d’un vaccin , si je ne me trompe pas , consiste à donner à la police corporelle , aux défenses immunitaire , le portrait robot d’un terroriste biologique. De surcroit HIV est une sorte de tueur de flics, ce qui complique sérieusement la tache . Maintenant , il me semble que notre terroriste ait déjà muté sous plusieurs déclinaisons de lui même, et le parallele du virus informatique, s’estompe ici pour faire entrer en scene , à mon sens , une véritable IA, un terroriste qui change de visage, qui multiplie, comme tant d’autres virus, ses chances de passer au travers des grilles d’une défense qui est de surcroît sa cible. Une vraie saloperie, une vraie intelligence destructrice.

    Interferer dans les processus de réplication , le fair sortir de tout çà , à poil , sans capside , inopérant , voilà un systeme qui si il se révelait opérant , pourrait effectivement etre porteur d’espoir. Mais par quels moyens et jusqu’à quand ? Comment dans une telle piste, peut on activer un tel processus chez un malade ( parce que c’est bien le but ) , et combien de temps une telle piste perdure , si le cible est capable de changer d’identité ? C’est une question que je me pose .

    Du reste , en cheminant , avec ces facultés virales d’adaptation, de mutation , je me demande dans quelle mesure il serait capable d’agir sur des lymphocytes T égalements déguisés ? Quel passe utilise t il pour décider que la cellule à infecter est bien un Lymphocyte T ? A t on aujourd’hui les moyens de faire muter un Lymphocyte sans lui enlever son potentiel défensif ainsi que les marqueurs identitaires ( ) qui le garderaient de passer pour un antigène ? Y a t il des recherches qui travaillent à camoufler la cible du sida plutôt que sur le virus lui même ?

    GRL



  • GRL GRL 12 mars 2008 10:42

    Bernard , même si je n’en ai pas l’air , je suis entierement d’accord avec toi en ce qui concerne la prudence. Mes interventions sont un angle de vue que je sais posé au milieu de plusieurs autres . je ne cherche pas à etre celui qui aura raison au prix d’un compromis d’opinion. Je m’engage sachant que d’autres s’engagent et que le résultat d’un débat public est cette pluralité qui donnera au lecteur , des points de vues différents. La " vérité " n’est donc pas en jeu dans mes propos mais l’ensemble de tout ce que nous disons à propos de ce sujet est en lui même un petit bout de vérité qui se situe peut etre au croisement de toutes nos opinions. J’espere que tu comprends ici ma démarche. Pas vraiment d’enjeu personnel en somme.

    Cependant mes convictions ne sont pas ici que simples spéculations . Je vais tenter de te donner un exemple tres concret , un exemple qui me touche , parce que c’est l’histoire récente de ce qui se passe chez nous. Cette histoire se situe dans les années 90 et parle de la jeunesse de quartiers ayant jadis acceuilli le contingent migratoire mobilisé pour la reconstruction de notre pays. Ces quartiers , dans les années 90 , ont vu la brutale mutation qui a accompagnée l’isolement social. La jeunesse , et notament , la jeunesse d’origine nord africaine, était rejetée culturellement et socialement , le front national faisait recette , les cités commençaient à sentir l’étau de l’isolement social, les vrais enfants du béton , ceux qui terrorisent le français moyen aujourd’hui ( ils ont un peu grandi de fait ) , étaient enfants à cette époque.

    Mon exemple parle de la période ou le buisness , ou la France " blanche , correcte , et polie " , s’est attaquée à la tentative de ceux , qui , isolée socialement des autres dans des cités circonscrites culturellement et , n’avaient pour survivre socialement qu’une seule chose à faire : Créer un mouvement identitaire, un mème , qui ne serait pas celui des autres Français, mais celui d’une masse sociale isolée du reste de la France , de culture mixte. Le hip hop français s’est vu exploser à cette époque. Les textes y étaient unificateurs , autour de la revendication , de la description d’une condition , les textes vehiculaient l’identité de ceux de culture plurielle que l’histoire avaient réuni ici , et qui sentaient l’oppression grandir. Ces jeunes n’ont pas tapé ni fait la guerre armée , ils ont composé au départ dans notre langue , les textes fédérateurs. La bete sociale à développé son génôme , son mème , et celui ci allait se répandre comme une trainée de poudre dans toute la France en voyant emmerger un bon rap français .

    Réaction du mème opposé , celui de la " France blanche ( une image ) ? Comment la bete sociale qui tentait d’isoler les indésirables a t elle réagi à cette tentative , à ce sursaut identitaire ?

