Excellent article qui devrait réveiller la lucidité de certains.
La « véracité » historique est modifiable à souhait.
Selon ce que l’historien ou le journaliste veut bien lui même comprendre et écrire de sa propre acceptation d’un fait, et ce que le lecteur lui même veut bien en comprendre et en accepter selon sa propre vision, culture, éducation, la compréhension et la mémorisation d’un fait historique dans les esprit est des plus variable.
Quand au lycée des profs d’histoire, à partir d’un tableau d’un peintre d’époque décrivant une scène de la vie quotidienne moyen ageuse en tirait des pages de conclusions tout aussi arbitraires que personnelles, transformant sa propre interprétation en vérité historique à inscrire dans nos cahiers et nos mémoires, c’est pousser le bouchon un peu loin.
D’autant que des recherches poussées au fil des années montrent que quasi systématiquement, l’interprétation « historique » communément admise du tableau n’a strictement rien à voir avec les faits le concernant, dernièrement découverts.
Il en est aussi ainsi de l’histoire dite contemporaine.
Dans les années 1970, la culture aéronautique etait bien ancrée et très profonde chez n’importe quel quidam. Tout le monde connaissait Mermoz, Jaqueline Auriol, etc.
On admirait les aviateurs, tout le monde révait de devenir aviateur. On se déplaçait en foule dans les meetings aériens, on aplaudissait, on était émus, on en revenait avec des rêves de records du monde supersonniques à des altitudes où l’on se rapproche de l’espace dans la tête.
Aujourd’hui qui peut dire de qui il s’agit ?
« Oui bon c’est un avion et alors qu’est ce qu’on s’en fout » me répond on ces derniers temps.
Tout le monde était profondément marqué par les missions lunaires retransmises en direct sur les télévision noir et blanc.
Tout le monde admirait les 12 astronautes qui ont marché sur la Lune et voulait en faire partie, aller marcher sur la Lune, sur Mars.
Jamais autant de jeunes ne se sont engagés dans l’armée de l’air pour devenir ensuite pilotes d’essais puis astronautes.
Aujourd’hui, les gens qui n’ont pas vécu cette merveilleuse épopée en sont même à se demander si ce n’était pas que des trucages faits en studios. Des fumistes célèbres en ont même fait des sites internet et des livres grotesques d’incompétence crasse.
Aujourd’hui, merci les historiens de tout ramener au glauque et au matérialisme insipide en incrustant dans la cervelle des gens carément que la conquete spatiale n’était en fait que l’avatar de la guerre froide, juste une course politique à l’espace.
Même en montrant au gens les projets X15 et X20 dont Neil Armstong lui même faisait partie, on a tellement incrusté dans la cervelle des gens que conquete spatiale=guerre froide, qu’il est impossible de leur démontrer que les faits prouvent que même sans Spoutnik et Apollo, des astronautes se seraient tout de même installés sur la Lune, inéluctablement. Pas forcement en 1969, mais dans les années 1980 / 1990.
Mais lavage de cerveau médiatico journalistico historique oblige, c’est mission impossible.
Encore plus impossible de faire comprendre la réalité au gens contre leurs idées préconçues que d’aller sur la Lune.
Les exemples de ce genre sont légions. Comparez la véritable histoire de l’informatique avec celle que les gens pensent connaitre, c’est édifiant de constater à tel point ce que les gens croient savoir et la réalité historique sont différents.
Très curieux (inquiétant) ce que les gens ont retenu de l’histoire de l’informatique et que ce que nous en avons vécu est différent.
Les médias et les historiens racontent leur propre vision de l’histoire, et les gens s’en font une vérité première et absolue, même si c’est en totale contradiction avec ce qu’ils ont eux mêmes vécu. Réorganisation de la mémoire personnelle comme cela arange.
Ainsi ce sont des pans entiers d’histoire qui, comme dans le roman 1984 de Georges Orwell, sont soit transformés en une pseudo réalité acceptable aujourd’hui, soit effacés.
La réalité staliniène des purs et durs du communisme est inacceptable à leurs yeux.
Aujourd’hui tout le monde plaint le vieux Castro malade. Hors il est affolant de constater que tout le monde a joyeusement oublié que grâce à lui dans les années 1960 les deux Grands ont failli faire sauter la planète sous leurs bombes atomiques en laissant les russes installer leurs missiles à Cuba ! La crise de la baie des Cochons et l’instauration du téléphone rouge, j’ai l’impression qu’ils ont oublié.
Certains sont incapables d’accepter que l’homme descend du singe, non pas parce que c’est la réalité scientifique, mais parce qu’on leur a fourré dans le crâne pour des raison philosophico religieuses délirantes que c’était impossible.
Et c’est à vie qu’ils n’en démordent pas, incapables qu’ils sont de remettre en cause leurs paradigmes. Alors que remettre en cause en permanence ses paradigmes est à la base de l’intelligence, de l’évolution, de l’adaptiation à un nouveau milieu pour survrivre, celle là même dont nous sommes si fiers. Paradoxe.
Nous avons internet, la télévision, la radio, les livres, mais au fond, que connaissons nous réellement ?
Je note que depuis l’arivée des os graphiques multimédias « bons à tout faire » genre Win95, où on a mis dans la tête des gens l’absurdité qu’il suffisait de cliquer là pour que leur ordinateur fasse des miracles (l’utopie Apple) comme s’il était relié à votre cerveau par transmission de pensée, plus besoin de réfléchir à comment fonctionne le pc et l’os, bref la décérébration totale de l’interface clavier - chaise, les utilisateurs ont aussi perdu une certaine vision du futur de l’informatique, la capacité à anticiper.