    Ecrasement culturel , et bientôt médiatique , qui allait voir en quelques années , le hip hop des poètes laisser place à celui des marchands, la culture urbaine , produit de la rencontre , liant possible d’une entente espoir , tuée , les rappeurs intelligents se voyant dévalorisés au profit des plus idiots , la culture Gangsta tuant le formidable élan old school revival , tuant le travail des monstres de culture que l’on rencontre dans les cités, de ceux qui ont contribué à sauver le vinyl , tuant les références du parler vrai , du parler fort , de la poésie acrobatique, et surtout du message originel , de la revendication politique , du mème qui gagnait peu à peu le pays. La solution ? L’industrie du disque et le circuit de la promotion faisant alors une vraie campagne d’assassinat culturel, favorisant progressivement l’image du bandit plutôt que les messages vrais émanant des quartiers sous la carotte de la reconnaissance sociale. Ils furent même précédés , je ne sais , par les vendeurs de fringues de sport , qui observaient déjà les manies vestimentaires pour adapter des collections " branded " , faisant alors des jeunes , de vrais panneaux publicitaires ambulant pour Nike , Addidas et la clique. Récupération et buisness , tuant le produit culturel de nos rencontres déjà complexes à réaliser , tuant le lien et les mots qui travaillaient à ce que l’on se rencontre et à ce que l’on s’accepte en paix , tuant l’espoir , le message , le sursaut identitaire, et touchant de plein fouet , les plus jeunes, les jeunes ados.

    Criminels ont été les marchés du disques et leur choix de l’époque , criminels , et à mon avis , volontaires. Le bandit était soudain respectable , le caïd valorisé , la grosse chaine et le flingue aussi , la grosse caisse et le cul , bref , tout ceci , ils l’on vu dans la télé les jeunes , ceux de la derniere génération, lorsqu’ils ont vu les premieres personnes issues de leur milieu dans la télé , c’était pour représenter çà, ... alors qu’il y avait tant d’autres choses , tant d’autres belles choses à montrer ...

    Le mème de la France blanche a gagné , pernicieusement , c’est l’industrie qui a donné le Vuitton en casquette , le Nike en baskets , le clip chaine en or et fligue , le culte du bandit , aux yeux de la France entiere qui maintenant , a ces images bien dans la tete et accuse un mouvement de repli , et de differenciation identitaire. Ces jeunes eux , ne demandaient qu’à se faire aimer , accepter dans le giron d’une culture qui , parce qu’elle ne voulait pas d’eux , a détourné le message identitaire au moment ou celui ci risquait de séduire la jeunesse de la nation .

    Résultat ? Plus rien de ce qu’ils sont ne leur appartient , et l’on a la jeunesse dans un état de désespoir , de nervosité et de violence que l’on connait . Pourquoi ? Parce qu’ils sont proches de la mort sociale , parce qu’ils n’ont plus aucune identité . Ils ne sont plus arabes , ils sont nés ici comme leur parents , ils ne sont pas français , parce que la France ne les veut pas et le signifie , ils ne sont pas de la culture issue de leur propre histoire , parce que celle ci a été tuée dans l’oeuf , ils ne sont pour certains que des âmes errantes, avec un taux d’affections psy sérieuses incroyable , déstabilisés , violents pour beaucoup , sans structure , et pour les plus fragile , dans l’abandon sanitaire ....

    Sans identité Bernard , quand les mèmes s’affrontent , lorsqu’on tue une culture , tu ne le vois pas toi , tu ne le comprendrais pas , toi mon exemple ? J’y étais Bernard pendant les années de leur 6 - 11 ans , on les a tous vu arriver à l’adolescence , et toute la culture urbaine de leur parents était en train de se faire bouffer, Les clips , le cul , le flingue , ont été la nourriture que les amis de notre bon président ont donné à cette jeunesse à coup de superproductions médiatiques , à coup de milliards . Et l’enjeu était .... Qu’ils n’entrent pas.

    Voilà donc comment les faits peuvent rencontrer mes spéculations théoriques. C’est ici , chez nous , et tout le monde connait cette histoire.

    Amicalement , GRL.



  • GRL GRL 11 mars 2008 14:26

    Salut Bernard !

    Bon , avec celui ci , tun’y es pas vraiment allé de main morte ... Mais enfin , tu te doutes , le point d’accroche pour moi , c’est ta petite digression à laquelle j’ai envie de remettre une couche.

    On a effectivement une notion d’antigenes, d’anticorps , de marqueurs, on a en nous même le code barre sur chacune de nos pieces, la marque de fabrique , de l’atelier . L’identité peut etre définie grace à la moindre de nos cellules , mais aussi , grace à une entélechie , un ensemble de cellules , comme celles définissant le tissu de la peau qui compose nos empreintes digitales , ou encore notre les tissus , les ensembles de cellules distinguant nos analyses rétiniennes . De même , et j’en suis certain , deux coeurs ne peuvent se trouver identiques , deux organes ne peuvent se trouver identiques . Génôme , cellules , tissus , organes , êtres vivants , par milliards , se trouvent etre singuliers ...

    Paris de la nature , multiplication des chances , qu’en dire , le monde du vivant n’est qu’unicité et pourtant , chaque superorganisme englobant ce que j’appellerai " ses bases libres " est un marqueur identitaire de ces mêmes bases .... Qu’en est il , je reviens avec celà , de nos sociétés ?

    contiennent elles un génôme , des cellules , des tissus , des organes , une limite semblable à une peau ? n’est ce pas troublant. Une idée , une idéologie , est comparable à un capital génétique , de par sa faculté autoréplicante. Elle bondit de cerveau en cerveau et à la maniere d’un rétrovirus , recode une partie de la " vérité individuelle , modifie la physiologie du noveau croyant qui connait l’enthousiasme lui permettant de tenter de convaincre ses congénères , de propager ce nouveau marqueur identitaire pour former rapidement , une nouvelle entelechie , un groupe identitaire , ceux qui pensent comme ci , ceux qui croient en tel Dieu , ceux qui écoutent Tokyo Hotel , et c’est incroyable comme la nourriture est à double emploi selon le réferentiel sur lequel on se place . Prends la religion par exemple , celle ci est une source de paix et de bonheur à l’échelle individuelle de la pensée et des angoisses des hommes , elle procure l’illusion de contrôle , sans laquelle l’etre humain mourrait d’inquietude , notament en regard de la mort certaine. Celle ci permet de surmonter des situations , de risquer sa vie dans d’autres , de .... déplacer des montagnes , oui , parfois . Mais la même religion est une nourriture toute autre pour le superorganisme. En effet , la foule s’empare du mème religieux comme l’on lève un drapeau . Le superorganisme ainsi reveillé n’a alors qu’un seul but , assimiler des bases libres et grossir , augmenter le nombre de ses croyants , et lorsqu’il rencontre un autre superorganisme ayant un marqueur identitaire différent , une autre religion , ils se confrontent et tentent de se phagocyter , quitte à éliminer les inconvertibles en un bain de sang. Pour celà , il a fallu au préalable , au niveau des chaque composant du superorganisme , des êtres humains , diaboliser la religion ennemie , définir le bien , le mal , les frontieres entre eux ... et nous , la peau tissulaire , et il en va de même en face . .... Je m’arrête ici , car il est incroyable de voir à quel point l’observation des tenants et aboutissant du phénomène identitaire d’un superorganisme montre à quel point la bête sociale se meut dans des attitudes proches de celles d’une amibe . Pourtant , chaque individu semble unique et retient lui aussi ses composants , défend son unicité avec férocité .

    Paradoxe : Toute cellule possede l’appareil respiratoire , reproductif , et nutritif pour survivre dans un milieu viable. Et pourtant , isoles une cellule , toute seule dans un milieu de culture favorable et constate qu’elle dépérit et meurt. Elle semble avoir absolument besoin de partager la chose identitaire avec ses congéneres , sous peine de s’autodétruire.

    En societé , le non-partage identitaire, l’isolement , est un mal ultime. Car l’illusion de contrôle qu’amène le partage du phénomène identitaire s’y trouve impossible. Autrement dit , une croyance , n’est valable que si elle est partagée , sinon , elle conduit à la folie. L’identité est cette sorte de liant , de drapeau qui fait de nous des gens aux multiples facettes, de droite , de gauche, chrétiens , juifs , musulmans , sans qu’aucun de nous adopte completement les préceptes complexes des textes religieux , ni une attitude integre de gauche ou de droite. L’essentiel est d’en etre , d’avoir sur soi un marqueur. Et nous en avons tous plusieurs ... car celà est vital . L’enfant sauvage est une fiction ... Dans la réalité , il serait mort , car il etait seul et n’avait aucun marqueur identitaire.

    GRL.

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