Hors si vous lisiez l’actualité informatique, (ce que préparent les fabriquants de bios et de cartes mères pour dès 2008) vous verriez arriver des choses que nous attendons depuis pas mal d’année et qui rendent le débat Microsoft / Linux / Apple ceci cela totalement obsolete. Gates l’a certainement vu arriver avant vous, rassurez vous.
M’est avis qu’il nous prépare quelque chose pour ces prochaines années qu’Ibm lui même, et encore moins Jobs (vous savez, le gars qui fabriquait des ordinateurs en bois qui ne fonctionnaient pas il y a 30 ans et qui trouvait cela génial) et Torvald (celui qui envoie un email dit de l’avénement du logiciel libre qui n’est qu’un copié collé d’une interview de Gates vers 1984 qui pronait déjà le logiciel libre à l’époque) n’imaginent pas encore.
Le problème de Windows et de tous les os, c’est que les utilisateurs veulent un os qui devine leurs pensées et limite qui clique à leur place, plutôt qu’un os qui réclame un minimum de réflexion logique de la part du gars derrière son écran. Comment essayer de programmer un logiciel qui devine ce que l’utilisateur essaie d’imaginer dans sa cervelle de « double cliquer c’est encore trop compliqué » et pour qui cliquer droit cela équivaut à résoudre les équations de la relativité générale.
Vous savez, ces gens qui nous font un caca neuronal parce qu’il faut cliquer sur Demarrer pour lancer l’action de quitter Windows... Quel drame assurément !
Ces autres qui appellent la hot line parce que l’imprimante n’a pas imprimé les couleurs d’un texte EN NOIR.
Ceux qui râlent contre Windows mais qui sont incapables de mettre une formule dans Excell et qui n’ont même pas remarqué l’existence de Visual Basic et des macros, outils qui leur ôterait bien des épines du pieds au bureau.
Alors forcement, à force d’implémenter des outils censés faciliter la tâche, on aboutit à l’inverse, un truc surchargé de choses qui ne font qu’embrouiller le gars à la souris, allourdir l’os, le disque dur, la ram, ralentir l’ordi... Et le gars de raler « ouin Windows ça plante, c’est trop lent... »
Et par effet boule de neige, tout le monde de s’en prendre à Microsoft, parce que c’est la mode.
A mon ancien poste j’ai réalisé avec Excel un utilitaire de calcul de carrière tellement simplifié qu’il suffisait de saisir les données dans l’ordre, et absolument tout était calculé et automatisé dans des bases de données. Et bien non, même cela c’était encore trop compliqué pour mes collègues et ont préféré continuer à tout saisir et calculer betement pendant des heures au lieu de quelques minutes.
A quoi ça sert d’avoir un os graphique dernier cri si c’est pour travailler comme avec un Commodore PET ?
Ce sont ces gens là qui demandent des os qui deviennent inutilisables de lourdeurs.
A l’époque des premiers Windows 3.11 dans l’administration, on a vu un constructeur célèbre, plaquer par dessus Windows-que-les-secrétaires-trouvaient-trop-compliqué, un autre os graphique soi disant plus simple, un Windows par dessus Windows made in Compaq.
Véridique !
Donc les nanas devaient gérer la logique de deux os en même temps. Et le pc de 250 mégas de disque dur et de 10 mo de ram, si peu ralenti, si peu saturé, qu’elles passaient leur temps à attendre un chargement de document, une impression, une mise en page, une sauvegarde, faire du ménage dans leur répertoire \doc.
L’art de tout compliquer là où c’est pourtant déjà simple à condition de s’y mettre un tantinet.
Le glisser déposé de fichiers vers une corbeille, Windows 3.11 savait le faire, alors que même avec Vista ça a l’air encore si complqué d’après les gens.
Combien d’utilisateurs daignent acheter un livre sur leur os préféré et s’y coller quelques heures ?
Typique de l’industrie logiciel.
Encore plus typique des utilisateurs en général.
Pour moi le problème vient au moins autant de l’utilisateur que du concepteur d’os.
Bientôt les os seront réduits tellement à l’essentiel que nous n’auront plus besoin de processeurs quad core et d’os 64 bits pour naviguer sur internet, faire du traitement de texte et du tableur, regarder des dvd.
Puisque les os ultra simplifiés seront intégrés dans les puces du bios et dans la ram flash. Plus besoin de Linux ou de Windows.
Non, le génie n’est pas une maladie rare, nous en sommes tous à la naissance de manière innée. Reste à savoir ce que nous en décidons d’en faire et ce que nos acquis en font. Notre éducation, notre expérience, notre entourage.
Mozart assassiné disait Saint Exupery dans Terre des Hommes.
Ce soir sur M6, le film Will Hunter, qui parle d’un surdoué qui n’en a rien à foutre.
Quel gachis. Passer à coté de la musique des étoiles et de l’asrophysique, des merveilles de la physique et des mathématiques. C’est nul.
Pour Einstein c’est exceptionnel, les neurophysiologues qui ont examiné ce qui restait de son crane conservé dans le formol ont trouvé qu’il avait une petite circonvolution supplémentaire par rapport aux cerveaux dits normaux. Un peu de neurones en cadeau.